The China Mail - Avec la canicule, les algues tapissent le Pô à Turin

USD -
AED 3.672501
AFN 64.999837
ALL 79.681969
AMD 363.314944
ANG 1.790365
AOA 917.999785
ARS 1514.510799
AUD 1.400904
AWG 1.8
AZN 1.721651
BAM 1.703184
BBD 2.013646
BDT 122.674864
BGN 1.683441
BHD 0.3769
BIF 3002.834588
BMD 1
BND 1.27508
BOB 9.817864
BRL 5.127396
BSD 0.999813
BTN 95.741151
BWP 13.568577
BYN 3.014404
BYR 19600
BZD 2.010772
CAD 1.40038
CDF 2311.000274
CHF 0.821275
CLF 0.024174
CLP 954.540064
CNY 6.69765
CNH 6.69234
COP 3178.76
CRC 447.264035
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.022886
CZK 21.19155
DJF 178.034773
DKK 6.50538
DOP 58.990525
DZD 133.746817
EGP 51.919986
ERN 15
ETB 163.266874
EUR 0.8702
FJD 2.237696
FKP 0.746662
GBP 0.746485
GEL 2.602089
GGP 0.746662
GHS 11.507295
GIP 0.746662
GMD 73.500496
GNF 8788.491013
GTQ 7.630277
GYD 209.132512
HKD 7.84545
HNL 26.838338
HRK 6.555799
HTG 130.669151
HUF 315.327502
IDR 17870
ILS 3.01065
IMP 0.746662
INR 95.79705
IQD 1309.739445
IRR 1374599.999814
ISK 120.870186
JEP 0.746662
JMD 157.569319
JOD 0.708987
JPY 157.232992
KES 129.459784
KGS 87.449503
KHR 4051.153211
KMF 428.000083
KPW 900.000318
KRW 1371.719734
KWD 0.30865
KYD 0.833134
KZT 448.570296
LAK 22396.2937
LBP 89529.353879
LKR 330.474084
LRD 172.957769
LSL 16.267765
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.368434
MAD 9.527745
MDL 17.560513
MGA 4363.785198
MKD 53.573917
MMK 2099.622693
MNT 3595.947098
MOP 8.079142
MRU 40.181308
MUR 47.660094
MVR 15.449909
MWK 1733.583555
MXN 17.19203
MYR 4.077803
MZN 63.909863
NAD 16.267765
NGN 1330.398827
NIO 36.79288
NOK 9.40944
NPR 153.18619
NZD 1.74336
OMR 0.384505
PAB 0.999726
PEN 3.37493
PGK 4.452592
PHP 62.796497
PKR 277.059879
PLN 3.788305
PYG 5950.431935
QAR 3.654295
RON 4.58097
RSD 102.153321
RUB 84.021738
RWF 1470.6766
SAR 3.755168
SBD 8.000512
SCR 13.862489
SDG 601.500677
SEK 9.810145
SGD 1.27478
SHP 0.747524
SLE 24.649907
SLL 20969.491881
SOS 571.358904
SRD 37.9455
STD 20697.981008
STN 21.335609
SVC 8.747562
SYP 13002.000254
SZL 16.265572
THB 33.2345
TJS 9.222905
TMT 3.51
TND 2.943779
TOP 2.40776
TRY 48.798801
TTD 6.793432
TWD 31.717702
TZS 2639.997996
UAH 44.758256
UGX 3929.235445
UYU 40.171729
UZS 11826.842692
VES 847.485097
VND 26022.5
VUV 117.918556
WST 2.750287
XAF 570.813727
XAG 0.015004
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.801858
XDR 0.707052
XOF 570.813727
XPF 103.856068
YER 236.550026
ZAR 16.25634
ZMK 9001.192106
ZMW 19.520776
ZWL 321.999592
SSP 5712.013969
MXV 1.948726
  • AEX

    11.2800

    1106.38

    +1.03%

  • BEL20

    65.1300

    5778.19

    +1.14%

  • PX1

    83.8700

    8148.67

    +1.04%

  • ISEQ

    79.5700

    14288.95

    +0.56%

  • OSEBX

    -2.7500

    2114.68

    -0.13%

  • PSI20

    84.9200

    9626.82

    +0.89%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7300

    4652.42

    -0.23%

  • N150

    29.7700

    4281.95

    +0.7%

Avec la canicule, les algues tapissent le Pô à Turin
Avec la canicule, les algues tapissent le Pô à Turin / Photo: © AFP

Avec la canicule, les algues tapissent le Pô à Turin

"Regarde celles-là, si tu y mets ta rame, elles ne te lâcheront plus": dopées par la canicule, des algues et plantes aquatiques ont envahi le Pô à Turin, dans le nord de l'Italie.

