The China Mail - Après une accalmie, les jihadistes reprennent leurs attaques dans le nord-est du Nigeria

USD -
AED 3.6725
AFN 64.433694
ALL 81.399211
AMD 360.987939
ANG 1.789785
AOA 917.000184
ARS 1513.279596
AUD 1.44319
AWG 1.8
AZN 1.696279
BAM 1.74671
BBD 2.012735
BDT 123.371781
BGN 1.747831
BHD 0.377596
BIF 2992.404453
BMD 1
BND 1.281553
BOB 11.707653
BRL 5.047303
BSD 0.999357
BTN 95.144703
BWP 13.728493
BYN 3.0198
BYR 19600
BZD 2.010066
CAD 1.41978
CDF 2312.544655
CHF 0.829375
CLF 0.02504
CLP 985.520075
CNY 6.69275
CNH 6.690803
COP 3197.63
CRC 455.473044
CUC 1
CUP 23.983889
CVE 98.47771
CZK 21.706102
DJF 177.955203
DKK 6.662295
DOP 61.203074
DZD 134.306981
EGP 53.324094
ERN 15
ETB 160.875013
EUR 0.89127
FJD 2.262998
FKP 0.76043
GBP 0.753985
GEL 2.590306
GGP 0.76043
GHS 11.657639
GIP 0.76043
GMD 74.000319
GNF 8791.365814
GTQ 7.636833
GYD 209.011214
HKD 7.84736
HNL 26.949824
HRK 6.717001
HTG 130.869501
HUF 324.427989
IDR 17928
ILS 3.102295
IMP 0.76043
INR 94.965699
IQD 1515
IRR 1790500.000028
ISK 121.580046
JEP 0.76043
JMD 158.71669
JOD 0.709028
JPY 157.8125
KES 129.800387
KGS 87.450192
KHR 4060.142989
KMF 442.000057
KPW 899.999961
KRW 1344.830165
KWD 0.310797
KYD 0.832883
KZT 451.509766
LAK 22502.500618
LBP 89549.999459
LKR 330.755285
LRD 170.384164
LSL 16.550251
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424987
MAD 9.83625
MDL 17.887667
MGA 4545.00017
MKD 54.992163
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.078342
MRU 40.229989
MUR 47.297004
MVR 15.449844
MWK 1740.999783
MXN 18.467575
MYR 4.081604
MZN 63.909569
NAD 16.559671
NGN 1329.980312
NIO 36.845043
NOK 9.511255
NPR 152.229808
NZD 1.78204
OMR 0.384478
PAB 0.999379
PEN 3.440499
PGK 4.44475
PHP 63.026496
PKR 277.049665
PLN 3.89378
PYG 5702.318437
QAR 3.642026
RON 4.756296
RSD 104.647055
RUB 83.624623
RWF 1475
SAR 3.677394
SBD 8.064647
SCR 13.900464
SDG 601.499399
SEK 9.969335
SGD 1.282355
SHP 0.754745
SLE 24.680215
SLL 20969.504398
SOS 571.50654
SRD 37.712039
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.745048
SYP 13001.999685
SZL 16.554984
THB 33.504036
TJS 9.223858
TMT 3.51
TND 2.98975
TOP 2.40776
TRY 49.4179
TTD 6.796403
TWD 32.386498
TZS 2640.003015
UAH 44.915626
UGX 4037.706697
UYU 40.172371
UZS 11952.148538
VES 878.023599
VND 25871.5
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 584.634565
XAG 0.017648
XAU 0.000240648403
XCD 2.70255
XCG 1.80126
XDR 0.707052
XOF 584.634565
XPF 106.450375
YER 236.149975
ZAR 16.51282
ZMK 9001.200129
ZMW 19.863078
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.085296
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Après une accalmie, les jihadistes reprennent leurs attaques dans le nord-est du Nigeria
Après une accalmie, les jihadistes reprennent leurs attaques dans le nord-est du Nigeria

Après une accalmie, les jihadistes reprennent leurs attaques dans le nord-est du Nigeria

"Homme de 25 ans. Blessure par balle au membre inférieur droit", énonce un infirmier dans un hôpital du nord-est du Nigeria, lisant au reste de l'équipe le diagnostic de la dernière victime amenée au bloc opératoire.

Taille du texte:

"La balle a explosé à l'intérieur de sa jambe", précise le chirurgien Alberto Giudiceandrea qui s'apprête à pratiquer une intervention dans cet hôpital spécialisé de Maiduguri soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge dans cette région éprouvée par douze ans de conflit.

