The China Mail - Un tiers du Pakistan "sous les eaux", plus de 1.060 morts

USD -
AED 3.673042
AFN 64.000368
ALL 81.264432
AMD 360.340403
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1545.506907
AUD 1.457418
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.75029
BBD 2.013844
BDT 124.537437
BGN 1.747831
BHD 0.377772
BIF 2991.837758
BMD 1
BND 1.281347
BOB 11.99429
BRL 5.497604
BSD 0.999897
BTN 93.858629
BWP 13.774679
BYN 2.994523
BYR 19600
BZD 2.011053
CAD 1.41288
CDF 2315.000362
CHF 0.820095
CLF 0.024862
CLP 978.510396
CNY 6.688504
CNH 6.67222
COP 3244.78
CRC 453.465426
CUC 1
CUP 23.998962
CVE 98.678647
CZK 21.83704
DJF 177.720393
DKK 6.70758
DOP 60.760377
DZD 136.369631
EGP 53.824304
ERN 15
ETB 164.116992
EUR 0.89729
FJD 2.265604
FKP 0.741654
GBP 0.748912
GEL 2.60504
GGP 0.741654
GHS 11.683738
GIP 0.741654
GMD 74.503851
GNF 8856.154607
GTQ 7.64085
GYD 209.627114
HKD 7.839565
HNL 26.875436
HRK 6.76901
HTG 131.052321
HUF 326.029504
IDR 18109.35
ILS 3.18593
IMP 0.741654
INR 93.95675
IQD 1515.921743
IRR 1891353.000352
ISK 122.730386
JEP 0.741654
JMD 158.687685
JOD 0.70904
JPY 158.23504
KES 129.880385
KGS 87.447804
KHR 4073.961373
KMF 441.00035
KPW 899.999961
KRW 1362.590383
KWD 0.31094
KYD 0.833408
KZT 448.201333
LAK 22494.272623
LBP 89542.808303
LKR 332.502562
LRD 169.993019
LSL 16.535754
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398697
MAD 9.7739
MDL 17.8737
MGA 4543.684976
MKD 55.217614
MMK 2099.952938
MNT 3601.972253
MOP 8.072028
MRU 40.368171
MUR 47.030378
MVR 15.455039
MWK 1733.939535
MXN 18.634185
MYR 4.058704
MZN 63.910377
NAD 16.536864
NGN 1347.090377
NIO 36.79922
NOK 9.46256
NPR 150.173627
NZD 1.804645
OMR 0.384498
PAB 0.999964
PEN 3.444468
PGK 4.556905
PHP 63.100504
PKR 276.535369
PLN 3.940875
PYG 6249.384815
QAR 3.654602
RON 4.789804
RSD 105.542038
RUB 82.000386
RWF 1475.916015
SAR 3.754695
SBD 8.051718
SCR 14.047318
SDG 601.503676
SEK 9.893265
SGD 1.28278
SHP 0.745545
SLE 22.910371
SLL 20969.504398
SOS 571.446471
SRD 37.583504
STD 20697.981008
STN 21.925605
SVC 8.748764
SYP 13001.999685
SZL 16.531226
THB 33.545038
TJS 9.224126
TMT 3.51
TND 2.991995
TOP 2.40776
TRY 50.15585
TTD 6.780829
TWD 32.784204
TZS 2642.503628
UAH 45.297
UGX 4089.81484
UYU 40.226773
UZS 11931.108854
VES 893.769038
VND 25582.5
VUV 119.513361
WST 2.778515
XAF 588.583931
XAG 0.01927
XAU 0.00024634941
XCD 2.70255
XCG 1.801976
XDR 0.707052
XOF 588.583931
XPF 106.728476
YER 236.175037
ZAR 16.54567
ZMK 9001.203584
ZMW 20.318702
ZWL 321.999592
SSP 5745.196153
MXV 2.096419
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Un tiers du Pakistan "sous les eaux", plus de 1.060 morts

Un tiers du Pakistan "sous les eaux", plus de 1.060 morts

Des dizaines de millions de Pakistanais luttaient lundi contre les pires pluies de mousson en trois décennies, qui ont fait au moins 1.061 morts, emporté d'innombrables maisons et détruit des terres agricoles vitales.

Taille du texte:

Un tiers du Pakistan est actuellement "sous les eaux", a indiqué dans une interview à l'AFP la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman, évoquant une "crise de proportions inimaginables".

