The China Mail - Au Brésil, les sinistrés pleurent leurs morts après une tempête apocalyptique

USD -
AED 3.672498
AFN 62.000507
ALL 81.595805
AMD 368.63024
ANG 1.79046
AOA 918.00022
ARS 1391.982201
AUD 1.377354
AWG 1.80125
AZN 1.697997
BAM 1.669747
BBD 2.014096
BDT 122.750925
BGN 1.66992
BHD 0.37725
BIF 2975.5
BMD 1
BND 1.272576
BOB 6.910389
BRL 5.013203
BSD 1.000004
BTN 95.654067
BWP 13.471587
BYN 2.786502
BYR 19600
BZD 2.011227
CAD 1.370625
CDF 2241.000283
CHF 0.781765
CLF 0.02254
CLP 887.119914
CNY 6.79095
CNH 6.783665
COP 3792.77
CRC 455.222638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.449515
CZK 20.770984
DJF 177.720272
DKK 6.380775
DOP 59.249362
DZD 132.416696
EGP 52.930131
ERN 15
ETB 157.375008
EUR 0.853898
FJD 2.18535
FKP 0.739209
GBP 0.739545
GEL 2.680175
GGP 0.739209
GHS 11.31387
GIP 0.739209
GMD 73.000078
GNF 8777.497203
GTQ 7.629032
GYD 209.214666
HKD 7.831925
HNL 26.610077
HRK 6.429011
HTG 130.601268
HUF 305.652945
IDR 17523.25
ILS 2.90505
IMP 0.739209
INR 95.90695
IQD 1310
IRR 1313000.000112
ISK 122.630131
JEP 0.739209
JMD 158.150852
JOD 0.708994
JPY 157.862963
KES 129.249947
KGS 87.450205
KHR 4010.999784
KMF 421.000358
KPW 900.016801
KRW 1491.884986
KWD 0.30837
KYD 0.833362
KZT 469.348814
LAK 21950.000197
LBP 89750.815528
LKR 324.546762
LRD 183.150274
LSL 16.409713
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.324948
MAD 9.17375
MDL 17.150468
MGA 4175.000242
MKD 52.630231
MMK 2099.28391
MNT 3579.674299
MOP 8.066645
MRU 39.999838
MUR 46.902676
MVR 15.409498
MWK 1741.495312
MXN 17.17075
MYR 3.929028
MZN 63.912517
NAD 16.410036
NGN 1370.4949
NIO 36.704972
NOK 9.164504
NPR 153.052216
NZD 1.68394
OMR 0.384498
PAB 1.000021
PEN 3.428503
PGK 4.35995
PHP 61.516941
PKR 278.603281
PLN 3.62601
PYG 6115.348988
QAR 3.643502
RON 4.4458
RSD 100.219817
RUB 74.176269
RWF 1460
SAR 3.758072
SBD 8.032258
SCR 14.839131
SDG 600.4977
SEK 9.31895
SGD 1.272903
SHP 0.746601
SLE 24.595071
SLL 20969.502105
SOS 571.50421
SRD 37.193976
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.749995
SYP 110.578962
SZL 16.484976
THB 32.345028
TJS 9.365014
TMT 3.51
TND 2.880497
TOP 2.40776
TRY 45.433365
TTD 6.784798
TWD 31.507987
TZS 2603.862111
UAH 43.974218
UGX 3749.695849
UYU 39.725261
UZS 12078.000197
VES 508.06467
VND 26350.5
VUV 117.978874
WST 2.702738
XAF 560.031931
XAG 0.011465
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802233
XDR 0.694969
XOF 558.496259
XPF 102.299108
YER 238.625017
ZAR 16.42515
ZMK 9001.200643
ZMW 18.875077
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.3600

    1016.47

    +0.63%

  • BEL20

    11.0200

    5519.8

    +0.2%

  • PX1

    45.6400

    8052.51

    +0.57%

  • ISEQ

    33.8400

    12565.45

    +0.27%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    38.1000

    9110.34

    +0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    17.2300

    4219.72

    +0.41%

Au Brésil, les sinistrés pleurent leurs morts après une tempête apocalyptique
Au Brésil, les sinistrés pleurent leurs morts après une tempête apocalyptique / Photo: © AFP

Au Brésil, les sinistrés pleurent leurs morts après une tempête apocalyptique

"Ils étaient tout le temps ensemble, et c'était le cas quand ils ont été retrouvés", dit en fondant en larmes un habitant de Sao Sebastiao après la découverte par les secouristes du corps de ses parents enfouis dans la boue, dans le sud-est du Brésil.

