The China Mail - Brésil: les lieux de pouvoir sous contrôle après l'assaut des bolsonaristes

USD -
AED 3.672501
AFN 64.500794
ALL 80.675034
AMD 361.281801
ANG 1.789785
AOA 916.999432
ARS 1527.465902
AUD 1.425913
AWG 1.8025
AZN 1.704108
BAM 1.745541
BBD 2.015779
BDT 123.780071
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.278459
BOB 11.764863
BRL 5.051303
BSD 1.000839
BTN 94.834264
BWP 13.748817
BYN 2.959499
BYR 19600
BZD 2.012834
CAD 1.40009
CDF 2316.000021
CHF 0.819355
CLF 0.025048
CLP 985.810336
CNY 6.67805
CNH 6.672245
COP 3188.52
CRC 456.776681
CUC 1
CUP 24.019063
CVE 98.501203
CZK 21.629801
DJF 177.719846
DKK 6.65966
DOP 61.549966
DZD 134.752985
EGP 55.296098
ERN 15
ETB 161.150268
EUR 0.89097
FJD 2.238202
FKP 0.746996
GBP 0.746045
GEL 2.589733
GGP 0.746996
GHS 11.614994
GIP 0.746996
GMD 73.999688
GNF 8794.999991
GTQ 7.648678
GYD 209.352451
HKD 7.83714
HNL 26.866644
HRK 6.714099
HTG 131.130131
HUF 326.096032
IDR 18069.05
ILS 3.1134
IMP 0.746996
INR 94.71155
IQD 1513
IRR 1832374.999903
ISK 121.390301
JEP 0.746996
JMD 158.890099
JOD 0.708986
JPY 156.237497
KES 129.86016
KGS 87.449099
KHR 4070.000336
KMF 439.521651
KPW 899.999961
KRW 1324.789727
KWD 0.31034
KYD 0.834036
KZT 448.335721
LAK 22524.999808
LBP 89549.999926
LKR 332.226625
LRD 171.07497
LSL 16.389741
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.415036
MAD 9.799002
MDL 17.97476
MGA 4587.499549
MKD 54.901035
MMK 2100.035197
MNT 3598.866322
MOP 8.082767
MRU 40.224993
MUR 46.999448
MVR 15.459503
MWK 1741.999789
MXN 18.741515
MYR 4.082204
MZN 63.896955
NAD 16.390079
NGN 1331.039737
NIO 36.829789
NOK 9.32735
NPR 151.735002
NZD 1.759895
OMR 0.384476
PAB 1.000843
PEN 3.426976
PGK 4.505018
PHP 63.456978
PKR 276.749838
PLN 3.90011
PYG 5738.714457
QAR 3.645499
RON 4.765301
RSD 104.693944
RUB 81.89749
RWF 1479.213894
SAR 3.751997
SBD 8.07458
SCR 14.121107
SDG 601.501677
SEK 9.905901
SGD 1.27663
SHP 0.7473
SLE 22.949763
SLL 20969.504398
SOS 571.997215
SRD 37.649499
STD 20697.981008
STN 21.864751
SVC 8.757157
SYP 13001.999685
SZL 16.389798
THB 33.72988
TJS 9.202361
TMT 3.51
TND 2.995011
TOP 2.40776
TRY 49.736301
TTD 6.791884
TWD 32.611993
TZS 2644.789956
UAH 45.09978
UGX 4288.436394
UYU 40.126735
UZS 11917.054516
VES 879.788903
VND 25851.5
VUV 118.676507
WST 2.769234
XAF 584.43809
XAG 0.018343
XAU 0.000248562377
XCD 2.70255
XCG 1.803732
XDR 0.707052
XOF 584.43809
XPF 106.498776
YER 236.076319
ZAR 16.496404
ZMK 9001.197181
ZMW 20.091748
ZWL 321.999592
SSP 5745.343966
MXV 2.115349
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Brésil: les lieux de pouvoir sous contrôle après l'assaut des bolsonaristes
Brésil: les lieux de pouvoir sous contrôle après l'assaut des bolsonaristes / Photo: © AFP

Brésil: les lieux de pouvoir sous contrôle après l'assaut des bolsonaristes

Les autorités brésiliennes commençaient lundi à évaluer les énormes dégâts dans le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême à Brasilia, au lendemain de l'assaut des partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Taille du texte:

En fonction depuis seulement une semaine et déjà confronté à une crise majeure, le nouveau président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui a inspecté les bâtiments saccagés à son retour à Brasilia tard dimanche soir, a déploré des événements "sans précédent dans l'histoire du Brésil".

