The China Mail - Les impacts dévastateurs du réchauffement au crible de 195 pays

USD -
AED 3.672498
AFN 65.539919
ALL 80.54488
AMD 365.41986
AOA 916.999966
ARS 1498.394201
AUD 1.415609
AWG 1.8
AZN 1.698106
BAM 1.694779
BBD 2.013492
BDT 123.412607
BHD 0.376953
BIF 2988.500767
BMD 1
BND 1.280399
BOB 11.871596
BRL 5.105703
BSD 0.99964
BTN 95.359579
BWP 13.493759
BYN 2.963804
BYR 19600
BZD 2.010589
CAD 1.39385
CDF 2270.489175
CHF 0.810302
CLF 0.023226
CLP 914.089779
CNY 6.747601
CNH 6.74547
COP 3140.65
CRC 453.296822
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.549018
CZK 21.00805
DJF 178.021949
DKK 6.478175
DOP 58.292137
DZD 132.878956
EGP 50.244107
ERN 15
ETB 161.703184
EUR 0.86645
FJD 2.210998
FKP 0.739377
GBP 0.740755
GEL 2.60957
GGP 0.739377
GHS 11.761546
GIP 0.739377
GMD 73.496617
GNF 8778.915352
GTQ 7.626417
GYD 209.364696
HKD 7.846302
HNL 26.795146
HRK 6.530702
HTG 130.708873
HUF 315.816045
IDR 17835
ILS 2.99898
IMP 0.739377
INR 95.346497
IQD 1309.601695
IRR 1374724.999854
ISK 123.229815
JEP 0.739377
JMD 158.160856
JOD 0.70897
JPY 159.208997
KES 129.319836
KGS 87.449748
KHR 4050.20732
KMF 426.000595
KRW 1412.459821
KWD 0.30899
KYD 0.833091
KZT 466.225877
LAK 22555.166094
LBP 89521.713323
LKR 334.293748
LRD 180.439596
LSL 16.222753
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375134
MAD 9.261838
MDL 17.364592
MGA 4301.50388
MKD 53.309532
MMK 2099.437721
MNT 3594.800745
MOP 8.079358
MRU 39.95702
MUR 47.040015
MVR 15.44994
MWK 1733.426342
MXN 17.12158
MYR 4.092102
MZN 63.904957
NAD 16.222753
NGN 1362.590125
NIO 36.784617
NOK 9.506398
NPR 152.571674
NZD 1.700695
OMR 0.384494
PAB 0.99964
PEN 3.379592
PGK 4.486077
PHP 61.156991
PKR 277.487208
PLN 3.723275
PYG 5952.262319
QAR 3.644233
RON 4.54103
RSD 101.679833
RUB 82.450336
RWF 1472.511189
SAR 3.745856
SBD 8.065696
SCR 13.690902
SDG 600.50286
SEK 9.50018
SGD 1.28014
SLE 24.596721
SOS 571.309732
SRD 37.750502
STD 20697.981008
STN 21.230227
SVC 8.746853
SZL 16.213312
THB 33.104496
TJS 9.212099
TMT 3.51
TND 2.93523
TRY 47.739835
TTD 6.770423
TWD 32.246095
TZS 2645.502975
UAH 44.853663
UGX 3719.189092
UYU 40.250777
UZS 11886.327301
VES 755.762402
VND 26136.5
VUV 118.84778
WST 2.733733
XAF 568.412889
XAG 0.015321
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.801749
XDR 0.706586
XOF 568.412889
XPF 103.343544
YER 238.394877
ZAR 16.17969
ZMK 9001.196617
ZMW 18.744124
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.7900

    1120.14

    +0.61%

  • BEL20

    -31.1500

    5736.58

    -0.54%

  • PX1

    14.8300

    8740.96

    +0.17%

  • ISEQ

    -21.4200

    14257.75

    -0.15%

  • OSEBX

    10.8200

    2051.42

    +0.53%

  • PSI20

    78.7300

    9233.69

    +0.86%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    16.8300

    4332.35

    +0.39%

Les impacts dévastateurs du réchauffement au crible de 195 pays
Les impacts dévastateurs du réchauffement au crible de 195 pays

Les impacts dévastateurs du réchauffement au crible de 195 pays

Alors que le réchauffement de la planète s'accélère, 195 pays commencent lundi l'adoption d'un rapport scientifique de référence sur ses impacts dévastateurs, qui peindra sans aucun doute une image sombre de l'avenir auquel l'humanité doit se préparer.

