The China Mail - Au Kenya, des milliers de déplacés par la montée des eaux du célèbre lac Naivasha

USD -
AED 3.672501
AFN 62.999886
ALL 81.2693
AMD 368.114362
ANG 1.790076
AOA 917.999926
ARS 1385.000064
AUD 1.381072
AWG 1.8025
AZN 1.720749
BAM 1.666077
BBD 2.014457
BDT 122.941149
BGN 1.671156
BHD 0.377471
BIF 2977.296929
BMD 1
BND 1.273246
BOB 6.911416
BRL 4.894303
BSD 1.000217
BTN 95.599836
BWP 13.500701
BYN 2.796427
BYR 19600
BZD 2.01156
CAD 1.37024
CDF 2224.999845
CHF 0.782115
CLF 0.023209
CLP 913.460076
CNY 6.792097
CNH 6.788855
COP 3788.37
CRC 456.440902
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.93689
CZK 20.809097
DJF 178.103956
DKK 6.384535
DOP 59.027231
DZD 132.370621
EGP 52.999201
ERN 15
ETB 156.17715
EUR 0.85455
FJD 2.187298
FKP 0.732576
GBP 0.73945
GEL 2.670051
GGP 0.732576
GHS 11.291855
GIP 0.732576
GMD 73.516689
GNF 8776.211713
GTQ 7.631494
GYD 209.250717
HKD 7.83065
HNL 26.597149
HRK 6.438806
HTG 130.672573
HUF 307.065023
IDR 17482
ILS 2.903155
IMP 0.732576
INR 95.72135
IQD 1310.162706
IRR 1311999.999969
ISK 122.710238
JEP 0.732576
JMD 158.040677
JOD 0.709029
JPY 157.8385
KES 129.149763
KGS 87.450274
KHR 4012.437705
KMF 420.000118
KPW 900.018246
KRW 1490.85959
KWD 0.30834
KYD 0.833461
KZT 463.898117
LAK 21925.486738
LBP 89566.76932
LKR 323.055495
LRD 183.03638
LSL 16.532284
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.327815
MAD 9.128129
MDL 17.117957
MGA 4179.356229
MKD 52.646412
MMK 2098.953745
MNT 3580.85029
MOP 8.064861
MRU 39.897262
MUR 46.810352
MVR 15.397294
MWK 1734.441354
MXN 17.237498
MYR 3.930263
MZN 63.91038
NAD 16.532073
NGN 1370.519894
NIO 36.810495
NOK 9.183085
NPR 152.953704
NZD 1.686326
OMR 0.384518
PAB 1.000175
PEN 3.427819
PGK 4.355862
PHP 61.399865
PKR 278.627173
PLN 3.63465
PYG 6105.472094
QAR 3.645959
RON 4.447698
RSD 100.298973
RUB 73.451572
RWF 1462.859869
SAR 3.754672
SBD 8.029009
SCR 13.956052
SDG 600.497735
SEK 9.31555
SGD 1.27258
SHP 0.746601
SLE 24.624983
SLL 20969.500038
SOS 571.611117
SRD 37.254498
STD 20697.981008
STN 20.871402
SVC 8.751171
SYP 110.529423
SZL 16.526884
THB 32.376031
TJS 9.351751
TMT 3.5
TND 2.908879
TOP 2.40776
TRY 45.417905
TTD 6.787631
TWD 31.541021
TZS 2601.398013
UAH 43.959484
UGX 3759.408104
UYU 39.772219
UZS 12133.112416
VES 504.28356
VND 26350.5
VUV 118.32345
WST 2.709295
XAF 558.801055
XAG 0.011571
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802539
XDR 0.694969
XOF 558.801055
XPF 101.593413
YER 238.650147
ZAR 16.46445
ZMK 9001.189445
ZMW 18.8284
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.3000

    1004.78

    +0.53%

  • BEL20

    18.6000

    5488.18

    +0.34%

  • PX1

    -37.5100

    7942.66

    -0.47%

  • ISEQ

    -69.8600

    12405.71

    -0.56%

  • OSEBX

    1.1900

    1985.61

    +0.06%

  • PSI20

    -13.5800

    9036.77

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    23.7800

    4123.54

    +0.58%

  • N150

    16.2800

    4191.12

    +0.39%

Au Kenya, des milliers de déplacés par la montée des eaux du célèbre lac Naivasha
Au Kenya, des milliers de déplacés par la montée des eaux du célèbre lac Naivasha / Photo: © AFP

Au Kenya, des milliers de déplacés par la montée des eaux du célèbre lac Naivasha

Généralement occupés par les touristes, des bateaux du célèbre lac Naivasha, dans le centre du Kenya, voguent cette fois entre des maisons englouties, remplis de mobilier sauvé des inondations qui ont ces dernières semaines déplacé des milliers d'habitants de ses rives.

