The China Mail - Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions

USD -
AED 3.673042
AFN 64.000368
ALL 80.559269
AMD 363.520403
ANG 1.790365
AOA 918.000367
ARS 1524.747504
AUD 1.42296
AWG 1.80075
AZN 1.70397
BAM 1.714464
BBD 2.012413
BDT 122.948664
BGN 1.683441
BHD 0.376649
BIF 3009.415106
BMD 1
BND 1.276562
BOB 12.244898
BRL 5.200457
BSD 0.999106
BTN 95.679045
BWP 13.604786
BYN 3.018795
BYR 19600
BZD 2.00952
CAD 1.41513
CDF 2310.000362
CHF 0.82901
CLF 0.024368
CLP 962.203912
CNY 6.71135
CNH 6.723895
COP 3317.49
CRC 454.274493
CUC 1
CUP 23.978646
CVE 96.662634
CZK 21.385104
DJF 177.720393
DKK 6.56233
DOP 59.418613
DZD 133.781625
EGP 51.765104
ERN 15
ETB 162.087103
EUR 0.87782
FJD 2.24725
FKP 0.756753
GBP 0.754985
GEL 2.61504
GGP 0.756753
GHS 11.604951
GIP 0.756753
GMD 73.503851
GNF 8787.432499
GTQ 7.630269
GYD 209.052178
HKD 7.84427
HNL 26.817273
HRK 6.613904
HTG 130.75952
HUF 320.43604
IDR 17957
ILS 3.04806
IMP 0.756753
INR 95.742704
IQD 1308.910162
IRR 1374575.000352
ISK 120.270386
JEP 0.756753
JMD 158.069366
JOD 0.70904
JPY 157.288504
KES 129.530385
KGS 87.448204
KHR 4063.223227
KMF 433.00035
KPW 900.000318
KRW 1356.303789
KWD 0.30865
KYD 0.832592
KZT 442.57352
LAK 22411.284101
LBP 89473.841083
LKR 329.886786
LRD 171.856371
LSL 16.301459
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.387819
MAD 9.588067
MDL 17.734435
MGA 4411.249036
MKD 53.977298
MMK 2099.49869
MNT 3598.832458
MOP 8.072056
MRU 40.194433
MUR 47.530378
MVR 15.450378
MWK 1732.502279
MXN 17.71373
MYR 4.074204
MZN 63.910377
NAD 16.301459
NGN 1325.830377
NIO 36.766253
NOK 9.505075
NPR 153.086647
NZD 1.765675
OMR 0.384492
PAB 0.999106
PEN 3.391893
PGK 4.451574
PHP 62.345038
PKR 276.855854
PLN 3.83815
PYG 5889.262922
QAR 3.641998
RON 4.628604
RSD 103.164038
RUB 84.150357
RWF 1476.627731
SAR 3.749807
SBD 8.000512
SCR 13.951753
SDG 601.503676
SEK 9.91538
SGD 1.277495
SHP 0.755002
SLE 24.650371
SLL 20969.491881
SOS 571.04285
SRD 37.667504
STD 20697.981008
STN 21.477663
SVC 8.742724
SYP 13002.000254
SZL 16.297602
THB 33.377504
TJS 9.217161
TMT 3.51
TND 2.957752
TOP 2.40776
TRY 48.963404
TTD 6.795708
TWD 31.736404
TZS 2644.998038
UAH 44.740953
UGX 3913.317904
UYU 40.026123
UZS 11824.624919
VES 852.43145
VND 25976
VUV 118.506411
WST 2.765483
XAF 575.812448
XAG 0.015545
XAU 0.000233362426
XCD 2.70255
XCG 1.8005
XDR 0.707052
XOF 575.812448
XPF 104.548005
YER 236.650363
ZAR 16.31735
ZMK 9001.203584
ZMW 19.490322
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.007353
  • AEX

    5.2000

    1112.09

    +0.47%

  • BEL20

    32.8900

    5704.3

    +0.58%

  • PX1

    -3.2300

    8077.8

    -0.04%

  • ISEQ

    177.5800

    14384.24

    +1.25%

  • OSEBX

    -13.8400

    2082.8

    -0.66%

  • PSI20

    20.3400

    9704.6

    +0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.8100

    4469.44

    +0.99%

  • N150

    5.0800

    4234.25

    +0.12%

Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions / Photo: © AFP

Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions

Au pied des hauts fourneaux de l'aciériste Thyssenkrupp à Duisbourg, dans l'ouest de l'Allemagne, le Rhin dévoile début août son lit en partie asséché, une nouvelle réalité climatique qui vire au casse-tête économique pour une industrie allemande ébranlée.

