The China Mail - Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe

USD -
AED 3.6725
AFN 63.495625
ALL 79.98113
AMD 363.606184
ANG 1.790365
AOA 916.999745
ARS 1514.250801
AUD 1.411114
AWG 1.80125
AZN 1.696724
BAM 1.708652
BBD 2.017569
BDT 123.016306
BGN 1.683441
BHD 0.377675
BIF 3009.693046
BMD 1
BND 1.276826
BOB 11.019233
BRL 5.105901
BSD 1.001708
BTN 95.700376
BWP 13.566652
BYN 3.034653
BYR 19600
BZD 2.014686
CAD 1.408135
CDF 2311.000139
CHF 0.822545
CLF 0.02399
CLP 947.250055
CNY 6.699798
CNH 6.70603
COP 3210.67
CRC 446.954706
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.331177
CZK 21.3423
DJF 178.387186
DKK 6.54875
DOP 59.555583
DZD 133.647123
EGP 51.451703
ERN 15
ETB 162.001494
EUR 0.876035
FJD 2.237205
FKP 0.750528
GBP 0.75195
GEL 2.595024
GGP 0.750528
GHS 11.580111
GIP 0.750528
GMD 73.49205
GNF 8806.300698
GTQ 7.644358
GYD 209.516571
HKD 7.843075
HNL 26.88956
HRK 6.5978
HTG 130.923832
HUF 318.3345
IDR 17815
ILS 3.01265
IMP 0.750528
INR 95.7109
IQD 1312.284595
IRR 1374649.999975
ISK 121.250338
JEP 0.750528
JMD 157.979111
JOD 0.709004
JPY 157.881499
KES 129.496346
KGS 87.449672
KHR 4064.177664
KMF 430.000093
KPW 900.000318
KRW 1364.999854
KWD 0.309005
KYD 0.834757
KZT 447.981689
LAK 22440.145198
LBP 89704.93035
LKR 329.691738
LRD 173.304154
LSL 16.249055
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385386
MAD 9.56663
MDL 17.615068
MGA 4387.386482
MKD 53.750759
MMK 2099.577364
MNT 3597.923561
MOP 8.092553
MRU 40.109729
MUR 47.880378
MVR 15.460604
MWK 1737.04511
MXN 17.379497
MYR 4.078001
MZN 63.88207
NAD 16.249055
NGN 1324.560106
NIO 36.867648
NOK 9.468975
NPR 153.119089
NZD 1.75382
OMR 0.384495
PAB 1.001717
PEN 3.384019
PGK 4.462558
PHP 62.580994
PKR 277.60441
PLN 3.822245
PYG 5960.800073
QAR 3.641478
RON 4.624301
RSD 102.883031
RUB 84.299237
RWF 1478.537014
SAR 3.755768
SBD 8.026013
SCR 13.76291
SDG 601.521651
SEK 9.85224
SGD 1.277565
SHP 0.74758
SLE 24.649874
SLL 20969.491881
SOS 572.491908
SRD 37.740006
STD 20697.981008
STN 21.40439
SVC 8.765163
SYP 13002.000254
SZL 16.244338
THB 33.230501
TJS 9.241024
TMT 3.5
TND 2.952007
TOP 2.40776
TRY 48.83726
TTD 6.806477
TWD 31.678094
TZS 2644.997954
UAH 44.878718
UGX 3906.922294
UYU 40.222429
UZS 11835.110449
VES 851.341298
VND 25992
VUV 118.348377
WST 2.752527
XAF 574.641209
XAG 0.015277
XAU 0.000232
XCD 2.70255
XCG 1.805363
XDR 0.707052
XOF 574.641209
XPF 104.189509
YER 236.550007
ZAR 16.25343
ZMK 9001.200244
ZMW 19.509105
ZWL 321.999592
SSP 5712.590503
MXV 1.969727
  • AEX

    -2.2200

    1108.74

    -0.2%

  • BEL20

    -24.1900

    5734.59

    -0.42%

  • PX1

    -4.8900

    8150.26

    -0.06%

  • ISEQ

    -72.2100

    14368.93

    -0.5%

  • OSEBX

    -9.0300

    2089.94

    -0.43%

  • PSI20

    -28.9700

    9627.47

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -70.8600

    4560.83

    -1.53%

  • N150

    -7.2800

    4277.45

    -0.17%

Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe
Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe / Photo: © AFP

Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe

Que la planète se réchauffe depuis des décennies à cause des gaz à effet de serre émis par l'humanité, c'est entendu. Mais que les températures mondiales aient battu tous les records, et de loin, en 2023 puis encore en 2024, voilà qui donne du fil à retordre aux climatologues.

