The China Mail - "Oubliés" de la campagne, les pêcheurs réunis pour leurs assises à Lorient

USD -
AED 3.6725
AFN 62.511728
ALL 82.819398
AMD 376.075163
ANG 1.790083
AOA 916.999787
ARS 1397.050298
AUD 1.435153
AWG 1.8
AZN 1.667524
BAM 1.688145
BBD 2.009072
BDT 122.394372
BGN 1.709309
BHD 0.377591
BIF 2958.624827
BMD 1
BND 1.276256
BOB 6.893129
BRL 5.2321
BSD 0.997544
BTN 93.230733
BWP 13.63089
BYN 2.970277
BYR 19600
BZD 2.006223
CAD 1.37532
CDF 2272.999776
CHF 0.788585
CLF 0.023051
CLP 910.170366
CNY 6.880498
CNH 6.895125
COP 3712.41
CRC 465.238726
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.175414
CZK 21.116398
DJF 177.636605
DKK 6.450495
DOP 59.194938
DZD 132.683584
EGP 52.341296
ERN 15
ETB 155.750187
EUR 0.86334
FJD 2.22275
FKP 0.74705
GBP 0.746265
GEL 2.71496
GGP 0.74705
GHS 10.912826
GIP 0.74705
GMD 72.999801
GNF 8743.725967
GTQ 7.640618
GYD 208.6928
HKD 7.83459
HNL 26.402945
HRK 6.502402
HTG 130.655262
HUF 336.034495
IDR 16932
ILS 3.11565
IMP 0.74705
INR 93.57005
IQD 1306.805921
IRR 1315050.000068
ISK 123.979928
JEP 0.74705
JMD 157.11949
JOD 0.709017
JPY 158.678499
KES 129.280277
KGS 87.450424
KHR 3997.255178
KMF 425.00018
KPW 899.971148
KRW 1501.329975
KWD 0.30656
KYD 0.831294
KZT 480.792301
LAK 21441.54953
LBP 89332.395375
LKR 313.246356
LRD 182.547937
LSL 16.914492
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385596
MAD 9.32385
MDL 17.446884
MGA 4151.759319
MKD 53.207145
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.048336
MRU 39.820637
MUR 46.570012
MVR 15.449995
MWK 1729.410597
MXN 17.85591
MYR 3.944502
MZN 63.910312
NAD 16.912959
NGN 1369.550126
NIO 36.709839
NOK 9.766225
NPR 149.169001
NZD 1.71405
OMR 0.384498
PAB 0.997544
PEN 3.4702
PGK 4.307127
PHP 59.967975
PKR 278.458498
PLN 3.681585
PYG 6518.521076
QAR 3.647765
RON 4.398801
RSD 101.406981
RUB 81.928873
RWF 1458.380986
SAR 3.754148
SBD 8.051718
SCR 15.302207
SDG 600.999807
SEK 9.376425
SGD 1.278385
SHP 0.750259
SLE 24.55005
SLL 20969.510825
SOS 570.111649
SRD 37.336501
STD 20697.981008
STN 21.147215
SVC 8.728114
SYP 110.977546
SZL 16.908277
THB 32.663496
TJS 9.531352
TMT 3.5
TND 2.939722
TOP 2.40776
TRY 44.345956
TTD 6.771674
TWD 32.062019
TZS 2594.999671
UAH 43.799335
UGX 3765.930542
UYU 40.64581
UZS 12161.753917
VES 456.504355
VND 26341
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 566.190351
XAG 0.014913
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.797757
XDR 0.704159
XOF 566.190351
XPF 102.939019
YER 238.650216
ZAR 16.951299
ZMK 9001.199414
ZMW 19.326828
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    966.72

    +0.53%

  • BEL20

    23.1100

    4940.02

    +0.47%

  • PX1

    60.5600

    7726.2

    +0.79%

  • ISEQ

    207.9300

    12089.56

    +1.75%

  • OSEBX

    -17.7000

    1948.83

    -0.9%

  • PSI20

    21.8900

    8778.51

    +0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    4.5100

    3759.94

    +0.12%

"Oubliés" de la campagne, les pêcheurs réunis pour leurs assises à Lorient
"Oubliés" de la campagne, les pêcheurs réunis pour leurs assises à Lorient / Photo: © AFP

"Oubliés" de la campagne, les pêcheurs réunis pour leurs assises à Lorient

"Où est la pêche" dans les programmes pour les législatives? Les pêcheurs français, réunis jeudi et vendredi pour leurs assises annuelles à Lorient (Morbihan), s'inquiètent de l'avenir de leur secteur chahuté par le Brexit, de restrictions d'activité et des "injonctions contradictoires" sur la décarbonation.

