The China Mail - L'année 2022 ou la menace d'apocalypse

USD -
AED 3.672504
AFN 63.503991
ALL 83.192586
AMD 375.730804
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1385.503978
AUD 1.450747
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.693993
BBD 2.007535
BDT 122.298731
BGN 1.709309
BHD 0.376597
BIF 2960.807241
BMD 1
BND 1.28353
BOB 6.91265
BRL 5.255304
BSD 0.996752
BTN 94.473171
BWP 13.741284
BYN 2.966957
BYR 19600
BZD 2.004591
CAD 1.38985
CDF 2282.50392
CHF 0.795017
CLF 0.023433
CLP 925.260396
CNY 6.91185
CNH 6.92017
COP 3662.985579
CRC 462.864319
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.504742
CZK 21.309304
DJF 177.489065
DKK 6.492704
DOP 59.330475
DZD 133.010264
EGP 52.642155
ERN 15
ETB 154.083756
EUR 0.866104
FJD 2.257404
FKP 0.75231
GBP 0.750441
GEL 2.680391
GGP 0.75231
GHS 10.921138
GIP 0.75231
GMD 73.503851
GNF 8739.335672
GTQ 7.62808
GYD 208.64406
HKD 7.82615
HNL 26.46399
HRK 6.545204
HTG 130.656966
HUF 338.020388
IDR 16990.8
ILS 3.13762
IMP 0.75231
INR 94.782504
IQD 1305.703521
IRR 1313250.000352
ISK 124.760386
JEP 0.75231
JMD 156.892296
JOD 0.70904
JPY 160.28704
KES 129.470356
KGS 87.450384
KHR 3992.031527
KMF 428.00035
KPW 899.886996
KRW 1508.410383
KWD 0.30791
KYD 0.830627
KZT 481.867394
LAK 21678.576069
LBP 89256.247023
LKR 313.975142
LRD 182.893768
LSL 17.115586
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.362652
MAD 9.315751
MDL 17.507254
MGA 4153.999394
MKD 53.388766
MMK 2102.490525
MNT 3571.507434
MOP 8.042181
MRU 39.797324
MUR 46.770378
MVR 15.450378
MWK 1728.292408
MXN 18.122104
MYR 3.924039
MZN 63.950377
NAD 17.115586
NGN 1383.460377
NIO 36.680958
NOK 9.70286
NPR 151.156728
NZD 1.745963
OMR 0.38408
PAB 0.996752
PEN 3.472089
PGK 4.307306
PHP 60.550375
PKR 278.184401
PLN 3.72275
PYG 6516.824737
QAR 3.634057
RON 4.427304
RSD 101.684639
RUB 81.295743
RWF 1455.545451
SAR 3.752751
SBD 8.042037
SCR 15.03876
SDG 601.000339
SEK 9.47367
SGD 1.292704
SHP 0.750259
SLE 24.550371
SLL 20969.510825
SOS 569.659175
SRD 37.601038
STD 20697.981008
STN 21.220389
SVC 8.721147
SYP 111.824334
SZL 17.114027
THB 32.495038
TJS 9.523624
TMT 3.5
TND 2.938634
TOP 2.40776
TRY 44.440368
TTD 6.772336
TWD 32.044404
TZS 2571.564679
UAH 43.689489
UGX 3713.134988
UYU 40.344723
UZS 12155.385215
VES 467.928355
VND 26337.5
VUV 119.756335
WST 2.77551
XAF 568.149495
XAG 0.014291
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.796371
XDR 0.706596
XOF 568.149495
XPF 103.295656
YER 238.603589
ZAR 17.12001
ZMK 9001.203584
ZMW 18.763154
ZWL 321.999592
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

L'année 2022 ou la menace d'apocalypse
L'année 2022 ou la menace d'apocalypse / Photo: © AFP/Archives

L'année 2022 ou la menace d'apocalypse

Menaces de recourir à l'arme nucléaire, catastrophe climatique: l'année 2022 aura été celle où la perspective d'un "Armageddon" s'est faite soudainement plus réelle.

Taille du texte:

C'est début octobre, au moment où le conflit en Ukraine s'enlise, que le président américain Joe Biden, à la tête du seul pays ayant utilisé l'arme atomique en temps de guerre, évoque le risque d'une "apocalypse" nucléaire.

Il réagissait aux menaces du président russe Vladimir Poutine d'utiliser l'arme fatale en Ukraine, pays ravagé par les bombes russes ayant fait des milliers de morts et dont l'invasion, le 24 février, aura bouleversé l'ordre géopolitique et la stabilité mondiale.

