The China Mail - Balkans: le changement climatique menace l'un des lacs les plus anciens d'Europe

USD -
AED 3.672502
AFN 63.000105
ALL 83.264562
AMD 376.524145
ANG 1.790083
AOA 917.000481
ARS 1391.725901
AUD 1.45518
AWG 1.8025
AZN 1.697181
BAM 1.699144
BBD 2.014422
BDT 122.722731
BGN 1.709309
BHD 0.377512
BIF 2971.637059
BMD 1
BND 1.288204
BOB 6.911051
BRL 5.180302
BSD 1.00013
BTN 93.154671
BWP 13.721325
BYN 2.963529
BYR 19600
BZD 2.011459
CAD 1.390925
CDF 2294.999858
CHF 0.79938
CLF 0.023221
CLP 916.84998
CNY 6.871992
CNH 6.901865
COP 3672.91
CRC 465.397112
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.795144
CZK 21.292103
DJF 178.082787
DKK 6.48327
DOP 60.45758
DZD 133.139857
EGP 54.335897
ERN 15
ETB 156.178462
EUR 0.86768
FJD 2.253803
FKP 0.750158
GBP 0.757025
GEL 2.689975
GGP 0.750158
GHS 10.996868
GIP 0.750158
GMD 73.502059
GNF 8773.728335
GTQ 7.651242
GYD 209.312427
HKD 7.837305
HNL 26.568554
HRK 6.541802
HTG 131.271448
HUF 333.106497
IDR 17011
ILS 3.153375
IMP 0.750158
INR 93.059197
IQD 1310.270533
IRR 1318874.99973
ISK 125.279709
JEP 0.750158
JMD 157.682116
JOD 0.709043
JPY 159.621502
KES 130.110108
KGS 87.448796
KHR 3999.808871
KMF 426.750567
KPW 899.994443
KRW 1516.88021
KWD 0.30935
KYD 0.833496
KZT 473.939125
LAK 22022.405532
LBP 89563.226779
LKR 315.52795
LRD 183.51214
LSL 16.99507
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.395899
MAD 9.396551
MDL 17.597769
MGA 4181.381428
MKD 53.537077
MMK 2099.621061
MNT 3572.314592
MOP 8.074419
MRU 39.732424
MUR 46.949895
MVR 15.449745
MWK 1734.091995
MXN 17.93909
MYR 4.03903
MZN 63.960023
NAD 16.995291
NGN 1380.969786
NIO 36.800862
NOK 9.742199
NPR 149.047474
NZD 1.75197
OMR 0.384502
PAB 1.000126
PEN 3.460232
PGK 4.326485
PHP 60.635996
PKR 279.065036
PLN 3.718201
PYG 6469.6045
QAR 3.646726
RON 4.423297
RSD 101.827536
RUB 80.198241
RWF 1460.74688
SAR 3.753892
SBD 8.009975
SCR 13.924759
SDG 600.999732
SEK 9.498797
SGD 1.287075
SHP 0.750259
SLE 24.567524
SLL 20969.510825
SOS 571.515441
SRD 37.363973
STD 20697.981008
STN 21.284914
SVC 8.75114
SYP 110.548921
SZL 16.98736
THB 32.760996
TJS 9.585632
TMT 3.5
TND 2.948525
TOP 2.40776
TRY 44.494002
TTD 6.78508
TWD 31.977989
TZS 2604.999815
UAH 43.803484
UGX 3752.226228
UYU 40.501271
UZS 12151.249919
VES 473.325201
VND 26336
VUV 120.132513
WST 2.770875
XAF 569.874593
XAG 0.01416
XAU 0.000217
XCD 2.70255
XCG 1.80252
XDR 0.703479
XOF 569.877069
XPF 103.609748
YER 238.624984
ZAR 17.01166
ZMK 9001.208457
ZMW 19.327487
ZWL 321.999592
  • AEX

    -7.7200

    968.99

    -0.79%

  • BEL20

    -32.8900

    5188.04

    -0.63%

  • PX1

    -84.6000

    7896.73

    -1.06%

  • ISEQ

    -206.0200

    12057.18

    -1.68%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    39.0600

    9339.14

    +0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    164.1800

    3853.54

    +4.45%

  • N150

    -26.4000

    3913.62

    -0.67%

Balkans: le changement climatique menace l'un des lacs les plus anciens d'Europe
Balkans: le changement climatique menace l'un des lacs les plus anciens d'Europe / Photo: © AFP

Balkans: le changement climatique menace l'un des lacs les plus anciens d'Europe

Encerclé par des sommets enneigés, bordé de vergers de pommes, un magnifique lac préhistorique du sud-est de l'Europe rétrécit presque à vue d'oeil, victime du changement climatique et de la pollution.