Il avait auparavant dénoncé l'oeuvre de "vandales, fascistes fanatiques", et promis que les coupables seraient "tous punis".

Après plusieurs heures de chaos, les forces de l'ordre ont repris le contrôle des bâtiments envahis par des centaines de manifestants anti-Lula et arrêté plus de 200 personnes, selon le ministre de la Justice et de la Sécurité Flavio Dino.

La zone avait été bouclée par les autorités. Mais les bolsonaristes, pour beaucoup habillés du maillot jaune de la Seleçao, la sélection de football du Brésil, un symbole que se sont approprié les bolsonaristes, sont parvenus à forcer les cordons de sécurité. Ils ont provoqué des dégâts considérables dans les trois immenses palais, qui sont des trésors de l'architecture moderne et regorgent d'oeuvres d'art.

Des tableaux d'une valeur inestimable ont été endommagés, dont "Les mulâtres", du peintre moderniste Di Cavalcanti, exposé au Palais présidentiel et percé de plusieurs trous, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux.

- Journalistes agressés -

Sur les réseaux sociaux ont également circulé des vidéos montrant des bureaux de parlementaires saccagés. Un manifestant s'est assis sur le siège du président du Sénat, un mimétisme saisissant avec les émeutiers pro-Donald Trump qui avaient envahi le Capitole il y a deux ans.

Selon la chaîne CNN, des manifestants ont mis le feu au tapis d'un salon du Congrès, qui a dû être inondé pour éteindre l'incendie.

Un syndicat de presse a fait état de l'agression de cinq journalistes. Parmi eux, un photographe de l'AFP a été frappé et s'est fait voler tout son matériel.

"Nous ne reconnaissons pas ce gouvernement parce qu'il est illégitime", a déclaré à l'AFP Victor Rodrigues. "Nous ne reculons pas, nous allons partir d'ici mais nous reviendrons", a-t-il promis.

Le cri de ralliement "intervention militaire" (pour chasser M. Lula du pouvoir) a continué de s'élever de la foule restée aux abords du Congrès des heures durant, malgré les fumées des gaz lacrymogènes ou les canons à eau de la police.

Jair Bolsonaro, lui, se trouve aux Etats-Unis, où il est parti deux jours avant l'investiture de Lula, se refusant à remettre l'écharpe présidentielle à celui qui l'a défait d'une courte tête à la présidentielle d'octobre.

Dans une série de tweeets, il a condamné sans fermeté "les déprédations et invasions de bâtiments publics". Mais il a aussi "rejeté les accusations, sans preuve" de son successeur selon qui il aurait encouragé les violences.

Plusieurs de ses alliés se sont désolidarisés des violences de dimanche, dont Valdemar Costa Neto, président du PL, le parti de Bolsonaro, qui a regretté "un jour triste pour la nation brésilienne".

Le gouverneur du district fédéral de Brasilia, Ibaneis Rocha, un autre allié de Jair Bolsonaro, a présenté ses excuses au président Lula dans une vidéo. Il a qualifié les responsables des déprédations des bâtiments publics de "vrais vandales" et de "vrais terroristes".

"On surveillait avec le ministre (de la Justice) Flavio Dino tous ces mouvements (...) A aucun moment on a pensé que ces manifestations prendraient de telles proportions", a-t-il affirmé.

Ces saccages ont provoqué une avalanche de réactions outrées dans le monde. Le président français Emmanuel Macron a dit à Lula qu'il pouvait "compter sur le soutien indéfectible de la France".

Son homologue américain Joe Biden a jugé "scandaleuses" les violences des manifestants. "Utiliser la violence pour attaquer les institutions démocratiques est toujours inacceptable", a tweeté son secrétaire d'Etat Antony Blinken. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a dénoncé "la tentative de coup d'Etat des conservateurs au Brésil".

Des bolsonaristes manifestaient déjà devant des casernes militaires depuis la défaite du président sortant. Ils réclamaient l'intervention de l'armée pour empêcher Lula de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010. Certains d'entre eux ont également bloqué des axes routiers pendant plus d'une semaine après l'élection.

K.Leung--ThChM