The China Mail - Les vins de Bourgogne dans la course à la décarbonation

USD -
AED 3.672505
AFN 64.999602
ALL 81.8702
AMD 362.466517
ANG 1.790365
AOA 917.999892
ARS 1524.858402
AUD 1.437009
AWG 1.8
AZN 1.688092
BAM 1.740516
BBD 2.01375
BDT 122.920986
BGN 1.683441
BHD 0.37687
BIF 3016.29395
BMD 1
BND 1.279623
BOB 12.012672
BRL 5.2386
BSD 0.999844
BTN 96.860456
BWP 13.821826
BYN 3.011507
BYR 19600
BZD 2.010786
CAD 1.424335
CDF 2309.999758
CHF 0.82908
CLF 0.024891
CLP 982.879702
CNY 6.7046
CNH 6.704745
COP 3274.93
CRC 458.133471
CUC 1
CUP 23.995372
CVE 98.130217
CZK 21.69035
DJF 178.038427
DKK 6.634365
DOP 59.696976
DZD 133.63833
EGP 52.3018
ERN 15
ETB 163.30358
EUR 0.88759
FJD 2.24725
FKP 0.757935
GBP 0.755555
GEL 2.594988
GGP 0.757935
GHS 11.742144
GIP 0.757935
GMD 73.504552
GNF 8794.81726
GTQ 7.640625
GYD 209.141311
HKD 7.84725
HNL 26.843171
HRK 6.684502
HTG 130.925789
HUF 326.922497
IDR 17933
ILS 3.05233
IMP 0.757935
INR 96.113984
IQD 1309.809331
IRR 1746539.000234
ISK 121.78025
JEP 0.757935
JMD 158.282088
JOD 0.708998
JPY 157.766992
KES 129.74973
KGS 87.450011
KHR 4055.388942
KMF 437.999797
KPW 900.000318
KRW 1346.329716
KWD 0.30876
KYD 0.833148
KZT 449.216421
LAK 22458.151269
LBP 89529.691296
LKR 330.631023
LRD 170.963522
LSL 16.71656
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403012
MAD 9.93361
MDL 17.867027
MGA 4417.588481
MKD 54.802323
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.081321
MRU 39.951768
MUR 48.150173
MVR 15.450454
MWK 1733.663199
MXN 18.175345
MYR 4.085201
MZN 63.909975
NAD 16.717378
NGN 1328.889707
NIO 36.788196
NOK 9.61796
NPR 154.976729
NZD 1.78014
OMR 0.384484
PAB 0.999831
PEN 3.464622
PGK 4.52806
PHP 62.508029
PKR 276.912159
PLN 3.88725
PYG 5849.556144
QAR 3.64447
RON 4.749199
RSD 104.227999
RUB 83.746683
RWF 1480.746469
SAR 3.756424
SBD 8.064852
SCR 13.813723
SDG 601.498027
SEK 10.03021
SGD 1.278445
SHP 0.757461
SLE 24.589851
SLL 20969.491881
SOS 571.400603
SRD 37.811499
STD 20697.981008
STN 21.803457
SVC 8.748081
SYP 13002.000254
SZL 16.713089
THB 33.556989
TJS 9.20325
TMT 3.51
TND 2.979331
TOP 2.40776
TRY 49.144797
TTD 6.77945
TWD 31.833498
TZS 2635.002976
UAH 44.988787
UGX 3989.587737
UYU 40.296887
UZS 11792.713098
VES 865.478024
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 582.220927
XAG 0.016556
XAU 0.000241224261
XCD 2.70255
XCG 1.80192
XDR 0.707052
XOF 582.220927
XPF 106.128696
YER 236.375033
ZAR 16.64983
ZMK 9001.194587
ZMW 19.645988
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.056508
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Les vins de Bourgogne dans la course à la décarbonation
Les vins de Bourgogne dans la course à la décarbonation / Photo: © AFP

Les vins de Bourgogne dans la course à la décarbonation

Moins de verre et de métal, plus d'engrais naturels et de haies: les vins de Bourgogne se sont lancés dans un plan tous azimuts pour atteindre la neutralité carbone dès 2035, quinze ans avant l'objectif de la France.