Taille du texte:

Après plus d'un siècle et demi de développement économique consacrant les énergies fossiles, le monde a gagné environ +1,1°C par rapport à l'ère pré-industrielle, multipliant déjà canicules, sécheresses, tempêtes ou inondations dévastatrices.

Dans le premier volet de leur rapport publié en août dernier, les experts climat de l'ONU (Giec) estimaient que le mercure atteindrait autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu'escompté, le seuil de +1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

Avant un troisième opus en avril sur les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le deuxième dont les négociations débutent lundi se penche sur les impacts du réchauffement, et la façon de s'y préparer ("l'adaptation").

Il doit décliner ces conséquences sur tous les continents et dans tous leurs aspects: santé, sécurité alimentaire, pénurie d'eau, déplacement de populations, destruction des écosystèmes...

"La vie sur la planète est frappée par le changement climatique et de nombreux systèmes atteignent leurs limites (...). Nous aussi avons nos limites. Comme les autres espèces, notre espace de vie se réduit", a commenté il y a quelques jours Hans-Otto Pörtner, co-président du groupe de près de 300 scientifiques ayant préparé ce rapport.

Une version préliminaire de ce texte, que l'AFP avait obtenue en juin dernier, montrait que la vie telle que nous la connaissons allait inéluctablement être transformée, à court terme.

Sur presque tous les continents, le monde voit d'ailleurs déjà de ses propres yeux les catastrophes à l'oeuvre. Comme l'an dernier avec les flammes ravageant l'Ouest américain, la Grèce ou la Turquie, des flots submergeant des régions d'Allemagne ou de Chine, ou un thermomètre qui frôle les 50°C au Canada.

- "Bon coup de pied au..." -

Face à ce constat et à la nécessité de réduire les émissions de près de 50% d'ici à 2030 pour ne pas dépasser +1,5°C, le monde a promis lors de la COP26 de Glasgow en novembre d'accélérer la lutte contre le réchauffement.

"Pas assez" pour éloigner "la catastrophe climatique qui frappe toujours à la porte", avait alors réagi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui réclame notamment la sortie du charbon.

Alors que les Etats sont appelés à renforcer leur ambition d'ici à la COP27 en Egypte fin 2022, "j'espère que ce rapport sera un bon coup de pied où je pense pour certains", a déclaré à l'AFP l'envoyé américain pour le climat John Kerry.

Même si "on ne devrait pas avoir besoin de nouvelles statistiques inquiétantes pour savoir ce qu'il faut faire".

C'est le 28 février que sera dévoilée cette nouvelle évaluation du Giec, après deux semaines de réunion virtuelle des 195 États membres qui passeront au crible, ligne par ligne, mot par mot, le "résumé pour les décideurs", condensé politiquement sensible des milliers de pages du rapport scientifique complet.

Evolution comparée au précédent rapport d'il y a sept ans, l'attention portée à l"adaptation", c'est-à-dire les solutions pour faire face aux impacts des dérèglements climatiques.

"L'accent sur les solutions (d'adaptation) n'est pas simplement une liste de courses de ce qui pourrait être fait, mais également une évaluation de l'efficacité et de la faisabilité" des mesures, a expliqué l'autre co-présidente du groupe du Giec Debra Roberts.

Mais "il y a des limites à l'adaptation", souligne à l'AFP le climatologue Laurent Bopp, un des auteurs du rapport.

"Dans certaines zones, si les températures dépassent des niveaux très élevés, la vie humaine n'est plus possible. Si dans certaines zones côtières, le niveau des mers monte de plus d'un mètre, la protection avec des digues n'est plus possible non plus. Donc dans certains scénarios, on peut s'attendre à des migrations de populations importantes", ajoute-t-il.

Scientifiques et ONG appellent à prendre toutes les décisions nécessaires pour limiter au maximum les conséquences irréversibles.

Avec le nouveau rapport, "la réalité de ceux qui vivent dans les situations les plus vulnérables sera impossible à ignorer", espère Kaisa Kosonen, de Greenpeace.

"Les faits incontestables qui seront présentés rendront le manque d'actions et d'engagements des grands émetteurs plus évident, et les appels à la justice encore plus fort".

Y.Parker--ThChM