Taille du texte:

A la frontière entre l'Albanie, la Macédoine du Nord et la Grèce, le lac Prespa, l'un des plus anciens d'Europe, abrite des milliers d'espèces végétales et animales dépendantes de ses eaux et son écosystème.

Mais la hausse des températures a bouleversé le rythme des précipitations, asséchant les rivières et cours d'eaux vitaux pour l'alimentation du Prespa.

La baisse de la pluviométrie et des chutes de neige a provoqué le rétrécissement du lac, dont les rives ont par endroit reculé de trois kilomètres, selon des gardes chargés de surveiller une aire protégée créée par la Macédoine du Nord dans la région.

"Avant, on avait beaucoup plus de neige, un mètre ou un mètre et demi, mais ces dernières années, on n'a quasiment plus de neige", constate l'un de ces gardes, Goran Stojanovski, 38 ans, qui exerce son métier depuis une décennie.

Les spécialistes confirment la tendance constatée empiriquement par les habitants de génération en génération, détaillant les multiples manières dont le changement climatique conduit au rétrécissement du lac.

Selon une étude citée par la Nasa, le lac Prespa a perdu 7% de sa surface et la moitié de son volume entre 1984 et 2020.

"Les variations relevées sur les niveaux du lac sont liées au changement climatique", déclare à l'AFP Spase Shumka, professeur à l'Université agricole de Tirana, en Albanie.

- "Action conjointe" -

Il cite entre autres la hausse des températures qui accroît l'évaporation de l'eau, la baisse des précipitations annuelles et l'utilisation de l'eau pour l'agriculture.

"Vu la localisation du lac, la seule solution est une action conjointe" des autorités en Macédoine du Nord, Albanie et Grèce, souligne-t-il.

La pollution par les ruissellements agricoles provenant des vergers qui s'étalent à perte de vue ne font qu'ajouter au problème, via le phénomène d'eutrophisation qui favorise la croissance d'algues et appauvrit l'écosystème aquatique.

"Le lac a subi une pollution intensive durant des décennies", dit à l'AFP Zlatko Levkov, biologiste à l'université Saints-Cyrille-et-Méthode à Skopje. "Tout simplement, l'habitat de nombreuses espèces pourrait changer complètement et la population de ces espèces décroître, et potentiellement s'éteindre".

Les études divergent sur l'âge du lac, certains scientifiques expliquant qu'il a été formé il y a un million d'années, d'autres cinq millions. En tout cas, il abrite avec ses alentours quelque 2.000 espèces de poissons, d'oiseaux, de mammifères et de plantes.

Si Prespa devait se dégrader davantage, le non moins sublime lac Ohrid situé à peine dix kilomètres à l'ouest pourrait également essuyer les plâtres, préviennent les experts.

Ohrid, situé à une altitude inférieure, dépend en partie des eaux souterraines venant du lac Prespa en surplomb pour se maintenir.

Le lac Ohrid, menacé par la pollution et l'urbanisation sauvage, a failli voici deux ans perdre sa place sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco et être rétrogradé dans la catégorie sites "en danger".

- "Conserver la beauté" -

Selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les agriculteurs locaux se servent d'environ 65 tonnes de pesticides chaque année, et Prespa est directement affecté par les ruissellements chimiques.

Ces pesticides et fertilisants sont largement utilisés dans les vergers qui abondent dans la partie de la zone située en Macédoine du Nord, des pommiers qui représentent environ 70% de l'activité économique locale.

"Le déversement de déchets biodégradables et la surutilisation de fertilisants et de pesticides" provoque le développement rapide d'algues et autres végétaux invasifs qui mettent en danger les espèces endémiques, ajoute le PNUD.

De multiples initiatives ont été lancées pour mieux gérer le secteur agricole.

Par exemple, huit stations météréologiques ont été construites afin d'optimiser l'usage des pesticides, permettant une réduction de 30% de leur utilisation.

"En diminuant les traitements, nous avons plus de bénéfices économiques et nous améliorons la protection de l'environnement", dit à l'AFP Frosina Gjorgjievska, agricultrice de 56 ans qui vit à Resen, localité de Macédoine du Nord.

Mais les spécialistes jugent qu'il faut en faire davantage pour protéger le lac, et pour commencer, mieux appliquer des accords signés par la Macédoine du Nord, la Grèce et l'Albanie en 2012.

Les défenseurs de l'environnement demandent aux fermiers de se mettre à l'agriculture biologique et aux autorités d'investir dans le tourisme durable.

"Nous voulons conserver l'authenticité de Prespa, sa beauté, tout en continuant à en bénéficier", dit à l'AFP l'écologiste Marija Eftimovska, 42 ans.

X.So--ThChM