Taille du texte:

"On ne sait plus trop où on va", déplore Olivier Le Nézet, président du Comité national des pêches (CNPMEM), décrivant à l'AFP une "situation bloquée" avec un gouvernement muet en cette période de réserve électorale, alors que de nombreux dossiers sont en souffrance.

A Lorient, dont la criée a été rétrogradée en 2023 au troisième rang français, la liste du président du Rassemblement national Jordan Bardella est arrivée en tête aux élections européennes, mais avec un score inférieur (23%) à celui au niveau national.

Le CNPMEM, qui se veut "apolitique", constate chez les pêcheurs un rejet de plus en plus bruyant de la politique européenne et leur sentiment d'être abandonnés par l'Etat.

Les assises sont organisées par les médias Ouest-France et Le Marin.

- "Nouveau coup" -

Le secteur est "toujours aussi fragilisé" et on ne voit "pas d'embellie" pour la troisième flotte européenne, vieillie, qui peine à se renouveler.

Les conséquences du Brexit - et l'envoi à la casse de 90 navires français en 2023, notamment faute de pouvoir pêcher dans les eaux britanniques - ne sont encore pas digérées.

Les ports bretons ont payé le plus lourd tribut, perdant 40 bateaux. Ils subissent aussi les conséquences de la crise à l'échelle européenne, avec "la sortie de 75 navires irlandais qui débarquaient leurs poissons dans nos ports", souligne Olivier Le Nézet.

Cet hiver, la fermeture du golfe de Gascogne pendant un mois pour protéger les dauphins a "porté un nouveau coup à toute la filière", depuis les producteurs restés à quai jusqu'aux criées, privées de centaines de tonnes de bars, baudroies, soles ou turbos pêchés à cette période.

Le gouvernement s'est engagé à indemniser les pêcheurs à hauteur d'au moins 80% du chiffre d'affaires. En début de semaine, sur 290 dossiers déposés, la majorité des pêcheurs avait été indemnisée, mais 69 dossiers étaient encore "en cours de paiement" et 12 "en cours d'instruction", selon le CNPMEM, qui travaille à un recours sur le fond contre cette interdiction appelée à être renouvelée en 2025 et 2026.

- "Tourner en rond" -

Au printemps, nouveau coup de colère, cette fois des marins de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), premier port de pêche français, après la décision britannique d'interdire le chalutage de fond dans 13 zones marines protégées.

Paris a évoqué de possibles "mesures de rétorsion" visant les importations britanniques et enjoint à l'UE, avec sept autres Etats membres, de vérifier la "conformité" de la décision de Londres.

Entre restrictions de pêche, parcs éoliens en mer et fermetures anglaises, "on va se retrouver dans un petit cercle à tourner en rond", tempêtait en mai le patron d'un chalutier, Donovan Leprêtre, évaluant à plus 35% la perte de chiffre d'affaires.

Dans ce contexte morose, le CNPMEM va demander de prolonger l'aide de 20 centimes par litre de carburant dont bénéficient les pêcheurs jusqu'au 30 juin - en plus de la ristourne de 13 centimes via les fournisseurs de carburants.

"Le cadre européen des aides liées à la guerre en Ukraine permet d'aller jusqu'au 31 décembre 2024. Cela ne règlera pas tout, mais cela peut aider", estime Olivier Le Nézet, même si le prix du carburant a baissé (78 centimes le litre en moyenne en mai contre 91 en octobre).

Les aides européennes liées à la guerre sont plafonnées à 335.000 euros par entreprise, ce qui est un problème majeur selon le Comité.

"70% des volumes sont fournis par 20% de la flotte: les gros armements, les plus impactés aujourd'hui, sont ceux qui constituent la colonne vertébrale de la filière", explique-t-il.

Pour attirer des jeunes, il faudrait acquérir de nouveaux navires, plus sûrs et moins polluants, mais "les règles européennes nous empêchent de modifier" la jauge d'un bateau que l'on remplace, de peur que l'augmentation de la puissance n'augmente les captures.

"C'est absurde", juge Olivier Le Nézet, en précisant que la pêche respecte quotas et saisons. Ces "injonctions contradictoires nous empêchent d'avancer".

H.Au--ThChM