The China Mail - L'agro-écologie contre la désertification dans le nord-est brésilien

USD -
AED 3.672498
AFN 65.504849
ALL 80.577087
AMD 365.860278
ANG 1.789783
AOA 917.000424
ARS 1491.75645
AUD 1.415397
AWG 1.80125
AZN 1.702571
BAM 1.696734
BBD 2.015728
BDT 122.843622
BGN 1.696366
BHD 0.377075
BIF 2998
BMD 1
BND 1.280933
BOB 11.734342
BRL 5.200393
BSD 1.000794
BTN 95.468406
BWP 13.472141
BYN 3.009929
BYR 19600
BZD 2.012779
CAD 1.392425
CDF 2273.00005
CHF 0.814065
CLF 0.023236
CLP 914.499139
CNY 6.743201
CNH 6.74428
COP 3125.59
CRC 449.393362
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.097355
CZK 20.9984
DJF 178.218681
DKK 6.480598
DOP 58.500592
DZD 132.925576
EGP 50.179799
ERN 15
ETB 161.890385
EUR 0.86692
FJD 2.212449
FKP 0.740201
GBP 0.74105
GEL 2.60983
GGP 0.740201
GHS 11.075014
GIP 0.740201
GMD 73.503608
GNF 8774.999769
GTQ 7.628599
GYD 209.38434
HKD 7.84725
HNL 26.830633
HRK 6.532499
HTG 130.904201
HUF 315.099503
IDR 17869
ILS 2.962965
IMP 0.740201
INR 95.40155
IQD 1311.025996
IRR 1374587.502337
ISK 123.279732
JEP 0.740201
JMD 158.336044
JOD 0.708973
JPY 159.484505
KES 129.380111
KGS 87.450258
KHR 4047.501402
KMF 426.999701
KPW 900.000294
KRW 1419.350245
KWD 0.30881
KYD 0.834053
KZT 465.738688
LAK 22565.000186
LBP 89549.999911
LKR 333.612392
LRD 181.649675
LSL 16.20377
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.359924
MAD 9.308499
MDL 17.373275
MGA 4310.91697
MKD 53.362649
MMK 2099.846019
MNT 3597.969266
MOP 8.08894
MRU 40.104973
MUR 47.149409
MVR 15.450173
MWK 1736.000212
MXN 17.03136
MYR 4.0864
MZN 63.910212
NAD 16.201257
NGN 1360.610236
NIO 36.82706
NOK 9.503797
NPR 152.752101
NZD 1.70711
OMR 0.384494
PAB 1.000794
PEN 3.377159
PGK 4.42879
PHP 61.353982
PKR 277.795321
PLN 3.73725
PYG 5973.01084
QAR 3.635016
RON 4.540599
RSD 101.711976
RUB 83.066008
RWF 1474.223003
SAR 3.743113
SBD 8.064941
SCR 13.765481
SDG 600.502424
SEK 9.557505
SGD 1.280275
SHP 0.740866
SLE 24.549828
SLL 20969.499227
SOS 571.973887
SRD 37.722501
STD 20697.981008
STN 21.254723
SVC 8.756946
SYP 13001.999906
SZL 16.149252
THB 33.180338
TJS 9.247366
TMT 3.51
TND 2.934571
TOP 2.40776
TRY 47.869903
TTD 6.786763
TWD 32.139098
TZS 2645.502973
UAH 44.737671
UGX 3715.737009
UYU 40.062929
UZS 11954.697077
VES 765.39797
VND 26075
VUV 118.594628
WST 2.730779
XAF 569.073676
XAG 0.015471
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.803702
XDR 0.707757
XOF 569.06874
XPF 103.462785
YER 237.149534
ZAR 16.183898
ZMK 9001.195179
ZMW 18.815201
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

L'agro-écologie contre la désertification dans le nord-est brésilien
L'agro-écologie contre la désertification dans le nord-est brésilien / Photo: © AFP

L'agro-écologie contre la désertification dans le nord-est brésilien

"En l'absence de lois, c'est à nous d'agir. C'est comme ça qu'on peut changer le Brésil", affirme Alcides Peixinho Nascimento, agriculteur de 70 ans déterminé à sauver de la désertification la Caatinga, vaste biome du nord-est du pays.

Taille du texte:

Sa méthode : miser sur des pratiques agro-écologiques pour faire pousser la végétation originelle et cultiver des aliments pour subvenir à ses besoins.

