The China Mail - Pérou: enquête contre la présidente pour la répression des manifestations

USD -
AED 3.672504
AFN 64.519621
ALL 80.779721
AMD 360.802
ANG 1.789785
AOA 916.999858
ARS 1527.447505
AUD 1.425598
AWG 1.8025
AZN 1.690302
BAM 1.74323
BBD 2.01312
BDT 123.616236
BGN 1.747831
BHD 0.377167
BIF 2998.021285
BMD 1
BND 1.276806
BOB 11.749291
BRL 5.052296
BSD 0.999519
BTN 94.708742
BWP 13.730681
BYN 2.955595
BYR 19600
BZD 2.010179
CAD 1.400655
CDF 2316.000261
CHF 0.821095
CLF 0.025048
CLP 985.809824
CNY 6.67805
CNH 6.672325
COP 3188.49
CRC 456.129406
CUC 1
CUP 23.987914
CVE 98.274087
CZK 21.653012
DJF 177.986345
DKK 6.665325
DOP 61.334165
DZD 134.788985
EGP 55.2951
ERN 15
ETB 163.715083
EUR 0.891702
FJD 2.237201
FKP 0.74735
GBP 0.746545
GEL 2.590023
GGP 0.74735
GHS 11.584398
GIP 0.74735
GMD 74.000624
GNF 8846.284115
GTQ 7.638521
GYD 209.075352
HKD 7.841635
HNL 26.831203
HRK 6.719199
HTG 130.960074
HUF 326.5645
IDR 18057.35
ILS 3.113399
IMP 0.74735
INR 94.8107
IQD 1515.232544
IRR 1832375.000205
ISK 121.460267
JEP 0.74735
JMD 158.6805
JOD 0.708968
JPY 156.897976
KES 129.85986
KGS 87.449098
KHR 4066.044252
KMF 439.504688
KPW 899.999961
KRW 1324.740232
KWD 0.31038
KYD 0.832932
KZT 447.742304
LAK 22497.63802
LBP 89505.945059
LKR 331.782448
LRD 170.418336
LSL 16.484928
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403194
MAD 9.810507
MDL 17.951049
MGA 4532.327932
MKD 54.922959
MMK 2100.348965
MNT 3600.056668
MOP 8.072357
MRU 39.940639
MUR 47.009898
MVR 15.460163
MWK 1733.158636
MXN 18.726902
MYR 4.083902
MZN 63.897352
NAD 16.484928
NGN 1330.949933
NIO 36.784498
NOK 9.32547
NPR 151.519986
NZD 1.75606
OMR 0.384443
PAB 0.999519
PEN 3.433784
PGK 4.476175
PHP 63.412989
PKR 276.638679
PLN 3.9038
PYG 5731.144268
QAR 3.653477
RON 4.768403
RSD 104.793024
RUB 81.89821
RWF 1477.262599
SAR 3.754204
SBD 8.07458
SCR 14.043992
SDG 601.500097
SEK 9.911495
SGD 1.27734
SHP 0.7473
SLE 22.950301
SLL 20969.504398
SOS 571.242669
SRD 37.649498
STD 20697.981008
STN 21.837175
SVC 8.745566
SYP 13001.999685
SZL 16.483056
THB 33.720965
TJS 9.190427
TMT 3.51
TND 2.978845
TOP 2.40776
TRY 49.732102
TTD 6.782894
TWD 32.604971
TZS 2645.000289
UAH 45.040287
UGX 4282.760219
UYU 40.073087
UZS 11901.705974
VES 879.788899
VND 25841
VUV 118.928057
WST 2.764707
XAF 584.917937
XAG 0.018535
XAU 0.000249024447
XCD 2.70255
XCG 1.801344
XDR 0.707052
XOF 584.917937
XPF 106.29802
YER 236.095602
ZAR 16.51085
ZMK 9001.201353
ZMW 20.065244
ZWL 321.999592
SSP 5745.817056
MXV 2.1137
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Pérou: enquête contre la présidente pour la répression des manifestations

Pérou: enquête contre la présidente pour la répression des manifestations

La présidente du Pérou Dina Boluarte fait face, avec plusieurs hauts responsables, à une enquête sur la répression des manifestations antigouvernementales qui ont fait 40 morts depuis décembre dans le pays andin.

