The China Mail - Quand une PME veut donner une seconde vie aux déchets du BTP

USD -
AED 3.672495
AFN 64.999763
ALL 81.625579
AMD 376.069532
ANG 1.79008
AOA 917.000403
ARS 1431.789842
AUD 1.421515
AWG 1.8025
AZN 1.702537
BAM 1.653513
BBD 2.007634
BDT 121.904102
BGN 1.67937
BHD 0.37579
BIF 2953.907545
BMD 1
BND 1.269318
BOB 6.887864
BRL 5.217405
BSD 0.996754
BTN 90.287318
BWP 13.196206
BYN 2.863641
BYR 19600
BZD 2.004675
CAD 1.36544
CDF 2199.999477
CHF 0.775545
CLF 0.021803
CLP 860.890073
CNY 6.93895
CNH 6.92949
COP 3698.552538
CRC 494.149674
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.226859
CZK 20.476295
DJF 177.497284
DKK 6.3133
DOP 62.907917
DZD 129.510331
EGP 46.709214
ERN 15
ETB 154.956292
EUR 0.845295
FJD 2.2095
FKP 0.73461
GBP 0.734445
GEL 2.694984
GGP 0.73461
GHS 10.954515
GIP 0.73461
GMD 73.000349
GNF 8749.281391
GTQ 7.645676
GYD 208.546633
HKD 7.812795
HNL 26.32985
HRK 6.370901
HTG 130.575564
HUF 319.315029
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.596505
IQD 1305.783237
IRR 42125.000158
ISK 122.710061
JEP 0.73461
JMD 156.005884
JOD 0.709013
JPY 156.873501
KES 128.583084
KGS 87.449916
KHR 4022.522066
KMF 418.999878
KPW 899.990005
KRW 1463.55987
KWD 0.30721
KYD 0.830649
KZT 493.181492
LAK 21420.177374
LBP 89265.15222
LKR 308.384271
LRD 187.388774
LSL 16.081196
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.311954
MAD 9.150874
MDL 16.995122
MGA 4424.943357
MKD 52.112968
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.021457
MRU 39.412769
MUR 46.060328
MVR 15.450219
MWK 1728.382537
MXN 17.24841
MYR 3.947501
MZN 63.750198
NAD 16.081196
NGN 1366.980415
NIO 36.683054
NOK 9.668785
NPR 144.459098
NZD 1.657955
OMR 0.383316
PAB 0.996783
PEN 3.353863
PGK 4.274458
PHP 58.510996
PKR 278.720199
PLN 3.56421
PYG 6585.872079
QAR 3.633366
RON 4.310401
RSD 99.237835
RUB 76.766994
RWF 1454.803693
SAR 3.750204
SBD 8.058149
SCR 13.844983
SDG 601.497023
SEK 8.99921
SGD 1.27058
SHP 0.750259
SLE 24.449688
SLL 20969.499267
SOS 568.631429
SRD 37.818029
STD 20697.981008
STN 20.712861
SVC 8.721604
SYP 11059.574895
SZL 16.077407
THB 31.535024
TJS 9.339838
TMT 3.505
TND 2.891035
TOP 2.40776
TRY 43.562775
TTD 6.749999
TWD 31.589886
TZS 2576.595313
UAH 42.81399
UGX 3546.653929
UYU 38.528689
UZS 12240.29117
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.561056
XAG 0.012553
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.796485
XDR 0.689696
XOF 554.561056
XPF 100.827264
YER 238.397265
ZAR 16.001115
ZMK 9001.202214
ZMW 18.56472
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Quand une PME veut donner une seconde vie aux déchets du BTP
Quand une PME veut donner une seconde vie aux déchets du BTP / Photo: © AFP

Quand une PME veut donner une seconde vie aux déchets du BTP

La réutilisation des déchets du BTP est une priorité environnementale: dans les Pyrénées-Orientales, une société familiale donne une seconde vie aux gravats, jusque-là déversés dans des décharges sauvages ou enfouis, avec un procédé novateur.