Taille du texte:

C'est "très ambitieux", confesse à l'AFP Laurent Delaunay, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). "Mais le dérèglement climatique est quelque chose de très grave. On est bien placés pour le voir", dit-il en référence aux dégâts causés à la vigne par les aléas climatiques.

D'ici à 2035, les vins de Bourgogne ambitionnent donc de réduire de 60% leur émission de gaz à effet de serre. Les 40% restants, un "minimum incompressible" selon M. Delaunay, doivent être "compensés" par des mesures de stockage de carbone, comme la plantation de haies et d'arbres.

Le plan n'en est encore qu'à ses débuts: sur les quelque 3.500 domaines de Bourgogne, seuls 150 comptes ont été ouverts sur la plateforme WinePilot, qui permet aux vignerons d'évaluer leur empreinte carbone et de la réduire.

"Mais il n'y en avait que 60 il y a six mois", se félicite Mathieu Oudot, chef du projet neutralité au BIVB, qui veut y voir une "dynamique en train de prendre".

Pour atteindre son objectif, la profession s'attaque d'abord au plus gros contributeur : la bouteille, qui pèse 25% du carbone.

"Nos bouteilles passent cette année à 420 grammes, contre 520 auparavant. Cela représente 500 tonnes de verre en moins, soit 100 tonnes de CO2", l'équivalent de plus de 50 allers-retours Paris-New York en avion, se félicite Frédéric Drouhin, de la Maison Drouhin, à Beaune (Côte d'Or).

Mais toucher à la dive bouteille, même si elle est devenue diabolique par son empreinte carbone, nécessite de s'attaquer à un tabou dans une Bourgogne où on estime souvent qu'un bon vin nécessite un flacon de poids.

"On a sondé nos clients", rétorque Frédéric Drouhin. "Et ils ne sont pas choqués, même pour les grands vins."

- Tondeuses naturelles -

Alléger la bouteille ne suffira pas. "Il va falloir qu'il y ait des pratiques qui changent", avertit Boris Champy, à la tête d'un des premiers domaines de France à être passé, dès 1984, en biodynamie, forme plus exigeante de l'agriculture biologique qui lutte contre les maladies à l'aide de tisanes ou de bouses de vaches, et émet moins de gaz à effets de serre.

Le résultat est visible: alors que la parcelle de son voisin est revêtue d'un triste sol nu, des milliers de pâquerettes pointent leurs couleurs au milieu du domaine de Boris, à Nantoux (Côte d'Or). Entre les rangs, des moutons pâturent, véritables tondeuses naturelles qui "évitent un passage en tracteur" tout en laissant au sol un engrais naturel.

Boris Champy n'a pas la prétention de demander à tous de suivre son exemple mais certaines de ses pratiques peuvent être reprises, croit-il, par exemple l'abolition des capsules en métal qui recouvrent les bouchons.

Autre usage à éradiquer, selon lui: le brûlage des sarments (tiges coupées lors de la taille) qui charge l'air de C02 alors que, broyés, ils peuvent apporter aux sols de précieuses matières organiques.

Outre la vigne, la neutralité se fera également dans les chais, estime la coopérative de La Chablisienne, premier producteur de Chablis (Yonne). Quand il a fallu penser à un nouvel entrepôt, elle a opté pour la réhabilitation d'une ancienne carrière plutôt qu'une nouvelle construction.

"Elle aurait coûté 8 millions d'euros, contre 2,5 millions pour cette carrière. Et ici, la température reste toute l'année à 12-14 degrés, donc pas besoin de climatiser, ce qui économise beaucoup d'énergie. C'est une belle opération pour nous et pour la planète", se réjouit Damien Leclerc, directeur général de La Chablisienne.

Pour lui, l'objectif de neutralité en 2035 "semble réaliste". "De toute façon, même si on s'arrête aux trois quarts du chemin, on aura quand même déjà parcouru trois quarts du chemin".

G.Tsang--ThChM