The China Mail - Déçue, frustrée, pessimiste: une climatologue kényane à la COP29

USD -
AED 3.672497
AFN 64.000039
ALL 82.087167
AMD 368.450607
ANG 1.790403
AOA 917.999777
ARS 1429.274902
AUD 1.413398
AWG 1.801525
AZN 1.69855
BAM 1.689603
BBD 2.013822
BDT 122.983888
BGN 1.69088
BHD 0.37683
BIF 2970.152477
BMD 1
BND 1.283746
BOB 6.909421
BRL 5.060199
BSD 0.99987
BTN 95.052482
BWP 13.460326
BYN 2.766446
BYR 19600
BZD 2.010971
CAD 1.397215
CDF 2294.999995
CHF 0.793715
CLF 0.022857
CLP 899.590078
CNY 6.771502
CNH 6.75731
COP 3492.53
CRC 454.839964
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.257224
CZK 20.770598
DJF 178.057103
DKK 6.43833
DOP 58.710207
DZD 133.20241
EGP 51.120401
ERN 15
ETB 157.556391
EUR 0.8613
FJD 2.237201
FKP 0.745885
GBP 0.743725
GEL 2.654985
GGP 0.745885
GHS 11.098441
GIP 0.745885
GMD 72.99991
GNF 8759.016889
GTQ 7.622133
GYD 209.191828
HKD 7.835905
HNL 26.736642
HRK 6.488699
HTG 130.733014
HUF 302.665007
IDR 17681
ILS 2.888797
IMP 0.745885
INR 94.596499
IQD 1309.835428
IRR 1375877.500068
ISK 124.210305
JEP 0.745885
JMD 158.489914
JOD 0.709036
JPY 160.0745
KES 129.429759
KGS 87.450319
KHR 4017.105093
KMF 426.000041
KPW 900.00035
KRW 1510.649968
KWD 0.308169
KYD 0.833312
KZT 488.937843
LAK 22017.191482
LBP 89543.518639
LKR 335.207982
LRD 181.97918
LSL 16.286467
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.372943
MAD 9.260766
MDL 17.462745
MGA 4172.605935
MKD 53.097155
MMK 2098.945404
MNT 3577.889929
MOP 8.070062
MRU 39.65617
MUR 47.120161
MVR 15.45976
MWK 1733.834392
MXN 17.17857
MYR 4.046003
MZN 63.899521
NAD 16.286467
NGN 1360.710079
NIO 36.793227
NOK 9.489197
NPR 152.084143
NZD 1.70866
OMR 0.384508
PAB 0.99987
PEN 3.400458
PGK 4.378213
PHP 60.464503
PKR 278.191957
PLN 3.65206
PYG 6122.413719
QAR 3.65522
RON 4.509801
RSD 101.078825
RUB 72.505976
RWF 1468.359898
SAR 3.7538
SBD 8.045573
SCR 14.816665
SDG 600.485792
SEK 9.36835
SGD 1.281545
SHP 0.746601
SLE 24.650132
SLL 20969.503664
SOS 571.465595
SRD 37.509498
STD 20697.981008
STN 21.165392
SVC 8.74865
SYP 110.532098
SZL 16.273163
THB 32.579497
TJS 9.318906
TMT 3.51
TND 2.933437
TOP 2.40776
TRY 46.265199
TTD 6.791931
TWD 31.539101
TZS 2621.559974
UAH 44.803507
UGX 3749.298086
UYU 40.387024
UZS 11975.292644
VES 581.95784
VND 26287.5
VUV 118.173796
WST 2.743491
XAF 566.677033
XAG 0.014293
XAU 0.000232
XCD 2.70255
XCG 1.801996
XDR 0.703376
XOF 566.677033
XPF 103.027947
YER 238.596572
ZAR 16.17416
ZMK 9001.207442
ZMW 17.467928
ZWL 321.999592
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Déçue, frustrée, pessimiste: une climatologue kényane à la COP29
Déçue, frustrée, pessimiste: une climatologue kényane à la COP29 / Photo: © AFP

Déçue, frustrée, pessimiste: une climatologue kényane à la COP29

Participer à la COP, où la politique prend souvent le pas sur la science, peut être décourageant, estime Joyce Kimutai, experte du réchauffement climatique dans un pays africain sujet aux catastrophes.

Taille du texte:

"Si le monde écoutait les scientifiques, peut-être que nous ne ferions pas ces COP", souffle à l'AFP cette climatologue kényane de 36 ans, en marge de la conférence climatique qui a lieu cette année en Azerbaïdjan.

"Notre action est très lente. Nous avons peur de prendre des mesures audacieuses. Et je ne comprends pas pourquoi", confie-t-elle.

Alors que la conférence s'apprête à entrer dans sa seconde semaine, les pays réunis ne semblent pas plus près de consentir à augmenter l'aide financière indispensable aux pays vulnérables au changement climatique en Afrique, en Asie ou en Amérique latine.

Sans cet argent, les pays en développement affirment qu'il leur sera difficile de passer aux énergies renouvelables et s'adapter à des chocs climatiques plus fréquents.

Les pourparlers tournent en rond, mettant à l'épreuve ceux dont les communautés sont à la merci de conditions météorologiques de plus en plus aléatoires et extrêmes.

"C'est vraiment frustrant", témoigne Mme Kimutai, une des autrices principales du Giec, le groupe d'experts de l'ONU sur le climat.

"J'essaie de rester optimiste, mais honnêtement, il y a des jours où je me réveille en étant très pessimiste, devant la souffrance de ces communautés vulnérables".

- Le front du climat -

Joyce Kimutai comprend le coût de l'inaction climatique mieux que personne dans les salles de négociations de la COP29: elle est spécialiste de l'attribution des événements météo extrêmes au réchauffement causé par les humains, et collabore avec un réseau mondial de scientifiques reconnus dans cette discipline en pleine croissance.

"Mais je préfère travailler sur le continent africain, car c'est là que je sens que mon expertise est requise", dit Mme Kimutai, qui vit à Nairobi.

Là, la climatologue n’échappe pas aux phénomènes qu'elle étudie. Cette année, après avoir subi sa pire sécheresse depuis des décennies, le Kenya a enduré averses et inondations qui ont tué des centaines de personnes et détruit routes et maisons.

Elle raconte que c'est l'étude de la vallée du Rift, en cours de géographie au lycée, qui a éveillé sa passion pour la science. Les glissements de terrain y devenaient déjà de plus en plus fréquents, ainsi que les saisons aléatoires, l'herbe et l'eau de plus en plus rares pour le bétail.

Le changement climatique impose un coût "terrible" au Kenya, déplore t-elle, tout comme ailleurs en Afrique ou dans d'autres régions en développement.

"Ils ne sont pas prêts pour ces événements", craint Mme Kimutai.

Même les pays riches ne seront pas "épargnés", pense-t-elle, soulignant les récentes inondations meurtrières en Espagne.

- "Humiliant" -

A la COP29, Mme Kimutai conseille le gouvernement kényan dans le bras de fer financier avec les pays riches, réticents à accroître fortement leurs contributions.

Pour Mme Kimutai, le Kenya "porte le continent" africain, en étant à la tête actuellement du groupe de négociateurs africains, formellement reconnu dans le processus onusien.

"Si vous faites face à trois ou quatre catastrophes par an, vous devez aller chercher des bailleurs quatre fois, qui réclament de l'argent. Et cela signifie que vous vous retrouvez constamment endetté", souligne la chercheuse.

Être obligée de marchander pour réparer un problème causé par d'autres est "humiliant", fustige-t-elle, d'autant plus quand le temps est compté.

B.Chan--ThChM