Taille du texte:

Les hautes températures de juin se sont prolongées en juillet (35,6°C à 16H30 mardi) et, sans pluie, le plus grand fleuve italien est tombé à environ 50% de son débit moyen.

Aux pieds du centre-ville baroque de Turin, des dizaines d'espèces de plantes se multiplient depuis mai. Sur son canot à moteur, Roberto Romanini, 60 ans, n'a "jamais vu ça".

- Une prairie -

"On dirait une prairie", observe cet entraîneur d'aviron. "Le fleuve change, le climat change: je n'aime pas trop ça", souffle-t-il entre deux arrêts pour dégager son hélice des plantes en les prenant à pleines mains.

Même punition pour les policiers locaux qui patrouillent sur le fleuve.

Devant la digue qui contrôle le niveau du fleuve depuis le XIXe siècle, une épaisse couche d'algues retient des bouteilles et une chaussure.

Des espèces locales comme les visqueuses Spirogyres et les Cladophores s'y mélangent avec les envahissantes élodées de Nuttall, originaires d'Amérique du Nord.

Plus en amont, des hérons ont fait leur nid sous le pont Isabella et leurs poussins profitent de l'épaisse couche végétale pour apprendre à marcher.

Il y a toujours eu des algues sur le Pô mais le changement climatique d'origine humaine "rend ces phénomènes plus extrêmes" et cette année leur prolifération est "tout à fait exceptionnelle", témoigne auprès de l'AFP l'adjoint au maire de Turin (centre-gauche) chargé des espaces verts et du fleuve, Francesco Tresso, qui a grandi à quelques mètres du Pô.

"Ce n'est plus vraiment un cours d'eau, mais plutôt un lac chaud", qui a pu atteindre 28°C alors que le fleuve prend sa source dans les Alpes voisines, signale l'élu.

"Dans tout le bassin sont aussi déversés des nutriments d'origine agricole provenant des élevages, ce qui fait que les plantes trouvent ici un environnement idéal pour se développer de manière très, très importante", souligne-t-il.

Faut‑il les enlever pour autant? Oui, parce que les algues finissent par empester, mais aussi parce qu'il faut pouvoir naviguer et que ces plantes "détruisent la biodiversité", répond l'adjoint au maire.

Algues ou pas, la mairie veut d'ailleurs refaire du Pô une des attractions de la première capitale du royaume d'Italie, où le tourisme explose: deux navettes fluviales doivent reprendre la navigation en 2027, le long d'un grand parc entièrement refait, avec peut-être bientôt la possibilité de se baigner dans le fleuve comme à Paris.

- A la pelleteuse -

Cet été, les algues ont aussi envahi le lac d'Iseo, en Lombardie voisine ou, plus loin, des canaux en France et le fleuve Ebre à Saragosse, en Espagne.

Près du faux village médiéval de Turin, une pelleteuse perchée sur une barge fait la pêche aux plantes. Après les avoir déracinées, elle secoue sa pelle pour déposer les plantes ruisselantes sur la barge.

Plus de 150 tonnes ont déjà été enlevées en trois semaines, pour un coût d'environ 100.000 euros. Un poids-lourd vient chaque matin récupérer les plantes qui sont ensuite transformées en compost.

Avec la chaleur précoce de cette année, les plantes sont encore plus visibles qu'en 2022, année marquée par une sécheresse extrême qui avait touché tout le bassin du Pô.

Cette masse verte "a un impact sur la chaîne alimentaire, elle réduit le niveau d'oxygène sous l'eau, pour les autres végétaux et les animaux", explique la présidente locale de l'ONG Legambiente, Alice De Marco, qui appelle à "réduire, voire éliminer l'usage des pesticides dans l'agriculture".

"La plante ne doit pas être coupée mais déracinée, sinon les parties coupées peuvent générer de nouvelles plantes", mais aussi contaminer des rives en aval, relève le directeur de l'agence de la protection de l'environnement du Piémont, Secondo Barbero.

La croissance des plantes devrait ralentir avec la baisse des températures entre septembre et octobre. Au printemps prochain, il faudra anticiper l'arrachage, souligne Secondo Barbero.

Pour Roberto Romanini, "il faudra maintenant qu'on apprenne à vivre avec, et respecter davantage le fleuve".

N.Lo--ThChM