Taille du texte:

Pourtant au fait des humeurs de cette vaste étendue d'eau située dans la vallée du Rift et dont le niveau augmente depuis plus d'une décennie, les habitants restés dans le modeste quartier Kihoto, aux trois quarts submergé ces dernières semaines, sont abasourdis.

"Ca n'avait jamais été à ce point", raconte à l'AFP Rose Alero, une habitante, évoquant l'eau montant d'abord lentement avant d'accélérer, précipitant des enfants hors des écoles, certains sur des radeaux de fortune, d'autres bravant l'eau à pied.

"Tant de gens ont été touchés (...) Les gens souffrent" et "beaucoup sont malades", soupire cette grand-mère de 51 ans. Chez elle, l'eau arrive au-dessus de la taille et partout dans le quartier, les toilettes débordent. "Ce n'est pas vraiment un endroit où rester, c'est juste que les gens n'ont pas le choix."

Assis sur son lit à moitié immergé, bottes en caoutchouc aux pieds, Stanley Ng'ang'a raconte lui aussi "la vie difficile", au milieu des eaux usées "pas bonnes pour la santé".

D'autres ont tout perdu. En témoignent des centaines de maisons du quartier entièrement immergées, des églises en ruines, des écoles et un poste de police sous l'eau, entourés d'herbes flottantes.

- "Rythme alarmant" -

Joyce Cheche, cheffe de gestion des risques de catastrophes du comté de Nakuru, estime que 7.000 personnes vivant autour du lac ont été déplacées par la montée des eaux qui a également impacté la faune sauvage et menace de nombreuses activités touristiques et économiques.

Le comté a aidé au transports de nombreuses victimes et mis en place des mesures sanitaires, assure-t-elle. Mais personne n'a encore reçu de compensation financière.

De nombreux salariés des entreprises d'horticulture de la zone ont toutefois refusé de partir, s'inquiète la fonctionnaire, évoquant le risque d'épidémie de choléra et d'effondrements. Mais aussi de rencontres dangereuses avec des hippopotames, très nombreux dans le lac.

"En une semaine, la situation s'est dégradée à un rythme alarmant, nous ne l'avons pas vu venir", admet Joyce Cheche. Lors de ces crues, le lac a "gagné un kilomètre, peut-être 1,5km" à l'intérieur des terres, note Joyce Cheche, un phénomène selon elle inédit.

"Chaque jour, l'eau progresse d'environ un mètre" sur les rives, s'effraie Peter Mwaura, un entrepreneur de 45 ans de Kihoto, tout en soulignant que l'eau est un "défi majeur" depuis deux décennies.

Sur les bords du lac, les troncs nus d'acacias autrefois verdoyants baignent dans une eau qui ne cesse de s'étendre, année après année, sur le rivage.

Ce phénomène est observé dans les autres lacs de la vallée du Rift et a déplacé des centaines de milliers de personnes. De nombreuses études l'expliquent principalement par l'augmentation des précipitations dues au changement climatique.

- Tectonique -

Mais pour d'autres, dont le géologue kényan John Lagat, gestionnaire régional à la Société de développement géothermique publique, "la cause principale est la tectonique", la chaîne de ces lacs s'étendant le long d'une longue faille géologique.

A l'arrivée des colons anglais à la fin du XIXe siècle, le lac était encore plus large qu’aujourd’hui, note-t-il auprès de l'AFP, avant de régresser en raison de mouvements des plaques tectoniques. En 1921, le lac ne faisait qu'un kilomètre de diamètre, indique-t-il également.

Aujourd'hui, la majeure partie de la zone, au lieu d'avoir des écoulements souterrains, est scellée en profondeur et par conséquent, "il y a plus d'eau retenue que d'eau s'écoulant des lacs", poursuit-il.

L'augmentation des précipitations et la dégradation des terres qui s'est accélérée avec l'augmentation de la population, jouent également un rôle "substantiel", concède-t-il.

Joyce Cheche avance elle aussi le changement climatique et la dégradation des terres parmi d'autres facteurs et pronostique que le lac Naivasha "ne régressera pas".

"Nous sommes très inquiets", souffle Rose Alero qui craint déjà les pluies à venir. "Nous ne pouvons pas prévoir ce qui se passera".

W.Tam--ThChM