The China Mail - Tunisie: très faible participation aux législatives, nouveau désaveu pour le président

USD -
AED 3.672504
AFN 64.519621
ALL 80.779721
AMD 360.802
ANG 1.789785
AOA 916.999858
ARS 1527.447505
AUD 1.425598
AWG 1.8025
AZN 1.690302
BAM 1.74323
BBD 2.01312
BDT 123.616236
BGN 1.747831
BHD 0.377167
BIF 2998.021285
BMD 1
BND 1.276806
BOB 11.749291
BRL 5.052296
BSD 0.999519
BTN 94.708742
BWP 13.730681
BYN 2.955595
BYR 19600
BZD 2.010179
CAD 1.400655
CDF 2316.000261
CHF 0.821095
CLF 0.025048
CLP 985.809824
CNY 6.67805
CNH 6.672325
COP 3188.49
CRC 456.129406
CUC 1
CUP 23.987914
CVE 98.274087
CZK 21.653012
DJF 177.986345
DKK 6.665325
DOP 61.334165
DZD 134.788985
EGP 55.2951
ERN 15
ETB 163.715083
EUR 0.891702
FJD 2.237201
FKP 0.74735
GBP 0.746545
GEL 2.590023
GGP 0.74735
GHS 11.584398
GIP 0.74735
GMD 74.000624
GNF 8846.284115
GTQ 7.638521
GYD 209.075352
HKD 7.841635
HNL 26.831203
HRK 6.719199
HTG 130.960074
HUF 326.5645
IDR 18057.35
ILS 3.113399
IMP 0.74735
INR 94.8107
IQD 1515.232544
IRR 1832375.000205
ISK 121.460267
JEP 0.74735
JMD 158.6805
JOD 0.708968
JPY 156.897976
KES 129.85986
KGS 87.449098
KHR 4066.044252
KMF 439.504688
KPW 899.999961
KRW 1324.740232
KWD 0.31038
KYD 0.832932
KZT 447.742304
LAK 22497.63802
LBP 89505.945059
LKR 331.782448
LRD 170.418336
LSL 16.484928
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.403194
MAD 9.810507
MDL 17.951049
MGA 4532.327932
MKD 54.922959
MMK 2100.348965
MNT 3600.056668
MOP 8.072357
MRU 39.940639
MUR 47.009898
MVR 15.460163
MWK 1733.158636
MXN 18.726902
MYR 4.083902
MZN 63.897352
NAD 16.484928
NGN 1330.949933
NIO 36.784498
NOK 9.32547
NPR 151.519986
NZD 1.75606
OMR 0.384443
PAB 0.999519
PEN 3.433784
PGK 4.476175
PHP 63.412989
PKR 276.638679
PLN 3.9038
PYG 5731.144268
QAR 3.653477
RON 4.768403
RSD 104.793024
RUB 81.89821
RWF 1477.262599
SAR 3.754204
SBD 8.07458
SCR 14.043992
SDG 601.500097
SEK 9.911495
SGD 1.27734
SHP 0.7473
SLE 22.950301
SLL 20969.504398
SOS 571.242669
SRD 37.649498
STD 20697.981008
STN 21.837175
SVC 8.745566
SYP 13001.999685
SZL 16.483056
THB 33.720965
TJS 9.190427
TMT 3.51
TND 2.978845
TOP 2.40776
TRY 49.732102
TTD 6.782894
TWD 32.604971
TZS 2645.000289
UAH 45.040287
UGX 4282.760219
UYU 40.073087
UZS 11901.705974
VES 879.788899
VND 25841
VUV 118.928057
WST 2.764707
XAF 584.917937
XAG 0.018535
XAU 0.000249024447
XCD 2.70255
XCG 1.801344
XDR 0.707052
XOF 584.917937
XPF 106.29802
YER 236.095602
ZAR 16.51085
ZMK 9001.201353
ZMW 20.065244
ZWL 321.999592
SSP 5745.817056
MXV 2.1137
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Tunisie: très faible participation aux législatives, nouveau désaveu pour le président

Tunisie: très faible participation aux législatives, nouveau désaveu pour le président

Très peu de Tunisiens se sont déplacés dimanche pour élire un Parlement dénué de réels pouvoirs, infligeant un nouveau désaveu au président Kais Saied et aux réformes politiques qu'il impose depuis son coup de force de 2021, dans un pays surtout préoccupé par ses problèmes économiques.