"Nous n'avons pas été confrontés à la perspective d'un Armageddon depuis Kennedy et la crise des missiles cubains en 1962", lance M. Biden dans un registre dramatique qui fait tressaillir le monde entier.

D'aucuns évoquent la mémoire de la Deuxième guerre mondiale et craignent même une troisième.

La menace d'une catastrophe est également dans tous les esprits au moment où la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, la plus grande d'Europe, est dangereusement la cible de tirs.

Les appels à y créer un périmètre de sécurité sont restés lettre morte et le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, dénonce "une folie".

"Qui que ce soit, arrêtez cette folie!", exhorte-t-il mi-novembre, alors que Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement d'être responsables des tirs.

- Horloge de la fin du monde -

La chute mi-novembre d'un missile en Pologne fait craindre là encore le pire, que l'Alliance atlantique ne soit entraînée malgré elle dans une guerre contre la Russie aux conséquences imprévisibles.

"Dieu merci", souffle un diplomate américain sous couvert de l'anonymat lorsqu'il apparaît que le missile, selon toute probabilité, ne venait pas de la Russie mais de la défense anti-aérienne ukrainienne.

Et c'est ainsi qu'en 2022, sans oublier l'Iran et la Corée du Nord, la menace nucléaire aura été omniprésente.

Le pays communiste reclus, doté de l'arme atomique, pourrait notamment faire bientôt un nouvel essai nucléaire.

Dans un rapport annuel, la Global Challenges Foundation, un centre de recherches suédois, estime que le risque d'un recours à l'arme nucléaire n'a jamais été aussi fort que depuis 1945 lorsque les Etats-Unis bombardaient Hiroshima et Nagasaki, au Japon.

Toute éventuelle frappe nucléaire russe concernerait sans doute une petite arme "tactique" mais les experts redoutent l'escalade.

"Cela changerait complètement la donne", prévient Kennette Benedict, chercheuse à l'université de Chicago et conseillère du Bulletin des scientifiques atomiques, qui livrera en janvier les dernières prédictions de "l'horloge de l'apocalypse", actuellement fixée à 100 secondes avant minuit.

- "Vie ou mort" -

Dans ce contexte d'anxiété généralisée et d'un monde déjà à cran après l'épidémie de Covid-19 et la flambée de l'inflation, la planète a dépassé en 2022 le seuil des 8 milliards d'habitants, selon l'ONU.

Et elle est menacée d'une catastrophe d'un autre type: celle du réchauffement de la Terre.

Des inondations historiques au Pakistan cet automne aux incendies aux Etats-Unis ou dans l'Amazonie brésilienne, en passant par les canicules exceptionnelles en Europe et la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, les catastrophes naturelles se succèdent, imputées par les scientifiques à ce réchauffement de la planète dû aux émissions de gaz à effet de serre.

Les records de chaleur s'enchaînent en Chine, dans le sud de la France ou encore au Québec et jusqu'aux confins de l'Arctique, attisant une prise de conscience sur la nécessité d'agir.

"Il s'agit pour nous d'une question de vie ou de mort, pour notre sécurité aujourd'hui et pour notre survie demain", met ainsi en garde en octobre le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, avant la conférence annuelle sur le climat (COP27) de novembre en Egypte.

Celle-ci accouche finalement d'un bilan mitigé avec un accord sur l'aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique mais sans grande ambition sur la réduction de ces gaz à effet de serre.

Les engagements pris à Charm el-Cheikh, s'ils sont intégralement tenus, mettraient au mieux le monde sur la trajectoire de +2,4°C en 2100 et, au rythme actuel des émissions, sur celle d'un catastrophique +2,8°C.

"Ce dont nous avons réellement besoin ce sont des évaluations plus affinées sur comment les risques (causés par le changement climatique) pourraient se répercuter en cascade à travers le monde", estime Luke Kemp de l'université Cambridge, qui déplore une relative "dédramatisation" de certains acteurs y compris scientifiques.

Pour autant, tout n'a pas été pour le pire cette année alors que des campagnes de vaccination massives ont permis de, peut-être, tourner la page de l'épidémie de Covid-19, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estimant récemment qu'au moins 90% de la population mondiale présente une forme d'immunité.

Et l'un des plus ardents critiques du "pessimisme" ambiant, Steven Pinker, de l'université Harvard, relève que, globalement, la violence a drastiquement diminué dans le monde au cours des temps modernes.

T.Luo--ThChM