Taille du texte:

La communauté scientifique l'a démontré: notre combustion des énergies fossiles et la destruction des espaces naturels sont responsables du réchauffement de long terme du climat, dont la variabilité naturelle influence aussi les températures d'une année sur l'autre.

Néanmoins, les causes d'une surchauffe aussi forte que celle des années 2023-2024 font l'objet d'un grand débat parmi les climatologues, certains émettant l'idée que le climat se réchauffe différemment ou plus vite qu'attendu.

Plusieurs hypothèses alimentent la recherche: moins de nuages, et donc moins de réflexion des rayons solaires, un recul de la pollution de l'air, elle aussi réflectrice du soleil, et des puits de carbone naturels, océans et forêts en tête, qui absorbent moins de CO2.

Les études se multiplient, mais il faudra encore un an ou deux pour établir l'influence précise de chaque facteur.

"J'aimerais savoir pourquoi" 2023 et 2024 ont enchaîné les records "mais je ne le sais pas", a reconnu en novembre Gavin Schmidt, directeur de l'Institut Goddard d'études spatiales de la NASA. "Nous sommes encore en train d'évaluer et de déterminer si nous assistons à un changement dans le fonctionnement du système climatique".

- "Terrain inconnu" -

Pour le climatologue Richard Allan, de l'université britannique de Reading, "la chaleur mondiale record de ces deux dernières années a propulsé la planète en terrain inconnu", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ce qui s'est produit "est exceptionnel, à la limite de ce nous pouvions attendre sur la base des modèles climatiques existants", a abondé Sonia Seneviratne de l'ETH Zurich en Suisse.

"Néanmoins, la tendance générale au réchauffement à long terme n'est pas inattendue, compte tenu de la quantité d'énergies fossiles brûlées", explique la climatologue à l'AFP. L'humanité n'a pas encore entamé le déclin des émissions, même si le pic se rapproche.

La variabilité naturelle du climat pourrait expliquer en partie l'observation. 2023 a en effet été précédé par le rare enchaînement de trois années successives de l'épisode naturel La Niña, qui a masqué une partie du réchauffement en intensifiant l'absorption de l'excès de chaleur par les océans.

Lorsqu'El Niño, le phénomène opposé, a pris le relais en 2023, avec une intensité très forte, cette énergie a été restituée, poussant le thermomètre mondial à des niveaux inconnus depuis 100.000 ans selon les paléoclimatologues.

Sauf que le pic d'El Niño, en janvier 2023, est passé depuis longtemps et que la chaleur perdure.

"Le refroidissement est très lent", reconnaît le climatologue Robert Vautard. "On reste dans les marges relativement attendues" des projections, mais si "les températures ne redescendent pas plus franchement en 2025, il faudra se poser des questions", avertit ce haut-responsable du Giec.

- Déclin des nuages -

Parmi les pistes d'explications se trouve l'obligation en 2020 de passer à des carburants plus propres pour le transport maritime. Cette mesure a réduit les émissions de soufre, qui augmentaient la réflexion de la lumière du soleil par la mer et les nuages et participaient à refroidir le climat.

En décembre, une étude évaluée par des pairs a ainsi postulé que le déclin des nuages de basse altitude a permis à davantage de chaleur d'atteindre la surface du globe.

Les cycles solaires ou l'activité volcanique ont aussi pu jouer un rôle. Toutes ces hypothèses ont alimenté les débats en décembre lors d'une conférence organisée par Gavin Schmidt à l'American Geophysical Union.

Certains craignent toutefois que les scientifiques passent à côté d'autres facteurs ou tardent à détecter un emballement du réchauffement climatique.

"Nous ne pouvons pas exclure que d'autres facteurs aient amplifié les températures... le verdict n'est pas encore tombé", avertit Sonia Seneviratne.

En 2023, les puits de carbone ont subi un "affaiblissement sans précédent", selon une vaste étude préliminaire publiée à l'été. La toundra arctique émet désormais plus de CO2 qu'elle n'en stocke, a rapporté en décembre l'observatoire américain NOAA.

Et les océans, premier puits de carbone et régulateur primordial du climat, se réchauffent à un rythme que les scientifiques "ne peuvent complètement expliquer", selon Johan Rockström, de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact du climat (PIK).

"Serait-ce le premier signe d'une perte de résilience de la planète ? Nous ne pouvons pas l'exclure", a-t-il déclaré le mois dernier.

Z.Ma--ThChM