Taille du texte:

Une scène récurrente ces derniers jours, après les pluies diluviennes qui ont fait au moins 48 morts dans des glissements de terrain.

Cela faisait plus de 30 ans que ses parents vivaient dans leur modeste demeure de la colline de Vila do Sahy, zone de Sao Sebastiao la plus touchée par la tempête meurtrière, à environ 200 km de Sao Paulo.

Il n'en reste qu'un tas de briques au milieu de la boue, des morceaux de rochers et des branches d'arbres.

Les glissements de terrain ont bloqué à plusieurs endroits la route qui longe le littoral, isolant les sinistrés, qui dépendent de bateaux ou d'hélicoptères pour être ravitaillés en vivres.

Des dizaines de pompiers, militaires et bénévoles creusent inlassablement pour déterrer les corps enfouis dans un océan de boue.

Ils utilisent des pelleteuses, des tronçonneuses pour élaguer les arbres déracinés et des détecteurs de fréquence pour tenter d'identifier des victimes avec leur signal de téléphone mobile.

Près de 3.000 personnes vivent à Vila do Sahy, la plupart dans des habitations précaires à flanc de colline.

- Presque plus d'espoir -

Face à l'amoncellement de décombres, les proches des 38 disparus recensés par le dernier bilan des autorités attendent l'annonce d'une mauvaise nouvelle qui semble à présent inéluctable.

Le maçon Antonio da Silva patauge dans la gadoue pour suivre de près le travail des militaires qui creusent pour tenter de retrouver ses trois neveux adolescents disparus.

Non loin de là, les pompiers avaient réussi à sauver un bébé, après avoir déterré deux cadavres. "Un miracle", confie un secouriste qui préfère garder l'anonymat.

Taiara Lopes, femme de ménage de 26 ans, se dit elle aussi miraculée, après s'être retrouvée enfouie dans la boue jusqu'aux épaules dans sa cuisine.

"J'étais en train de m'enfoncer, mais j'ai attrapé une branche d'arbre et mon mari a fini par me tirer de là. Après, nous sommes sortis par le toit", raconte la jeune femme aux jambes couvertes d'égratignures et d'hématomes.

Mais plus le temps passe, moins les sinistrés espèrent un miracle.

"L'accès est difficile car les maisons sont très proches le unes des autres, avec des grandes quantités de béton mélangées à la boue", déplore Rodrigo de Paula, capitaine d'une brigade de pompiers.

Elenilson Batista Gomes, 47 ans, est toujours sans nouvelle de son fils Caio et de sa belle-fille Michelle, mariés il y a tout juste quatre mois.

"Je ne partirai pas jusqu'à ce qu'on les retrouve. Je veux donner un enterrement digne à mon fils et à son épouse", dit-il.

Quatre chiens renifleurs s'activent dans une zone où se trouvaient une dizaine d'habitations. Grâce à eux, les pompiers parviennent à déterrer le corps d'un homme coincé contre un mur et deux autres sous un arbre déraciné.

- Images traumatisantes -

Natalia Cerqueira, bénévole de 25 ans, prête main forte aux secouristes depuis trois jours. Mais elle se sent "inutile".

"On retire la boue, on déterre des cadavres et il y en a toujours plus, ça ne s'arrête jamais", déplore cette cuisinière dans une cantine scolaire.

Maria Vidal, 50 ans, connaissait beaucoup de victimes qui n'ont pas eu comme elle la "chance" de survivre à la coulée de boue qui est passée juste devant sa porte, en haut de la colline.

"Je tremblais comme une feuille, la seule chose que je pouvais faire, c'était serrer mon petit-fils très fort contre moi".

"Je n'arrête pas de revoir les images des enfants morts", dit-elle, tentant tant bien que mal de masquer sa détresse face à son petit-fils de quatre ans, qui joue avec une figurine de Superman.

Lucas da Rocha, 31 ans, père de deux petites filles, est lui aussi inconsolable: il a perdu plusieurs amis proches.

"J'attends que la route soit débloquée pour partir avec ma famille. D'autres glissements de terrain pourraient avoir lieu à tout moment", prévient-il. Ce n'est pas possible de vivre sans cesse dans la peur".

M.Zhou--ThChM