The China Mail - Faut-il forcer les entreprises à acheter des voitures électriques?

USD -
AED 3.672496
AFN 63.503428
ALL 83.072963
AMD 376.980208
ANG 1.790083
AOA 916.99968
ARS 1392.126798
AUD 1.450537
AWG 1.8
AZN 1.7008
BAM 1.695072
BBD 2.009612
BDT 122.428639
BGN 1.709309
BHD 0.377609
BIF 2964.709145
BMD 1
BND 1.2851
BOB 6.894519
BRL 5.156699
BSD 0.997742
BTN 92.939509
BWP 13.688562
BYN 2.956504
BYR 19600
BZD 2.006665
CAD 1.39435
CDF 2296.000201
CHF 0.799655
CLF 0.023224
CLP 917.000092
CNY 6.885604
CNH 6.88488
COP 3661.96
CRC 464.279833
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.56558
CZK 21.270098
DJF 177.673004
DKK 6.485215
DOP 60.312178
DZD 133.062353
EGP 54.329805
ERN 15
ETB 155.800822
EUR 0.867901
FJD 2.253804
FKP 0.755399
GBP 0.757495
GEL 2.685034
GGP 0.755399
GHS 10.970563
GIP 0.755399
GMD 73.999472
GNF 8752.513347
GTQ 7.632939
GYD 208.828972
HKD 7.83705
HNL 26.504427
HRK 6.538402
HTG 130.952897
HUF 333.369013
IDR 17008
ILS 3.130375
IMP 0.755399
INR 92.660596
IQD 1307.141959
IRR 1319124.999836
ISK 125.330008
JEP 0.755399
JMD 157.303566
JOD 0.709013
JPY 159.584004
KES 129.798647
KGS 87.45009
KHR 3990.137323
KMF 427.0005
KPW 899.984966
KRW 1510.619704
KWD 0.30934
KYD 0.831502
KZT 472.805432
LAK 21970.392969
LBP 89502.03926
LKR 314.804623
LRD 183.088277
LSL 16.955078
LTL 2.952741
LVL 0.60489
LYD 6.380628
MAD 9.374033
MDL 17.55613
MGA 4171.343141
MKD 53.422776
MMK 2099.725508
MNT 3578.768806
MOP 8.055104
MRU 39.637211
MUR 46.939842
MVR 15.460283
MWK 1730.071718
MXN 17.87273
MYR 4.030978
MZN 63.950167
NAD 16.954711
NGN 1378.129697
NIO 36.712196
NOK 9.7913
NPR 148.701282
NZD 1.756111
OMR 0.384545
PAB 0.997734
PEN 3.45194
PGK 4.316042
PHP 60.3915
PKR 278.39991
PLN 3.71235
PYG 6454.29687
QAR 3.638018
RON 4.423299
RSD 101.772347
RUB 80.316677
RWF 1457.240049
SAR 3.754249
SBD 8.038772
SCR 14.425806
SDG 600.999983
SEK 9.473951
SGD 1.286735
SHP 0.750259
SLE 24.649478
SLL 20969.510825
SOS 570.192924
SRD 37.351047
STD 20697.981008
STN 21.233539
SVC 8.730169
SYP 111.309257
SZL 16.948198
THB 32.679754
TJS 9.563492
TMT 3.51
TND 2.941459
TOP 2.40776
TRY 44.5885
TTD 6.768937
TWD 31.996989
TZS 2600.000464
UAH 43.698134
UGX 3743.234401
UYU 40.405091
UZS 12122.393971
VES 473.390503
VND 26340
VUV 119.350864
WST 2.77386
XAF 568.506489
XAG 0.013693
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.798209
XDR 0.70704
XOF 568.516344
XPF 103.361457
YER 238.649873
ZAR 17.00814
ZMK 9001.202503
ZMW 19.281421
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Faut-il forcer les entreprises à acheter des voitures électriques?
Faut-il forcer les entreprises à acheter des voitures électriques? / Photo: © AFP/Archives

Faut-il forcer les entreprises à acheter des voitures électriques?

Faut-il que les grandes entreprises électrifient leurs voitures aussi vite que les particuliers? Une proposition de loi du député Renaissance Damien Adam, très contestée, est examinée mardi à l'Assemblée nationale.

