The China Mail - L'année 2022 ou la menace d'apocalypse

USD -
AED 3.672497
AFN 65.493685
ALL 80.542786
AMD 365.404028
AOA 918.000234
ARS 1490.980601
AUD 1.416651
AWG 1.8025
AZN 1.698275
BAM 1.694742
BBD 2.013422
BDT 123.409934
BHD 0.376932
BIF 2988.332445
BMD 1
BND 1.280355
BOB 11.871288
BRL 5.157901
BSD 0.999614
BTN 95.355034
BWP 13.493408
BYN 2.963637
BYR 19600
BZD 2.010476
CAD 1.392985
CDF 2275.000074
CHF 0.812215
CLF 0.023224
CLP 914.019752
CNY 6.745305
CNH 6.748225
COP 3137.03
CRC 453.271291
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.544878
CZK 21.03355
DJF 178.017322
DKK 6.48155
DOP 58.290116
DZD 133.018618
EGP 50.279301
ERN 15
ETB 161.696178
EUR 0.86702
FJD 2.21245
FKP 0.740048
GBP 0.740495
GEL 2.614971
GGP 0.740048
GHS 11.761444
GIP 0.740048
GMD 73.509878
GNF 8778.535005
GTQ 7.626087
GYD 209.359254
HKD 7.846798
HNL 26.793985
HRK 6.532601
HTG 130.704343
HUF 316.510964
IDR 17876
ILS 3.000085
IMP 0.740048
INR 95.41225
IQD 1309.573325
IRR 1374700.000016
ISK 123.110096
JEP 0.740048
JMD 158.156744
JOD 0.709023
JPY 159.413499
KES 129.310035
KGS 87.449696
KHR 4050.066938
KMF 426.999969
KRW 1415.17035
KWD 0.309098
KYD 0.832994
KZT 466.161244
LAK 22554.384323
LBP 89518.610465
LKR 334.287955
LRD 180.434905
LSL 16.22219
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374968
MAD 9.261597
MDL 17.36399
MGA 4301.39206
MKD 53.312479
MMK 2099.936813
MNT 3596.665371
MOP 8.079183
MRU 39.955635
MUR 47.06971
MVR 15.449566
MWK 1733.381281
MXN 17.06241
MYR 4.090597
MZN 63.39594
NAD 16.220855
NGN 1362.401814
NIO 36.783342
NOK 9.495355
NPR 152.566385
NZD 1.704315
OMR 0.384507
PAB 0.999614
PEN 3.379519
PGK 4.485921
PHP 61.249002
PKR 277.479994
PLN 3.72915
PYG 5952.056011
QAR 3.644076
RON 4.5432
RSD 101.748034
RUB 82.453907
RWF 1472.472911
SAR 3.747756
SBD 8.065041
SCR 13.805839
SDG 600.521989
SEK 9.529299
SGD 1.28065
SLE 24.496816
SOS 571.29488
SRD 37.945986
STD 20697.981008
STN 21.229307
SVC 8.746664
SZL 16.212539
THB 33.118969
TJS 9.211859
TMT 3.51
TND 2.935103
TRY 47.75642
TTD 6.769484
TWD 32.214988
TZS 2649.983
UAH 44.852497
UGX 3719.156864
UYU 40.24973
UZS 11886.069807
VES 760.265197
VND 26125.5
VUV 118.442804
WST 2.72999
XAF 568.398113
XAG 0.015343
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.801671
XDR 0.706905
XOF 568.398113
XPF 103.341305
YER 237.199143
ZAR 16.18852
ZMK 9001.197365
ZMW 18.743474
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.1100

    1116.64

    -0.01%

  • BEL20

    -11.4400

    5707.83

    -0.2%

  • PX1

    -27.8900

    8686.83

    -0.32%

  • ISEQ

    207.8100

    14441.09

    +1.46%

  • OSEBX

    1.6400

    2054.89

    +0.08%

  • PSI20

    35.9200

    9246.35

    +0.39%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    6.4900

    4334.29

    +0.15%

L'année 2022 ou la menace d'apocalypse
L'année 2022 ou la menace d'apocalypse / Photo: © AFP/Archives

L'année 2022 ou la menace d'apocalypse

Menaces de recourir à l'arme nucléaire, catastrophe climatique: l'année 2022 aura été celle où la perspective d'un "Armageddon" s'est faite soudainement plus réelle.

Taille du texte:

C'est début octobre, au moment où le conflit en Ukraine s'enlise, que le président américain Joe Biden, à la tête du seul pays ayant utilisé l'arme atomique en temps de guerre, évoque le risque d'une "apocalypse" nucléaire.

