The China Mail - Biden courtise l'Afrique face à la percée chinoise et russe

USD -
AED 3.672501
AFN 65.000326
ALL 80.892919
AMD 361.32971
ANG 1.789785
AOA 916.999859
ARS 1525.770399
AUD 1.426076
AWG 1.80125
AZN 1.700372
BAM 1.745603
BBD 2.015941
BDT 123.789462
BGN 1.747831
BHD 0.377732
BIF 3002.048312
BMD 1
BND 1.278595
BOB 11.765756
BRL 5.0436
BSD 1.000919
BTN 94.841883
BWP 13.749922
BYN 2.959737
BYR 19600
BZD 2.012996
CAD 1.40324
CDF 2316.000101
CHF 0.821855
CLF 0.024903
CLP 980.119732
CNY 6.67805
CNH 6.673525
COP 3197.66
CRC 456.813374
CUC 1
CUP 24.020564
CVE 98.41267
CZK 21.64665
DJF 178.22224
DKK 6.669799
DOP 61.426136
DZD 134.856023
EGP 55.181899
ERN 15
ETB 163.9445
EUR 0.89233
FJD 2.24975
FKP 0.746996
GBP 0.747575
GEL 2.590175
GGP 0.746996
GHS 11.600632
GIP 0.746996
GMD 72.99968
GNF 8858.324817
GTQ 7.649259
GYD 209.368334
HKD 7.83968
HNL 26.867244
HRK 6.728601
HTG 131.144176
HUF 326.895018
IDR 18074
ILS 3.107096
IMP 0.746996
INR 94.803897
IQD 1517.355874
IRR 1832375.000007
ISK 121.479582
JEP 0.746996
JMD 158.89648
JOD 0.709062
JPY 157.024498
KES 129.806428
KGS 87.449101
KHR 4071.869115
KMF 439.501063
KPW 899.999961
KRW 1324.496669
KWD 0.31046
KYD 0.834099
KZT 448.369735
LAK 22529.164472
LBP 89631.371779
LKR 332.234038
LRD 170.644961
LSL 16.508029
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.41191
MAD 9.82386
MDL 17.976204
MGA 4538.679186
MKD 54.926488
MMK 2100.035197
MNT 3598.866322
MOP 8.08237
MRU 39.995002
MUR 47.11987
MVR 15.459594
MWK 1735.587351
MXN 18.75362
MYR 4.083994
MZN 63.903439
NAD 16.507071
NGN 1331.889945
NIO 36.836045
NOK 9.35976
NPR 151.747191
NZD 1.760055
OMR 0.384506
PAB 1.000919
PEN 3.438519
PGK 4.482268
PHP 63.519501
PKR 277.015213
PLN 3.898945
PYG 5738.944945
QAR 3.658368
RON 4.769403
RSD 104.893972
RUB 81.501091
RWF 1479.33272
SAR 3.742715
SBD 8.07458
SCR 13.775995
SDG 601.503214
SEK 9.91506
SGD 1.277575
SHP 0.7473
SLE 23.920227
SLL 20969.504398
SOS 572.043164
SRD 37.735503
STD 20697.981008
STN 21.867776
SVC 8.757313
SYP 13001.999685
SZL 16.505197
THB 33.741501
TJS 9.203388
TMT 3.51
TND 2.982913
TOP 2.40776
TRY 49.617098
TTD 6.792399
TWD 32.558968
TZS 2646.654982
UAH 45.101592
UGX 4288.761748
UYU 40.127988
UZS 11917.905419
VES 879.788897
VND 25851.5
VUV 118.676507
WST 2.769234
XAF 585.330098
XAG 0.017878
XAU 0.000245845518
XCD 2.70255
XCG 1.803868
XDR 0.707052
XOF 585.330098
XPF 106.446977
YER 236.097801
ZAR 16.5147
ZMK 9001.198572
ZMW 20.093362
ZWL 321.999592
SSP 5745.343966
MXV 2.116716
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Biden courtise l'Afrique face à la percée chinoise et russe
Biden courtise l'Afrique face à la percée chinoise et russe / Photo: © AFP

Biden courtise l'Afrique face à la percée chinoise et russe

Le président américain Joe Biden accueille cette semaine un sommet avec l'Afrique, censé revitaliser les relations avec le continent face à la concurrence de la Chine et de la Russie.