Taille du texte:

Les 3.500 entreprises qui gèrent un parc de plus de 100 véhicules sont tenues depuis 2019 de commander des quotas de véhicules à faibles émissions quand elles renouvellent leurs flottes. Elles doivent ainsi devancer l'interdiction à la vente des véhicules thermiques neufs en 2035.

Mais cette obligation (10% de véhicules à faibles émissions début 2022) n'a été respectée que par un tiers de ces grandes entreprises, faute de sanctions, et avec des voitures électriques encore chères à l'achat.

La proposition de loi du député Damien Adam (Renaissance) vise à "accélérer et contrôler le verdissement" de ces flottes, essentielles parce qu'elles irriguent ensuite le marché de l'occasion.

"Les Français veulent que ceux qui ont le plus fassent plus", a-t-il souligné à l'AFP. Il faut selon lui "arrêter le +stop and go+" sur l'électrification des véhicules et "offrir une trajectoire sanctuarisée".

En raison du nombre d'amendements (326), les députés ne pourront sans doute pas terminer l'examen mardi soir et le texte devrait être réinscrit à l'ordre du jour ultérieurement, peut-être après les élections européennes du 9 juin.

La proposition de loi a provoqué une levée de boucliers de la part de plusieurs professions, comme les loueurs de courte durée. Ils estiment qu'ils ne peuvent pas s'électrifier aussi vite que les particuliers et que ce saut électrique mettrait leur trésorerie en danger.

Lors de son passage en commission, le texte a déjà été légèrement assoupli. La trajectoire de verdissement a notamment été décalée d'un an (20% de véhicules à très faibles émissions en 2025 plutôt qu'en 2024, puis 30% en 2026 et 90% en 2032), et les sanctions atténuées (de 5.000 à 2.000 euros par véhicule manquant en 2025, avant d'augmenter).

Les entreprises de location de courte durée ont également eu droit à une trajectoire plus souple, tandis que les plateformes de VTC et de taxis doivent être traitées dans un décret à part.

- Majorité divisée -

L'enjeu de ce texte est désormais plus de "faire appliquer la loi telle qu'elle est" que d'avancer davantage sur l'électrification, a commenté Léo Larivière, de Transport & Environment. L'ONG, alliée à la CFDT, au Réseau Action Climat ou encore à l'UFC-Que choisir, a exhorté fin avril le Premier ministre à soutenir cette réforme.

"Si la loi venait à ne pas être votée ou si son ambition venait à être trop réduite, nous risquerions de condamner les objectifs nationaux et européens de décarbonation du secteur des transports", ont lancé les organisations dans une lettre ouverte.

Le texte a été soutenu par Renaissance et par la gauche, et combattu par LR et le RN, qui y voit une "écologie punitive". La majorité est quant à elle divisée.

Le MoDem est contre: "je me refuse à légiférer au doigt mouillé", dénonce le député centriste Bruno Millienne auprès de l’AFP. "La trajectoire n'est pas respectée, ça ne marche pas, et on dit que ce qu'on va faire, c’est durcir la trajectoire".

"Je ne peux pas croire qu'il y ait 2.000 entreprises voyous sur les 3.500 concernées. Il faut comprendre les raisons objectives qui font qu'elles n'y arrivent pas", a souligné M. Millienne.

A Horizons, autre allié du camp présidentiel, Vincent Thiébaut est "très mitigé" et souligne le manque de bornes de recharge. "Il faut prendre un peu de recul", avec une "mission parlementaire", suggère-t-il. Vincent Thiébaut ne croit pas à la "capacité et à la volonté du Sénat" de reprendre un tel texte ensuite pour le valider.

Parmi les amendements qui doivent être examinés, certains demandent d'aller plus loin dans l'assouplissement de la loi ou d'intégrer d'autres technologies plus polluantes que l'électrique, comme les hybrides rechargeables ou les agrocarburants.

D'autres, du côté de Renaissance et de la gauche, veulent pousser au verdissement des flottes publiques pour des raisons d'exemplarité.

Selon une source au sein de Renaissance, le gouvernement est "totalement favorable" à la PPL. "Si des gens de la majorité ont envie de dire qu'ils sont contre l'électrification des voitures, bon courage".

R.Lin--ThChM