Taille du texte:

"On a créé un centre de traitement qui permet, à l'échelle industrielle, de séparer des gravats les plastiques, polystyrènes et morceaux de bois, des résidus qui empêchaient la bonne valorisation des bétons, graviers, sables. On peut désormais réutiliser 90% des déchets du BTP", assure Jean Vaills, président du groupe Vaills, dont le site Recycat66, à Baho, commune proche de Perpignan, a ouvert mi-avril.

Au bord de la rivière Têt, à la place d'une ancienne sablière, des camions-bennes chargés de gravats sont pesés, puis déversent des amas de béton contenant de la ferraille, des morceaux de bois et de gaines électriques, des briques.

Les pelles mécaniques alimentent ensuite une broyeuse qui engloutit 200 tonnes à l'heure.

"Avant ces déchets étaient jetés, c'est dommage de ne pas les réutiliser. On a investi 11 millions d'euros dans ce site, dont trois pour le système de récupération d'eau, réutilisée à 98%", détaille Jérôme Vaills, frère cadet et directeur général de Vaills.

L'innovation du groupe Vaills est-elle une première? "A priori, ça n'existe pas ailleurs en France", répond prudemment Jean Vaills, ingénieur de 44 ans, coiffé d'un casque marqué du logo de la société, un drapeau catalan dans un losange.

Une fois broyés, les débris serpentent dans l'usine à ciel ouvert, flambant neuve, sur des tapis roulants, surmontés de puissants aimants qui aspirent les métaux. Des bassins de filtrage éliminent plastique et bois.

Quatre tas de graviers lavés et un autre de sable apparaissent en bout de chaîne, prêts à être chargés et commercialisés.

Pour écouler les résidus de polystyrène et de plastique, Vaills est en discussion avec Lafarge pour les utiliser comme combustible dans une cimenterie du géant français.

Chaque année, le secteur du bâtiment produit 42 millions de tonnes de déchets en France.

"Environ 40% de ces 42 millions sont collectés sous forme de mélange (sans tri préalable, NDLR).

L'enjeu est de réduire (c)e volume et faire en sorte qu'une séparation se fasse en amont", estime Florence Godefroy, experte de l'Ademe en matière de recyclage.

Le ministère de la Transition écologique a annoncé le démarrage le 1er mai d'une vaste filière de recyclage des déchets du bâtiment, composée de quatre éco-organismes spécialisés qui vont organiser la collecte, le tri et le recyclage autour d'entreprises spécialisées.

- "Casseurs de montagnes" -

L'entreprise Vaills table sur le traitement de 300.000 tonnes par an. Les sociétés du BTP voulant se défaire de leurs déchets paient de 2 à 10 euros la tonne, en fonction des impuretés que contient la cargaison.

La société de travaux publics Eurovia (Groupe Vinci), le conseil départemental des Pyrénées-Orientales, pour des aires de covoiturage et des pistes cyclables, Point P et Malet figurent dans le carnet de clients de la PME, assurent ses dirigeants.

Les banques ont suivi pour financer le projet du groupe aux 33 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022, spécialisé dans les carrières et le transport de déchets ménagers et de matériaux de construction, mais aucune subvention publique n'a été consentie, regrettent les Vaills.

Le patriarche Jean-Luc Vaills, 69 ans, qui a cédé les rênes du groupe à ses fils, savoure l'évolution.

"Mes fils concrétisent ce que je pensais il y a 20 ans, mais ils sont allés beaucoup plus loin que ce que j'avais imaginé. Eux, ils sont mieux formés que moi, ils sont ingénieurs".

L'entreprise doit "s'adapte(r) à son temps", explique Jean Vaills. "On est parfois vus comme des casseurs de montagnes, on veut donner une image différente de la profession."

Selon les deux frères, le recyclage n'est pas pour autant la solution miracle. "Même si on recycle en France tous les matériaux de déconstruction, cela ne peut représenter que 30% des besoins en granulat, donc on aura toujours besoin des carrières. Mais l'idée c'est d'économiser la matière première."

V.Fan--ThChM