The China Mail - Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula

USD -
AED 3.67315
AFN 65.503991
ALL 83.072963
AMD 376.980403
ANG 1.790083
AOA 917.000367
ARS 1392.271804
AUD 1.45055
AWG 1.80025
AZN 1.70397
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.380504
BIF 2970
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.155404
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.39475
CDF 2305.000362
CHF 0.799879
CLF 0.023281
CLP 919.250396
CNY 6.88265
CNH 6.886225
COP 3668.42
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.000359
CZK 21.288304
DJF 177.720393
DKK 6.487804
DOP 60.850393
DZD 132.91504
EGP 54.334939
ERN 15
ETB 155.800822
EUR 0.86804
FJD 2.253804
FKP 0.755399
GBP 0.757461
GEL 2.68504
GGP 0.755399
GHS 11.00504
GIP 0.755399
GMD 74.000355
GNF 8780.000355
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.83775
HNL 26.504427
HRK 6.539104
HTG 130.952897
HUF 333.930388
IDR 16994.6
ILS 3.130375
IMP 0.755399
INR 92.73995
IQD 1307.141959
IRR 1319175.000352
ISK 125.380386
JEP 0.755399
JMD 157.303566
JOD 0.70904
JPY 159.65404
KES 129.803801
KGS 87.450384
KHR 3990.137323
KMF 427.00035
KPW 899.984966
KRW 1511.260383
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21970.392969
LBP 89502.03926
LKR 314.804623
LRD 183.088277
LSL 16.955078
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380628
MAD 9.374033
MDL 17.55613
MGA 4171.343141
MKD 53.422776
MMK 2099.725508
MNT 3578.768806
MOP 8.055104
MRU 39.637211
MUR 46.940378
MVR 15.460378
MWK 1730.071718
MXN 17.891704
MYR 4.031039
MZN 63.950377
NAD 16.954711
NGN 1378.130377
NIO 36.712196
NOK 9.77265
NPR 148.701282
NZD 1.756852
OMR 0.384545
PAB 0.997734
PEN 3.45194
PGK 4.316042
PHP 60.409504
PKR 278.39991
PLN 3.71375
PYG 6454.29687
QAR 3.638018
RON 4.427038
RSD 101.772347
RUB 80.325739
RWF 1457.240049
SAR 3.754249
SBD 8.038772
SCR 14.425806
SDG 601.000339
SEK 9.483604
SGD 1.286704
SHP 0.750259
SLE 24.650371
SLL 20969.510825
SOS 570.192924
SRD 37.351038
STD 20697.981008
STN 21.233539
SVC 8.730169
SYP 111.309257
SZL 16.948198
THB 32.680369
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.941459
TOP 2.40776
TRY 44.586038
TTD 6.768937
TWD 31.995038
TZS 2600.000335
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12122.393971
VES 473.390504
VND 26340
VUV 119.350864
WST 2.77386
XAF 568.506489
XAG 0.013693
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.70704
XOF 568.516344
XPF 103.361457
YER 238.650363
ZAR 16.972865
ZMK 9001.203584
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula
Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula / Photo: © AFP/Archives

Champion de l'environnement et roi du pétrole, le paradoxe du Brésil de Lula

Le président brésilien Lula s'affiche en champion de la lutte contre le réchauffement climatique grâce à une forte réduction de la déforestation de l'Amazonie, mais la production de pétrole ne cesse d'augmenter dans le plus grand pays d'Amérique latine.

Taille du texte:

Un paradoxe pointé du doigt par les défenseurs de l'environnement, alors que la communauté internationale s'est mise d'accord à la COP28 en décembre pour appeler à l'abandon progressif des énergies fossiles, principale cause d'émissions de gaz à effet de serre.

Sans compter qu'au beau milieu de cette conférence de l'ONU sur le climat, à Dubaï, le Brésil a annoncé son entrée dans l'alliance élargie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep+).

Cela lui a valu le prix peu enviable de "fossile du jour" décerné par l'ONG Climate action network (CAN), pour avoir "confondu production de pétrole et leadership climatique".

"Le Brésil ne peut pas être un leader climatique et un Etat pétrolier, c'est incompatible", insiste auprès de l'AFP Suely Araujo, du collectif brésilien Observatoire du Climat.

- Records de production -

De retour au pouvoir il y a un peu plus d'un an, le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva s'est engagé à éradiquer d'ici 2030 la déforestation illégale au Brésil, qui avait flambé sous son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Lors de la première année du troisième mandat de Lula, la surface déboisée en Amazonie a été réduite de moitié.

Le Brésil s'est en outre proposé pour accueillir la COP30 en 2025, dans un lieu hautement symbolique, Belem, ville qui est l'une des portes d'entrée de la plus grande forêt tropicale de la planète.

Mais cela n'a pas empêché le neuvième producteur mondial de pétrole d'appuyer sur l'accélérateur, battant de nombreux records mensuels de production de brut l'an dernier.

Le dernier date de novembre, quand ont été extraits près de 3,7 millions de barils par jour.

Le gouvernement vise les 5,4 millions de barils par jour d'ici 2029, espérant voir le pays se hisser au quatrième rang mondial en cinq ans.

"Le monde devrait remercier le Brésil d'être un fournisseur fiable" de pétrole, a déclaré mercredi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, lors d'une visite à Brasilia.

Selon lui, la production brésilienne représente 3% de l'offre mondiale.

Ce pays aux dimensions continentales dispose de réserves prouvées de 14,856 milliards de barils, selon le dernier bulletin annuel de l'Agence nationale de pétrole (ANP).

La plupart de ces réserves se trouvent dans des gisements pré-salifères, situés en eaux très profondes, dans l'Atlantique.

Lula est favorable à un projet controversé d'exploration de la compagnie pétrolière publique Petrobras à proximité de l'embouchure de l'Amazone, au grand dam de son emblématique ministre de l'Environnement, Marina Silva.

- Transition énergétique -

L'industrie pétrolière représente "environ 13% du PIB" de la première économie latino-américaine, selon Igor Barenboim, ancien secrétaire-adjoint à la politique économique du ministère des Finances (2015-2016).

Environ un tiers de la production est destiné à l'exportation, qui génère "des revenus fondamentaux pour la croissance" du pays, dit-il.

La manne du pétrole permet aussi à l'Etat d'atténuer l'impact des dépenses sociales sur l'équilibre budgétaire.

Lors de ses deux premiers mandats (2003-2010), Lula a financé d'ambitieux programmes pour lutter contre la pauvreté grâce au boom des matières premières.

Le président brésilien considère à présent que les richesses du pétrole sont nécessaires pour investir dans la transition énergétique, notamment les carburants renouvelables, comme l'hydrogène vert.

Mais il est loin de convaincre les défenseurs de l'environnement.

"C'est une erreur de vouloir obtenir des revenus par le biais des exportations de pétrole, avec le regard tourné vers le passé, sans prendre en compte la crise climatique", fustige Suely Araujo.

Enrico Marone, de l'antenne brésilienne de Greenpeace, s'oppose tout particulièrement aux nouveaux projets d'exploration, affirmant que les gisements exploités actuellement "peuvent générer les revenus suffisants pour soutenir la transition énergétique".

Près de la moitié de l'énergie brésilienne (47,4%) est renouvelable, soit plus du triple de la moyenne mondiale (15%), selon les chiffres du gouvernement.

A.Sun--ThChM