Taille du texte:

Des niveaux historiquement bas ont été mesurés à plusieurs points stratégiques du fleuve ces derniers jours, conséquences d'un déficit de pluie combiné à de fortes chaleurs, des phénomènes aggravés par le dérèglement climatique d'origine humaine.

Pour la première économie européenne, déjà engluée dans une reprise fragile, cet épisode de basses eaux tombe au pire moment.

Le gouvernement fédéral est sommé de réagir. Le nouveau ministre des Transports, Steffen Bilger, convoque jeudi à Bonn une conférence réunissant industriels, armateurs, ports et représentants du secteur logistique afin de trouver des solutions pratiques à cette crise qui s'installe.

Le ministre de l'Économie de Rhénanie-Palatinat, Michael Ebling, a appelé le gouvernement à accélérer le projet d'approfondissement du Rhin moyen, estimant que cette voie d'eau stratégique doit rester opérationnelle même en période de basses eaux.

Car le Rhin n'est pas un fleuve comme les autres: il est vital pour le pays.

Environ 80% du trafic fluvial allemand y transite, rappelle Rico Luman, économiste chez ING. Chaque année, quelque 285 millions de tonnes de marchandises y sont transportées, du port néerlandais de Rotterdam, qui débouche sur la mer du Nord, aux grands bassins industriels du pays : la Ruhr sidérurgique, la région Rhin-Main et le gigantesque complexe chimique de Ludwigshafen, berceau de BASF.

Produits pétroliers, carburants, charbon, minerais, céréales, conteneurs et produits chimiques y circulent quotidiennement.

- Barges adaptées -

Le port de Duisbourg (ouest) indique que les capacités de chargement des navires sont tombées à environ un tiers de leur niveau habituel, ce qui a entraîné une hausse de 50 % à 60 % des escales ces dernières semaines et un report accru des marchandises vers de plus petits bateaux, le rail et la route.

Dans le domaine pétrolier, les chargements sont parfois limités à 300-400 tonnes pour certaines barges-citernes de 110 mètres, d'où une multiplication des rotations qui a fait flamber les tarifs du transport fluvial.

Ils ont atteint 200 euros la tonne début août pour des produits pétroliers acheminés entre la zone ARA (Amsterdam-Rotterdam-Anvers), en aval, et Karlsruhe (sud), dans le Rhin supérieur, contre un précédent record de 130 euros en août 2022, selon le cabinet néerlandais Insights Global.

Pour les industriels, l'adaptation est devenue une routine.

Chez BASF, le recours à davantage de barges adaptées aux faibles tirants d'eau a jusqu'à présent permis de maintenir l'essentiel des approvisionnements.

Le chimiste de spécialité Covestro, pour qui plus de 30% des produits fabriqués et près de 75% des matières premières transitent par le Rhin, indique toutefois que les perturbations affectent déjà l'approvisionnement et la production de certains sites.

Dans le même secteur, Lanxess parle d'une situation "très difficile", alors que les livraisons par bateau sont fortement limitées et certaines zones de chargement ou de déchargement ne sont plus accessibles.

Chez Evonik, la réduction des volumes transportés commence à peser sur certaines activités de son complexe chimique de Marl.

Chez Thyssenkrupp Steel, l'approvisionnement du site de Duisbourg est désormais affecté et la flotte fluviale du groupe a dû être remplacée par des navires à plus faible tirant d'eau.

Dans le raffinage, Shell utilise davantage ses capacités de stockage et tente de détourner certains flux vers les trains, les camions ou les oléoducs.

- Économie au ralenti -

Mais pour basculer l'acheminement sur la route, les chauffeurs manquent, et dans le rail, la filiale de fret de Deutsche Bahn, DB Cargo, cherche avec ses clients des "solutions pragmatiques (...) dans la limite des capacités disponibles de l'infrastructure ferroviaire".

Les conséquences débordent déjà du secteur logistique, avec une nouvelle poussée des prix des carburants à la pompe, en attendant la valse des étiquettes dans les supermarchés.

L'économiste Carsten Brzeski (ING) rappelle que la sécheresse de 2018 avait amputé la croissance allemande d'environ 0,3 point de pourcentage et estime que l'impact pourrait être encore plus marqué cette année, les niveaux du Rhin observés début août étant sans précédent.

Le ministère allemand de l'Économie se veut néanmoins rassurant sur un point : aucun problème d'approvisionnement énergétique n'est attendu à ce stade grâce à des stocks plus élevés de charbon dans les centrales situées le long du Rhin.

N.Wan--ThChM