The China Mail - Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe

USD -
AED 3.672501
AFN 62.99985
ALL 83.045552
AMD 377.608336
ANG 1.790083
AOA 917.000197
ARS 1391.482008
AUD 1.43098
AWG 1.8025
AZN 1.70083
BAM 1.692703
BBD 2.017085
BDT 122.889314
BGN 1.709309
BHD 0.377777
BIF 2964.437482
BMD 1
BND 1.280822
BOB 6.920277
BRL 5.307019
BSD 1.001532
BTN 93.628346
BWP 13.656801
BYN 3.038457
BYR 19600
BZD 2.014228
CAD 1.373185
CDF 2274.99968
CHF 0.789765
CLF 0.02352
CLP 928.549806
CNY 6.886399
CNH 6.89802
COP 3710.78
CRC 467.791212
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.432004
CZK 21.174903
DJF 178.340531
DKK 6.462825
DOP 59.449729
DZD 132.443333
EGP 52.221598
ERN 15
ETB 157.836062
EUR 0.86497
FJD 2.22425
FKP 0.749521
GBP 0.748235
GEL 2.71498
GGP 0.749521
GHS 10.917148
GIP 0.749521
GMD 73.492219
GNF 8778.549977
GTQ 7.671603
GYD 209.529662
HKD 7.831425
HNL 26.509205
HRK 6.5177
HTG 131.388314
HUF 338.933503
IDR 16950
ILS 3.129499
IMP 0.749521
INR 93.445504
IQD 1311.97909
IRR 1315624.999839
ISK 124.0396
JEP 0.749521
JMD 157.346743
JOD 0.708972
JPY 158.899501
KES 129.596651
KGS 87.450016
KHR 4001.973291
KMF 426.999852
KPW 900.003974
KRW 1494.349756
KWD 0.30663
KYD 0.834581
KZT 481.491739
LAK 21506.092917
LBP 89692.06536
LKR 312.41778
LRD 183.27376
LSL 16.894603
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.411466
MAD 9.358386
MDL 17.440975
MGA 4176.061001
MKD 53.240561
MMK 2099.452431
MNT 3566.950214
MOP 8.084003
MRU 40.089837
MUR 46.569521
MVR 15.460237
MWK 1736.722073
MXN 17.85425
MYR 3.939503
MZN 63.89682
NAD 16.894749
NGN 1362.859719
NIO 36.852081
NOK 9.74475
NPR 149.804404
NZD 1.71979
OMR 0.384525
PAB 1.001519
PEN 3.46252
PGK 4.323066
PHP 60.00395
PKR 279.628351
PLN 3.69518
PYG 6541.287659
QAR 3.662273
RON 4.4104
RSD 101.574994
RUB 82.27686
RWF 1457.231632
SAR 3.754649
SBD 8.05166
SCR 13.926897
SDG 601.000176
SEK 9.399115
SGD 1.279065
SHP 0.750259
SLE 24.574987
SLL 20969.510825
SOS 572.35094
SRD 37.4875
STD 20697.981008
STN 21.204227
SVC 8.762971
SYP 110.564047
SZL 16.900787
THB 32.576976
TJS 9.619362
TMT 3.51
TND 2.95786
TOP 2.40776
TRY 44.316702
TTD 6.794814
TWD 31.984498
TZS 2572.49847
UAH 43.875212
UGX 3785.603628
UYU 40.356396
UZS 12210.172836
VES 454.69063
VND 26341
VUV 119.226095
WST 2.727792
XAF 567.726608
XAG 0.014835
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.80494
XDR 0.706079
XOF 567.716781
XPF 103.216984
YER 238.598524
ZAR 16.94005
ZMK 9001.197058
ZMW 19.554625
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.4600

    965.12

    +0.36%

  • BEL20

    9.8300

    4926.65

    +0.2%

  • PX1

    49.8200

    7715.17

    +0.65%

  • ISEQ

    109.3000

    11990.14

    +0.92%

  • OSEBX

    -36.1800

    1930.29

    -1.84%

  • PSI20

    -21.8900

    8734.66

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -10.1400

    3745.31

    -0.27%

Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe
Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe / Photo: © AFP

Les climatologues s'interrogent sur la succession de records de températures du globe

Que la planète se réchauffe depuis des décennies à cause des gaz à effet de serre émis par l'humanité, c'est entendu. Mais que les températures mondiales aient battu tous les records, et de loin, en 2023 puis encore en 2024, voilà qui donne du fil à retordre aux climatologues.