Les pluies de mousson, qui ont débuté en juin, sont "sans précédent depuis 30 ans", a déclaré lundi le Premier ministre, Shehbaz Sharif, en parcourant les régions touchées du nord.

Une énorme opération de secours était en cours dans le pays, où l'aide internationale commençait à arriver lentement, alors que l'Indus, le principal fleuve du pays, menace de sortir de son lit.

Les responsables pakistanais attribuent ces intempéries dévastatrices au changement climatique, affirmant que le Pakistan subit les conséquences de pratiques environnementales irresponsables ailleurs dans le monde.

Plus de 33 millions d'habitants, soit un Pakistanais sur sept, ont été affectés par les inondations et près d'un million de maisons ont été détruites ou gravement endommagées, selon le gouvernement.

Mais les autorités tentaient toujours d'atteindre des villages isolés situés dans des zones montagneuses dans le nord du pays, ce qui pourrait encore faire grimper le bilan.

"Tout n'est qu'un grand océan, il n'y a pas d'endroit sec d'où pomper l'eau", a déclaré Mme Rehman, ajoutant que le coût économique, qui n'a pas encore été quantifié, serait dévastateur.

La mousson, qui dure habituellement de juin à septembre, est essentielle pour l'irrigation des plantations et pour reconstituer les ressources en eau du sous-continent indien. Mais elle apporte aussi chaque année son lot de drames et de destructions.

- Les conséquences du changement climatique -

Selon Mme Rehman, ces intempéries sont pires encore que celles de 2010, année au cours de laquelle 2.000 personnes avaient été tuées et près d'un cinquième du pays submergé par les pluies de mousson.

Des personnes déplacées par les inondations ont trouvé refuge dans des camps de fortune établis à la va-vite partout dans le pays.

"La vie ici est misérable. Notre respect de soi est en jeu", a déclaré à l'AFP Fazal e Malik, abrité avec environ 2.500 autres personnes sur le terrain d'une école à Nowshera, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).

"Je pue, mais il n'y a pas d'endroit pour prendre une douche. Il n'y a pas de ventilateurs", a-t-il ajouté.

Le pays a reçu deux fois plus de précipitations qu'habituellement, selon le service météorologique. Dans les provinces du sud (Baloutchistan et Sind), les plus touchées, les pluies ont été plus de quatre fois supérieures à la moyenne des 30 dernières années.

Près de Sukkur, dans le Sind, où un imposant barrage datant de l'époque coloniale situé sur le fleuve Indus est vital pour empêcher que la catastrophe n'empire, un agriculteur se lamentait de voir ses champs de riz perdus.

"Nos plantations s'étendaient sur 2.000 hectares, sur lesquelles le riz de la meilleure qualité était ensemencé et mangé par vous et nous", a déclaré à l'AFP Khalil Ahmed, 70 ans. "Tout ça est fini".

Le responsable du barrage a assuré que le gros de l'eau s'écoulant depuis le nord du pays devrait atteindre l'ouvrage autour du 5 septembre, mais s'est dit confiant en sa capacité de tenir le choc.

- 'Difficile d'atterrir' -

Le barrage détourne les eaux de l'Indus vers des milliers de kilomètres de canaux qui constituent l'un des plus grands réseaux d'irrigation au monde. Mais les fermes ainsi desservies sont aujourd'hui complètement inondées.

La NDMA a indiqué que plus de 80.000 hectares de terres cultivables avaient été ravagées, et plus de 3.400 kilomètres de routes et 157 ponts emportés par les eaux.

L'eau entrave les opérations de secours placées sous la supervision de l'armée pakistanaise.

Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence et appelé à l'aide la communauté internationale. Dimanche, les premiers vols apportant de l'aide humanitaire sont arrivés, en provenance de Turquie ou des Emirats arabes unis.

Ces inondations surviennent au pire moment pour le Pakistan, dont l'économie était déjà en crise.

Le Fonds monétaire international devait se réunir lundi à Washington pour donner son accord à la reprise d'un programme de prêts de 6 milliards de dollars, essentiel pour le pays. Mais il est déjà clair que le Pakistan aura besoin de bien plus pour reconstruire les infrastructures détruites par les inondations.

Les prix des aliments de base montent en flèche et des problèmes d'approvisionnement se font déjà ressentir dans les provinces du Sind et du Pendjab.

M.Zhou--ThChM