Il réagissait aux menaces du président russe Vladimir Poutine d'utiliser l'arme fatale en Ukraine, pays ravagé par les bombes russes ayant fait des milliers de morts et dont l'invasion, le 24 février, aura bouleversé l'ordre géopolitique et la stabilité mondiale.

"Nous n'avons pas été confrontés à la perspective d'un Armageddon depuis Kennedy et la crise des missiles cubains en 1962", lance M. Biden dans un registre dramatique qui fait tressaillir le monde entier.

D'aucuns évoquent la mémoire de la Deuxième guerre mondiale et craignent même une troisième.

La menace d'une catastrophe est également dans tous les esprits au moment où la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, la plus grande d'Europe, est dangereusement la cible de tirs.

Les appels à y créer un périmètre de sécurité sont restés lettre morte et le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, dénonce "une folie".

"Qui que ce soit, arrêtez cette folie!", exhorte-t-il mi-novembre, alors que Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement d'être responsables des tirs.

- Horloge de la fin du monde -

La chute mi-novembre d'un missile en Pologne fait craindre là encore le pire, que l'Alliance atlantique ne soit entraînée malgré elle dans une guerre contre la Russie aux conséquences imprévisibles.

"Dieu merci", souffle un diplomate américain sous couvert de l'anonymat lorsqu'il apparaît que le missile, selon toute probabilité, ne venait pas de la Russie mais de la défense anti-aérienne ukrainienne.

Et c'est ainsi qu'en 2022, sans oublier l'Iran et la Corée du Nord, la menace nucléaire aura été omniprésente.

Le pays communiste reclus, doté de l'arme atomique, pourrait notamment faire bientôt un nouvel essai nucléaire.

Dans un rapport annuel, la Global Challenges Foundation, un centre de recherches suédois, estime que le risque d'un recours à l'arme nucléaire n'a jamais été aussi fort que depuis 1945 lorsque les Etats-Unis bombardaient Hiroshima et Nagasaki, au Japon.

Toute éventuelle frappe nucléaire russe concernerait sans doute une petite arme "tactique" mais les experts redoutent l'escalade.

"Cela changerait complètement la donne", prévient Kennette Benedict, chercheuse à l'université de Chicago et conseillère du Bulletin des scientifiques atomiques, qui livrera en janvier les dernières prédictions de "l'horloge de l'apocalypse", actuellement fixée à 100 secondes avant minuit.

- "Vie ou mort" -

Dans ce contexte d'anxiété généralisée et d'un monde déjà à cran après l'épidémie de Covid-19 et la flambée de l'inflation, la planète a dépassé en 2022 le seuil des 8 milliards d'habitants, selon l'ONU.

Et elle est menacée d'une catastrophe d'un autre type: celle du réchauffement de la Terre.

Des inondations historiques au Pakistan cet automne aux incendies aux Etats-Unis ou dans l'Amazonie brésilienne, en passant par les canicules exceptionnelles en Europe et la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, les catastrophes naturelles se succèdent, imputées par les scientifiques à ce réchauffement de la planète dû aux émissions de gaz à effet de serre.

Les records de chaleur s'enchaînent en Chine, dans le sud de la France ou encore au Québec et jusqu'aux confins de l'Arctique, attisant une prise de conscience sur la nécessité d'agir.

"Il s'agit pour nous d'une question de vie ou de mort, pour notre sécurité aujourd'hui et pour notre survie demain", met ainsi en garde en octobre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, avant la conférence annuelle sur le climat (COP27) de novembre en Egypte.

Celle-ci accouche finalement d'un bilan mitigé avec un accord sur l'aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique mais sans grande ambition sur la réduction de ces gaz à effet de serre.

Les engagements pris à Charm el-Cheikh, s'ils sont intégralement tenus, mettraient au mieux le monde sur la trajectoire de +2,4°C en 2100 et, au rythme actuel des émissions, sur celle d'un catastrophique +2,8°C.

"Ce dont nous avons réellement besoin ce sont des évaluations plus affinées sur comment les risques (causés par le changement climatique) pourraient se répercuter en cascade à travers le monde", estime Luke Kemp de l'université Cambridge, qui déplore une relative "dédramatisation" de certains acteurs y compris scientifiques.

Pour autant, tout n'a pas été pour le pire cette année alors que des campagnes de vaccination massives ont permis de, peut-être, tourner la page de l'épidémie de Covid-19, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estimant récemment qu'au moins 90% de la population mondiale présente une forme d'immunité.

Et l'un des plus ardents critiques du "pessimisme" ambiant, Steven Pinker, de l'université Harvard, relève que, globalement, la violence a drastiquement diminué dans le monde au cours des temps modernes.

T.Luo--ThChM