Taille du texte:

Le président de l'autorité électorale Isie, Farouk Bouasker, a annoncé un taux de participation provisoire de 11,3% au deuxième tour des législatives, à comparer à un chiffre préliminaire de 8,8% au premier tour.

La participation était le principal enjeu du scrutin après une abstention de quasi 90% au premier tour, un record depuis l'avènement de la démocratie dans le pays berceau du Printemps arabe il y a 12 ans.

Les jeunes qui avaient porté au pouvoir M. Saied, en 2019, ont massivement boudé les urnes avec un peu moins de 5% de votants ayant entre 18 et 25 ans.

L'élection de 131 députés (sur 161 sièges dont 30 déjà pourvus) représente l'ultime étape du processus lancé il y a 18 mois par le président Kais Saied pour revenir à un système hyper-présidentialiste, similaire à celui d'avant la révolution de 2011 et la chute du dictateur Ben Ali.

Estimant le pays ingouvernable, M. Saied s'est emparé de tous les pouvoirs le 25 juillet 2021, puis a révisé la Constitution l'été dernier pour abolir le système parlementaire hybride en vigueur.

- "Campagne fade" -

Les experts ont expliqué la faible affluence par divers facteurs.

D'abord, malgré de fortes divisions qui l'empêchent de mobiliser dans la rue, l'opposition dont Ennahdha, le parti d'inspiration islamiste qui dominait le Parlement sur la dernière décennie, boycottait un scrutin marquant, selon elle, l'aboutissement d'un "coup d'Etat" de M. Saied.

Autre facteur: la majorité des candidats étaient inconnus et sans affiliation politique.

Les rares électeurs ont donc fait des choix personnels.

Belhassen Ben Safta, chauffeur de taxi de 60 ans, a voté pour ne "jamais laisser à l'ancien système (Ennahdha) la possibilité de revenir. Ils sont responsables de notre misère".

A Gafsa, une centaine de km plus au sud, Mohamed Tlijani et Ali Krimi, deux quinquagénaires, sont venus voter pour un cousin, estimant "avoir le droit d'être représentés au Parlement".

Selon des experts, une partie de la population, partageant l'aversion de M. Saied pour les partis politiques, approuve sa limitation des pouvoirs du futur Parlement. Celui-ci pourra très difficilement renverser le gouvernement et il lui sera impossible de destituer le président.

- "Désintérêt" -

"Vu le désintérêt de la population" pour la politique, "ce Parlement aura peu de légitimité, le président, tout-puissant grâce à la Constitution de 2022, pourra le dominer à sa guise", note pour l'AFP Youssef Cherif, expert du Columbia Global Centers.

L'attention des 12 millions de Tunisiens est ailleurs.

"Je ne vote jamais. Tous les secteurs économiques souffrent et Saied ne s'y intéresse pas", dénonce Mohamed Abidi, un serveur de 51 ans à Tunis.

Les Tunisiens ont vu leur pouvoir d'achat dégringoler avec une inflation supérieure à 10% et endurent des pénuries de denrées subventionnées comme le lait, le sucre ou l'huile.

Pour les économistes, elles proviennent de ruptures d'approvisionnement car l'Etat manque de liquidités pour régler ces achats centralisés.

La croissance est poussive (moins de 3%), le chômage élevé (plus de 15%), la pauvreté s'accroît et plus de 32.000 Tunisiens ont émigré clandestinement l'an passé.

Motif d'inquiétude supplémentaire: des négociations avec le FMI pour un prêt de 1,9 milliard de dollars, clef d'autres aides étrangères, piétinent depuis des mois. Ce qui a amené l'agence américaine Moody's à dégrader samedi d'un nouveau cran la note de la dette à long terme tunisienne, jugeant "plus élevé" le risque d'un défaut de paiement.

Le blocage des pourparlers viendrait de désaccords entre le président Saied et son gouvernement sur le programme soumis au FMI en échange de son aide.

M. Saied hésite, selon les experts, à adopter des mesures impopulaires comme la levée des subventions sur les produits de base et une restructuration des entreprises publiques surendettées et aux effectifs pléthoriques.

A.Sun--ThChM