The China Mail - Fuir ou rester, le déchirement des premiers réfugiés ukrainiens arrivés en France

USD -
AED 3.672502
AFN 64.503778
ALL 81.338497
AMD 361.09675
ANG 1.789785
AOA 916.999706
ARS 1513.236465
AUD 1.447188
AWG 1.8
AZN 1.704172
BAM 1.743363
BBD 2.013184
BDT 122.946509
BGN 1.747831
BHD 0.377586
BIF 2991.638885
BMD 1
BND 1.281883
BOB 11.71977
BRL 5.0581
BSD 0.999594
BTN 94.961938
BWP 13.742418
BYN 3.017057
BYR 19600
BZD 2.010313
CAD 1.420705
CDF 2312.497903
CHF 0.830245
CLF 0.02503
CLP 985.13026
CNY 6.69275
CNH 6.691765
COP 3194.05
CRC 454.960757
CUC 1
CUP 23.989731
CVE 98.287665
CZK 21.727901
DJF 177.999037
DKK 6.669495
DOP 61.28243
DZD 134.609897
EGP 53.488596
ERN 15
ETB 163.269377
EUR 0.891991
FJD 2.262985
FKP 0.76043
GBP 0.754905
GEL 2.59004
GGP 0.76043
GHS 11.629742
GIP 0.76043
GMD 73.999893
GNF 8793.432336
GTQ 7.636425
GYD 209.06352
HKD 7.847315
HNL 26.837693
HRK 6.721404
HTG 130.889189
HUF 324.420995
IDR 17948.8
ILS 3.102398
IMP 0.76043
INR 94.91635
IQD 1514.36683
IRR 1790499.999886
ISK 121.679853
JEP 0.76043
JMD 158.941401
JOD 0.708953
JPY 157.993498
KES 129.849764
KGS 87.450241
KHR 4059.311949
KMF 441.999892
KPW 899.999961
KRW 1346.264987
KWD 0.31098
KYD 0.832995
KZT 453.004595
LAK 22483.097342
LBP 89509.87864
LKR 330.880551
LRD 170.423094
LSL 16.517836
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.421479
MAD 9.795696
MDL 17.962214
MGA 4502.324255
MKD 54.950394
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.079529
MRU 40.052235
MUR 47.241137
MVR 15.450065
MWK 1732.925677
MXN 18.523375
MYR 4.082603
MZN 63.910338
NAD 16.51791
NGN 1329.99989
NIO 36.787121
NOK 9.505505
NPR 151.938745
NZD 1.78582
OMR 0.384498
PAB 0.999586
PEN 3.438455
PGK 4.537108
PHP 63.080975
PKR 276.703496
PLN 3.899005
PYG 5692.357747
QAR 3.643608
RON 4.758995
RSD 104.739601
RUB 83.748846
RWF 1474.878661
SAR 3.783194
SBD 8.064647
SCR 13.861837
SDG 601.501324
SEK 9.972765
SGD 1.28298
SHP 0.754745
SLE 24.679745
SLL 20969.504398
SOS 571.283404
SRD 37.711975
STD 20697.981008
STN 21.838829
SVC 8.746189
SYP 13001.999685
SZL 16.511864
THB 33.543503
TJS 9.210912
TMT 3.51
TND 3.001547
TOP 2.40776
TRY 49.417598
TTD 6.784239
TWD 32.442499
TZS 2640.140335
UAH 44.837859
UGX 4022.801521
UYU 40.200736
UZS 11955.039354
VES 878.023596
VND 25873
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 585.107973
XAG 0.017637
XAU 0.000241118694
XCD 2.70255
XCG 1.801465
XDR 0.707052
XOF 585.107973
XPF 106.304652
YER 236.150526
ZAR 16.55695
ZMK 9001.201832
ZMW 19.915944
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.091596
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Fuir ou rester, le déchirement des premiers réfugiés ukrainiens arrivés en France
Fuir ou rester, le déchirement des premiers réfugiés ukrainiens arrivés en France

Fuir ou rester, le déchirement des premiers réfugiés ukrainiens arrivés en France

Certains cherchent un refuge durable, d'autres sont en transit, l'une est déjà prête à repartir... Quelques jours après le début de l'invasion de leur pays par la Russie, une poignée d'Ukrainiens sont arrivés en France.