Taille du texte:

Le sommet de trois jours à Washington sera l'occasion d'annoncer de nouveaux investissements, de parler de sécurité alimentaire - aggravée par la guerre en Ukraine -, du changement climatique mais aussi de démocratie et gouvernance.

Et peut-être surtout de démontrer que les Etats-Unis s'intéressent encore à l'Afrique, huit ans après le premier sommet du genre en 2014 sous la présidence de Barack Obama.

L'ancien président Donald Trump ne faisait lui pas mystère de son désintérêt pour le continent africain, tandis que Joe Biden, chantre du multilatéralisme, entend replacer l'Afrique au coeur de la diplomatie mondiale.

Il soutient l'idée d'un siège pour l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU et il appellera lors du sommet à ce que l'Union africaine soit formellement représentée au G20, a indiqué un conseiller présidentiel.

"Cette décennie sera décisive. Et les années à venir vont déterminer la manière dont sera réorganisé le monde", a affirmé le +Monsieur Afrique+ du Conseil de sécurité nationale, Judd Devermont, en soulignant que l'administration Biden "croit fermement que l'Afrique aura une voix déterminante".

Le sommet intervient dans le sillage d'une nouvelle stratégie "Afrique" dévoilée l'été dernier et annonçant une refonte de la politique des Etats-Unis en Afrique subsaharienne, pour y contrer la présence chinoise et russe.

La Chine est le premier créancier mondial des pays pauvres et en développement et investit massivement sur le continent africain, riche en ressources naturelles.

De même, la Russie y a fortement augmenté sa présence, y compris en envoyant des mercenaires, et cultive des liens étroits avec certaines capitales, notamment celles qui avaient décidé début mars de ne pas apporter leurs voix à une résolution des Nations unies condamnant l'invasion de l'Ukraine, gros point de tension avec les Etats-Unis.

Lors d'une tournée en Afrique cet été, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken avait appelé à créer un "véritable partenariat" avec l'Afrique.

- Tous bienvenus ou presque -

Signe de cette ouverture, les Etats-Unis ont invité tous les pays membres de l'Union africaine et en "bons rapports" avec l'UA, à l'exception donc du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali et du Soudan, et avec qui Washington entretient des relations diplomatiques, excluant l'Erythrée.

Parmi les dirigeants attendus figurent le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, un peu plus d'un mois après la signature d'un accord de paix avec les rebelles tigréens, ainsi que les présidents rwandais et de la République démocratique du Congo, en plein conflit dans l'est du pays face à la rébellion du M23.

Mais aussi les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et tunisien Kais Saied, aux prises avec une forte contestation, ainsi que le président de Guinée equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, quelques jours après que les Etats-Unis ont qualifié sa réélection de "simulacre".

Teodoro Obiang détient le record mondial de longévité au pouvoir pour un chef d'Etat encore vivant.

Seul absent de marque, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui est en difficulté dans son pays sur fond d'accusations de corruption.

"Il est clair qu'on est critiqués par ceux qui s'interrogent sur le fait de savoir pourquoi on a invité tel ou tel gouvernement avec qui on a des soucis", admet Molly Phee, du département d'Etat.

"Mais cela reflète la volonté du président Biden et du secrétaire d'Etat Blinken d'avoir des discussions respectueuses y compris avec ceux avec qui on a des différences", ajoute-t-elle.

La haute diplomate a dit notamment s'attendre à une "discussion robuste" sur la loi de programmation sur la "croissance en Afrique" votée en 2000 et liant la levée de tarifs douaniers aux progrès démocratiques. Cette loi arrive à échéance en 2025.

Pour Mvemba Phezo Dizolele, qui dirige le programme Afrique au Center for Strategic and International Studies à Washington, le sommet "présente de réelles opportunités mais aussi certains risques".

"C'est l'occasion de montrer à l'Afrique que les Etats-Unis sont vraiment à l'écoute", observe-t-il. "Mais l'attente étant très forte, la question sera de savoir si les choses vont réellement changer".

D.Pan--ThChM