Taille du texte:

La communauté scientifique l'a démontré: notre combustion des énergies fossiles et la destruction des espaces naturels sont responsables du réchauffement de long terme du climat, dont la variabilité naturelle influence aussi les températures d'une année sur l'autre.

Néanmoins, les causes d'une surchauffe aussi forte que celle des années 2023-2024 font l'objet d'un grand débat parmi les climatologues, certains émettant l'idée que le climat se réchauffe différemment ou plus vite qu'attendu.

Plusieurs hypothèses alimentent la recherche: moins de nuages, et donc moins de réflexion des rayons solaires, un recul de la pollution de l'air, elle aussi réflectrice du soleil, et des puits de carbone naturels, océans et forêts en tête, qui absorbent moins de CO2.

Les études se multiplient, mais il faudra encore un an ou deux pour établir l'influence précise de chaque facteur.

"J'aimerais savoir pourquoi" 2023 et 2024 ont enchaîné les records "mais je ne le sais pas", a reconnu en novembre Gavin Schmidt, directeur de l'Institut Goddard d'études spatiales de la NASA. "Nous sommes encore en train d'évaluer et de déterminer si nous assistons à un changement dans le fonctionnement du système climatique".

- "Terrain inconnu" -

Pour le climatologue Richard Allan, de l'université britannique de Reading, "la chaleur mondiale record de ces deux dernières années a propulsé la planète en terrain inconnu", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ce qui s'est produit "est exceptionnel, à la limite de ce nous pouvions attendre sur la base des modèles climatiques existants", a abondé Sonia Seneviratne de l'ETH Zurich en Suisse.

"Néanmoins, la tendance générale au réchauffement à long terme n'est pas inattendue, compte tenu de la quantité d'énergies fossiles brûlées", explique la climatologue à l'AFP. L'humanité n'a pas encore entamé le déclin des émissions, même si le pic se rapproche.

La variabilité naturelle du climat pourrait expliquer en partie l'observation. 2023 a en effet été précédé par le rare enchaînement de trois années successives de l'épisode naturel La Niña, qui a masqué une partie du réchauffement en intensifiant l'absorption de l'excès de chaleur par les océans.

Lorsqu'El Niño, le phénomène opposé, a pris le relais en 2023, avec une intensité très forte, cette énergie a été restituée, poussant le thermomètre mondial à des niveaux inconnus depuis 100.000 ans selon les paléoclimatologues.

Sauf que le pic d'El Niño, en janvier 2023, est passé depuis longtemps et que la chaleur perdure.

"Le refroidissement est très lent", reconnaît le climatologue Robert Vautard. "On reste dans les marges relativement attendues" des projections, mais si "les températures ne redescendent pas plus franchement en 2025, il faudra se poser des questions", avertit ce haut-responsable du Giec.

- Déclin des nuages -

Parmi les pistes d'explications se trouve l'obligation en 2020 de passer à des carburants plus propres pour le transport maritime. Cette mesure a réduit les émissions de soufre, qui augmentaient la réflexion de la lumière du soleil par la mer et les nuages et participaient à refroidir le climat.

En décembre, une étude évaluée par des pairs a ainsi postulé que le déclin des nuages de basse altitude a permis à davantage de chaleur d'atteindre la surface du globe.

Les cycles solaires ou l'activité volcanique ont aussi pu jouer un rôle. Toutes ces hypothèses ont alimenté les débats en décembre lors d'une conférence organisée par Gavin Schmidt à l'American Geophysical Union.

Certains craignent toutefois que les scientifiques passent à côté d'autres facteurs ou tardent à détecter un emballement du réchauffement climatique.

"Nous ne pouvons pas exclure que d'autres facteurs aient amplifié les températures... le verdict n'est pas encore tombé", avertit Sonia Seneviratne.

En 2023, les puits de carbone ont subi un "affaiblissement sans précédent", selon une vaste étude préliminaire publiée à l'été. La toundra arctique émet désormais plus de CO2 qu'elle n'en stocke, a rapporté en décembre l'observatoire américain NOAA.

Et les océans, premier puits de carbone et régulateur primordial du climat, se réchauffent à un rythme que les scientifiques "ne peuvent complètement expliquer", selon Johan Rockström, de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact du climat (PIK).

"Serait-ce le premier signe d'une perte de résilience de la planète ? Nous ne pouvons pas l'exclure", a-t-il déclaré le mois dernier.

Z.Ma--ThChM