A l'extérieur, dans les paisibles rues de la capitale provinciale du Borno, rien ou presque ne rappelle que cet Etat est en proie depuis 2009 à une insurrection jihadiste, attestant la thèse d'une accalmie, avancée par les autorités.

Et pourtant, hommes, femmes et enfants blessés par ce conflit continuent d'affluer, un rappel sanglant que la guerre n'a pas pris fin.

Comme d'habitude pendant la saison sèche, l'armée nigériane passe à l'offensive, lançant des frappes aériennes meurtrières sur les camps des combattants affiliés à l'État islamique (Iswap).

Et cette année, les militaires ont gardé l'espoir d'en finir avec l'insurrection jihadiste surtout depuis la mort du leader du groupe rival Boko Haram, Abubakar Shekau, tué l'année dernière par l'Iswap.

Ils étaient nombreux à espérer que sa mort marque un tournant dans ce conflit qui a fait plus de 40.000 morts et déplacé plus de 2,2 millions de personnes dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

Dans les mois qui ont suivi, des centaines de combattants de Boko Haram se sont rendus et les autorités ont commencé à fermer les camps de déplacés à Maiduguri, encourageant les habitants à retourner vivre dans les villages.

Mais dans le même temps, le groupe Iswap s'est réorganisé et, après un bref répit, les attaques ont repris.

Pour l'Etat islamique, qui a perdu de son influence en Syrie et en Iraq, le Nigeria est plus que jamais un territoire clé.

- Attaques aux mortiers -

"On commence à voir une nouvelle configuration. L'Iswap consolide le contrôle sur des zones rurales de Borno et l'armée avec l'aviation est maintenant capable d'empêcher les grosses attaques sur les villes", déclare à l'AFP Vincent Foucher, chercheur au CNRS, en France.

"Le groupe s'est également étendu puisqu'ils ont récupéré une grande partie du territoire occupé par Shekau", ajoute M. Foucher - un point de vue partagé par Tomasz Rolbiecki, chercheur indépendant sur les attaques de l'État islamique dans le monde.

"Les attaques de l'Iswap ne sont pas aussi massives et meurtrières (qu'auparavant), mais elles couvrent plus de zones" et "le long des routes principales", selon lui.

Le groupe jihadiste s'adapte également à la défense de l'armée, qui s'est améliorée, selon M. Foucher, "en intensifiant l'utilisation d'engins explosifs improvisés (EEI), de l'artillerie et des embuscades".

A l'hôpital de Maiduguri, dans le service des femmes, Zahra Bulama, 40 ans, tente de consoler sa fille, Fatima.

La petite de 10 ans, dont la tête est couverte de bandages, pleure. Elle a perdu un œil et une partie de son visage dans une attaque de l'Iswap. "Nous étions en train de suivre la route quand nous avons marché sur une mine", raconte la mère, qui a également perdu deux de ses huit enfants ce jour-là.

Selon un physiothérapeute de l'hôpital Sanda Mohammed, "nous soignons moins de patients qu'auparavant", mais il y a "toujours des enfants avec des blessures irréparables" et dont "les vies sont changées à jamais".

- Enfants soldats -

Le groupe jihadiste affirme qu'il ne vise pas les civils musulmans à moins qu'ils collaborent avec les autorités.

Pourtant, même s'ils n'ont pas de lien avec le gouvernement, selon M. Foucher, de nombreux civils paient des impôts à l'Iswap.

Et bien que l'on ne sache pas exactement combien sont concernés, il pense qu'"au moins des centaines de milliers" sont à la portée du groupe.

Le gouverneur de Borno, Babagana Zulum, a prévenu que l'Iswap est "plus sophistiqué" et "mieux financé" que ses rivaux.

"Nous devons faire tout notre possible pour le vaincre, l'armée nigériane doit revoir sa stratégie", a-t-il déclaré aux journalistes au début du mois.

Depuis la fin janvier, l'armée affirme avoir tué 180 combattants et arrêté 130 autres personnes soupçonnées de terrorisme dans le nord-est du pays.

Mais les analystes craignent que cela ne soit pas suffisant. Au début de l'année, l'Iswap a publié une vidéo de propagande de 30 minutes, mettant en scène des enfants soldats.

Pour M. Rolbiecki, c'est un message pour montrer qu'en dépit de la mort de "combattants plus âgés et plus expérimentés, ils ont une nouvelle génération prête à poursuivre leur combat".

Quant à Boko Haram, des combattants sont également toujours actifs, avec une faction survivante autour du lac Tchad voisin, connue sous le nom de Bakura, et des rapports indiquent qu'un petit nombre de ses combattants se sont déplacés vers le nord-ouest du pays.

O.Yip--ThChM