La Caatinga, qui s'étend sur la région la plus pauvre du Brésil, est un biome aux caractéristiques uniques au monde, avec ses arbustes épineux adaptés au climat semi-aride.

Mais il a perdu 40% de sa surface originelle en raison de l'expansion agricole ou minière, et de l'installation de parcs éoliens, selon l'ONG MapBiomas.

La Caatinga souffre également de périodes de sécheresse de plus en plus sévères, que les experts attribuent notamment au changement climatique.

La première zone aride du Brésil a été identifiée récemment au nord de Bahia, l'un des dix États brésiliens qui abritent ce biome.

Contrairement à l'Amazonie, au cœur des préoccupations du monde entier, la Caatinga suscite peu d'intérêt, alors qu'elle aussi est riche en biodiversité, avec une végétation qui contribue à absorber les émissions de carbone.

"Préserver la Caatinga, c'est maintenir ces terres en vie", résume Alcides Peixinho Nascimento, visage buriné et machette à la ceinture.

Le septuagénaire admet que, s'il y a quarante ans, il n'aurait jamais imaginé une telle dégradation, aujourd'hui, il perçoit "très facilement" les effets du réchauffement de la planète.

Selon une étude récente, neuf espèces sur dix de flore et de faune de la Caatinga pourraient disparaître d'ici 2060.

Les autorités locales estiment que près de 38 millions de brésiliens pourraient subir les effets de la désertification, qui pourrait s'étendre sur 140 millions d'hectares, plus du double de la France.

- "Gardiens de la Caatinga" -

Pour régénérer ses terres, près de la localité d'Uaua, à Bahia, M. Nascimento plante du mandacaru, un cactus qui peut mesurer jusqu'à six mètres de haut et dont les fruits peuvent nourrir aussi bien les animaux que les humains.

Avec leurs épines qui repoussent les prédateurs, ces cactus sont notamment plantés autour des terrains où sont cultivées d'autres espèces natives et des aliments comme le haricot noir, aliment incontournable de l'assiette des Brésiliens.

Et l'excédent de production du mandacaru est vendu à une marque française de cosmétiques, pour fabriquer des crèmes et des savons.

De quoi subvenir aux besoins de sa famille tout en dotant le sol d'une végétation qui le protège du climat extrême.

"La Caatinga est préservée dans les zones où vivent des communautés traditionnelles" qui adoptent ces pratiques agro-écologiques, assure Luiz Almeida Santos, de l'Institut régional de la petite agriculture appropriée (IRPAA), une ONG locale. "Ce sont les gardiens de la Caatinga".

L'une des missions de l'IRPAA est d'enseigner aux communautés locales comment doser l'usage de l'eau, pour que les réserves durent jusqu'aux périodes de sécheresses les plus critiques.

- Citernes vitales -

Sur son terrain à Malhada da Areaia, localité rurale près de Juazeiro, ville du nord de Bahia, Maria Gonçalves dos Santos, 60 ans, montre le chemin parcouru par l'eau de pluie, recueillie sur une plaque de béton pour s'écouler dans une citerne.

"Ici, toute l'eau est réutilisée", explique-t-elle. Y compris les eaux usées, qui servent à arroser le fourrage destiné aux animaux après avoir été filtrées.

Mme Gonçalves mesure à la règle le niveau de la citerne de 16.000 litres installée par le gouvernement et tient un registre sur un cahier pour pouvoir doser correctement sa consommation.

Près d'un million de citernes comme celle-ci ont été installées dans le région depuis 2003.

Après une réduction drastique de ces installations sous le mandat du président d'extrême-droite Jair Bolsonaro (2019-2022), le programme a été relancé par le gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva.

Mais au-delà de la sécheresse, la survie de la région est également menacée par l'exode rural.

C'est pourquoi l'IRPAA a installé un centre de formation près de Juazeiro qui a déjà accueilli environ 200 jeunes pour leur apprendre les méthodes d'agro-écologie.

Anderson Santos de Jesus, 20 ans, n'a pas hésité à parcourir 200 kilomètres pour rejoindre ce centre, depuis le village quilombola (communauté descendants d'esclaves fugitifs) de Curral da Pedra.

"Dans notre région, nous n'avons pas beaucoup d'opportunités, il faut se déplacer pour aller chercher les connaissances. Je suis heureux à l'idée de pouvoir contribuer au bien-être de ma communauté à mon retour", confie-t-il.

U.Feng--ThChM