Taille du texte:

- A l'aéroport de Beauvais: "Ca ne va pas..." -

Drapée dans un drapeau ukrainien, les yeux cernés par la fatigue, Vlada Michaelova, se dit rongée par la culpabilité.

"Je suis très fatiguée, et je me sens terriblement mal parce que toute ma famille est restée en Ukraine dans les villes les plus dangereuses", à Kharkiv, Kiev ou au Donbass, raconte la jeune femme de 20 ans.

Son avion vient de se poser à l'aéroport de Beauvais, où la préfecture a monté un centre d'accueil d'urgence pour les réfugiés qui arrivent le plus souvent de Pologne.

Un peu plus loin, Elemira Catasova, 38 ans, a fui accompagnée de sa fille et de son fils. "Ca ne va pas psychologiquement, j'aurais voulu rester à la maison mais avec mes enfants... J'ai besoin d'un meilleur futur pour eux", confie-t-elle.

- A Calais: "Nous sommes coincés" -

Partis vendredi d'Odessa, neuf Ukrainiens d'une même famille, ont trouvé un refuge temporaire dans une auberge de jeunesse de Calais --que la ville a fait ouvrir pour eux-- après avoir été refoulés à la frontière britannique lundi soir. Ils y attendent leur visa pour embarquer sur un ferry pour Douvres.

Kostetsky et son beau-frère, qui habitent en Angleterre, sont partis récupérer leur famille "dès que les Russes ont concentré leur armée à la frontière" ukrainienne.

Les deux hommes ont donné rendez-vous à la frontière roumaine à leurs parents respectifs, à une belle-soeur et à des cousines. Ils ont ensuite traversé l'Europe en minibus.

"On nous avait dit que les résidents en Angleterre pouvaient amener leur famille" mais "les services d'immigration britanniques à Calais ont refusé lundi que nos parents, qui n'ont pas de visas, embarquent. Nous nous sommes retrouvés coincés et totalement perdus au port", rapporte le jeune Ukrainien.

- Dans les Ardennes: "Cauchemardesque" -

Voilà trois semaines que Tetiana, 50 ans, son mari Oleh et deux de leurs trois enfants ont quitté le Donbass pour les Ardennes, à Euilly-et-Lombut, un village de 110 habitants, où sa famille a une maison.

"Nous sommes habitués, depuis huit ans maintenant, à l'occupation russe. Mais là, j'ai vu qu'ils commençaient à appeler les hommes pour rejoindre l'armée", raconte-t-elle. "Nous étions terrifiés en voyant les bombardements à la télé."

D'autant plus que sa fille est d'abord restée à Kiev, avant qu'elle ne se décide à fuir en voiture avec son mari, Benjamin, et leurs quatre enfants âgés de un à sept ans.

"C'était la panique", confie Benjamin. "Tout le monde s'est rué sur la route, il y a eu de gros embouteillages à la sortie de la ville."

Le trajet, "cauchemardesque", dure une semaine, dont cinq à la frontière entre Ukraine et Pologne.

"On était à six à vivre dans une vieille voiture pendant sept jours. On a vu des bombes tomber, loin dans les champs. Il fallait dire aux enfants que c'était le tonnerre, pour qu'ils ne paniquent pas."

Benjamin n'a "même pas envisagé" de rester pour combattre: "Il fallait sortir les enfants de là, c’était la priorité".

- A Lyon: "Il faut que j'y retourne" -

Valérie Sapega, 30 ans, a quitté Kiev le 24 février au matin, au moment de la première offensive russe. Passée par la Slovaquie puis la Hongrie, elle est arrivée à Lyon lundi soir.

"Je travaille en Ukraine pour un éditeur français de logiciels et je suis venue en France pour travailler sur un portail que nous avons lancé, standforukraine.com, et organiser des convois d'aide. Mais il faut que j'y retourne. C'est mon pays. Mon mari est resté là-bas après m'avoir laissée près de la frontière slovaque et je vais le rejoindre pour développer ce projet."

Elle repart dès jeudi: "C'est pas moi qui doit quitter ce pays, c'est les Russes qui doivent partir."

"On peut aider partout, même si on ne peut pas combattre", raconte-t-elle. "Dans le village de mon mari, à 300 km au sud de Kiev, ceux qui ne sont pas dans l'armée préparent les cocktails Molotov. Ma mère, à Odessa, est dans les +troupes civiles+. A 57 ans, elle a préparé de la nourriture pour aider après l'attaque de l'aéroport."

Q.Moore--ThChM