Taille du texte:

La procureure de l'Etat, Patricia Benavides, "a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire contre la présidente Dina Boluarte, le président du Conseil des ministres Alberto Otarola, le ministre de l'Intérieur Victor Rojas, le ministre de la Défense Jorge Chavez", a annoncé mardi le parquet sur Twitter.

Cette enquête concerne des faits de "génocide, homicide qualifié et blessures graves, commis pendant les manifestations des mois de décembre 2022 et janvier 2023 dans les régions d'Apurimac, La Libertad, Punon, Junin, Arequipa et Ayacucho", a-t-il ajouté.

L'enquête vise également l'ex-président du Conseil des ministres Pedro Angulo et l'ex-ministre de l'Intérieur César Cervantes, qui avaient fait partie du gouvernement de Dina Boluarte du 7 au 21 décembre. Un total de 22 personnes étaient mortes dans des manifestations durant ces deux semaines.

Au moins 40 personnes sont mortes et plus de 600 ont été blessées dans les manifestations qui ont suivi la destitution et l'arrestation le 7 décembre du président socialiste Pedro Castillo, accusé de tentative de coup d'Etat pour avoir voulu dissoudre le Parlement qui s’apprêtait à le chasser du pouvoir.

- Grève illimitée -

Les manifestants réclament entre autres le départ de Mme Boluarte, qui a succédé à M. Castillo, et la tenue immédiate d'élections anticipées, déjà avancées de 2026 à avril 2024.

Bien qu'issue du même parti d'inspiration marxiste (Peru Libre) de M. Castillo, Dina Boluarte est considérée comme une "traîtresse" par les protestataires.

L'épicentre de la contestation est la région aymara (peuple amérindien) de Puno, à la frontière avec la Bolivie et sur les rives du lac Titicaca, où un grève illimitée est en vigueur depuis le 4 janvier et où ont eu lieu de graves affrontements, saccages et pillages.

Les autorités ont décrété mardi dans cette région un couvre-feu de trois jours, après la mort de 18 personnes lors de manifestations depuis lundi.

A Juliaca, à 1.300 km au sud de Lima, des dizaines de familles de victimes vêtues de noir faisaient la queue à la morgue pour recevoir le corps d'un proche, après des affrontements meurtriers près de l'aéroport de cette ville de la région de Puno. "Mon frère est mort parce qu'il a été abattu, il a été tué par la police", a dit un homme à la radio La Decana.

En pleine crise politique et institutionnelle, le gouvernement péruvien a obtenu mardi soir la confiance du Parlement avec 73 voix pour, 43 voix contre et six abstentions. Il aurait dû démissionner s'il avait perdu ce vote, imposé par la Constitution.

Le Pérou doit recevoir mercredi une mission de la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH), dépêchée dans le pays pour enquêter sur les manifestations et la réponse des forces de l'ordre.

Les manifestations se sont poursuivies mardi avec des blocages de routes dans six régions du pays.

Dans la région d'Ayacucho, dans le sud des Andes, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la ville de Huamanga.

Dans un communiqué mardi, le Bureau des droits de l'homme de l'ONU s'est dit "très préoccupé par la montée de la violence au Pérou". Il a appelé "les manifestants à faire preuve de retenue" et la police à "veiller à ce que la force ne soit utilisée que lorsqu'elle est strictement nécessaire".

"Nous sommes entre les mains de la barbarie", a dénoncé le cardinal et archevêque de Huancayo, Pedro Barreto, à la radio RPP, tandis que la médiatrice du peuple, Eliana Revollar, a estimé que "la violence atteint vraiment des niveaux insoupçonnés".

B.Clarke--ThChM