The China Mail - Brésil: Lula, une diplomatie dynamique, parfois polémique

USD -
AED 3.672502
AFN 64.497487
ALL 81.118144
AMD 360.743464
ANG 1.789785
AOA 916.999741
ARS 1535.980903
AUD 1.425405
AWG 1.8025
AZN 1.703992
BAM 1.747272
BBD 2.014223
BDT 123.910645
BGN 1.747831
BHD 0.37736
BIF 2992.616283
BMD 1
BND 1.28047
BOB 11.855935
BRL 5.294752
BSD 1.000054
BTN 95.138718
BWP 13.795445
BYN 2.941694
BYR 19600
BZD 2.011337
CAD 1.404645
CDF 2315.999808
CHF 0.827275
CLF 0.0251
CLP 991.069996
CNY 6.678051
CNH 6.668925
COP 3172.18
CRC 455.262182
CUC 1
CUP 24.001537
CVE 98.508503
CZK 21.7763
DJF 178.084701
DKK 6.684396
DOP 61.205437
DZD 135.109199
EGP 56.178695
ERN 15
ETB 163.804155
EUR 0.89426
FJD 2.235702
FKP 0.747708
GBP 0.749485
GEL 2.58939
GGP 0.747708
GHS 11.625445
GIP 0.747708
GMD 73.999859
GNF 8850.751336
GTQ 7.644581
GYD 209.560055
HKD 7.844915
HNL 26.849631
HRK 6.737901
HTG 130.986148
HUF 328.241494
IDR 18153
ILS 3.082345
IMP 0.747708
INR 95.10945
IQD 1515.082481
IRR 1832374.999796
ISK 121.898506
JEP 0.747708
JMD 158.771424
JOD 0.708944
JPY 157.532504
KES 129.850201
KGS 87.449716
KHR 4077.348116
KMF 439.501638
KPW 899.999961
KRW 1327.600285
KWD 0.31077
KYD 0.833426
KZT 450.973998
LAK 22507.604826
LBP 89554.609574
LKR 332.292546
LRD 170.008621
LSL 16.631453
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412679
MAD 9.823022
MDL 17.971064
MGA 4541.901363
MKD 54.964674
MMK 2099.851486
MNT 3598.994658
MOP 8.08144
MRU 40.21459
MUR 47.130244
MVR 15.460227
MWK 1734.123669
MXN 18.58152
MYR 4.085701
MZN 63.898588
NAD 16.631602
NGN 1345.450391
NIO 36.798306
NOK 9.328385
NPR 152.221592
NZD 1.761045
OMR 0.384484
PAB 1.00004
PEN 3.44761
PGK 4.549069
PHP 63.908041
PKR 276.741666
PLN 3.937988
PYG 5764.978626
QAR 3.655709
RON 4.783021
RSD 105.081011
RUB 80.799621
RWF 1478.619383
SAR 3.744737
SBD 8.07458
SCR 13.787614
SDG 601.497294
SEK 9.95315
SGD 1.280975
SHP 0.7473
SLE 22.949754
SLL 20969.504398
SOS 571.489831
SRD 37.691957
STD 20697.981008
STN 21.887898
SVC 8.750692
SYP 13001.999685
SZL 16.625646
THB 33.782988
TJS 9.225574
TMT 3.51
TND 2.987372
TOP 2.40776
TRY 49.7622
TTD 6.796771
TWD 32.588977
TZS 2645.019851
UAH 45.657837
UGX 4480.338773
UYU 40.103811
UZS 11968.60664
VES 879.788904
VND 25842.5
VUV 118.791596
WST 2.767791
XAF 586.595955
XAG 0.018446
XAU 0.000248546932
XCD 2.70255
XCG 1.802377
XDR 0.707052
XOF 586.595955
XPF 106.5435
YER 236.102833
ZAR 16.635699
ZMK 9001.201541
ZMW 20.135703
ZWL 321.999592
SSP 5745.299755
MXV 2.096381
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Brésil: Lula, une diplomatie dynamique, parfois polémique
Brésil: Lula, une diplomatie dynamique, parfois polémique / Photo: © AFP/Archives

Brésil: Lula, une diplomatie dynamique, parfois polémique

Très actif sur le plan diplomatique, le président brésilien Lula a résolument remis son pays sur le devant de la scène internationale, mais ses prises de position sur l'Ukraine et le Venezuela ont suscité la polémique.

Taille du texte:

Depuis le début de son troisième mandat en janvier, Luiz Inacio Lula da Silva a déjà pris part à 33 rencontres avec des dirigeants étrangers.

Soit, selon un décompte du journal O Globo, une de plus que son prédécesseur d'extrême droite - et isolationniste assumé - Jair Bolsonaro en... quatre ans.

Et la liste va s'allonger avec d'autres rencontres au sommet prévues cette semaine, avec son homologue français Emmanuel Macron à Paris, et le pape François au Vatican.

"Le simple fait que Lula ne soit pas Bolsonaro lui a attiré une bonne volonté considérable" de la part de la communauté internationale, a écrit récemment le spécialiste Oliver Stuenkel, dans un article sur le site Brazilian Report.

De nombreux dirigeants ont fait le déplacement à Brasilia pour rencontrer Lula dès le premier semestre de son mandat.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, l'Allemagne ou le Royaume-Uni, se sont engagés à contribuer au Fonds Amazonie, voué à la préservation de la plus grande forêt tropicale de la planète, qui avait été gelé sous Bolsonaro.

Fin mai, le président brésilien a annoncé que la conférence des Nations unies sur le climat COP30 aurait lieu à Belem, dans l'Amazonie brésilienne, en 2025. "Un honneur", a-t-il dit.

- Médiation du conflit en Ukraine -

Lula a dit à maintes reprises que le Brésil était "de retour" sur la scène internationale, mais ce retour a aussi été marqué par des controverses.

Le Brésil s'est refusé à fournir des armes à l'Ukraine ou à imposer des sanctions contre la Russie de Vladimir Poutine, et son idée de former un "groupe de la paix" de pays neutres médiateurs du conflit a été accueillie fraîchement.

Lors d'un voyage en Chine, Lula a déclaré que les Etats-Unis devaient cesser d'"encourager la guerre". En retour, Washington l'a accusé de se "faire l'écho de la propagande russe et chinoise".

Une rencontre entre Lula et le président ukrainien Volodymyr Zelensky était prévue le mois dernier, lors du sommet du G7 au Japon, mais elle n'a finalement pas eu lieu, officiellement pour des problèmes d'incompatibilité d'agenda.

Selon l'ancien diplomate Paulo Roberto de Almeida, cette posture vis-à-vis du conflit ukrainien est dans la droite ligne de "l'anti-américanisme habituel du Parti des Travailleurs" de Lula, dont les deux premiers mandats présidentiels ont eu lieu de 2003 à 2010.

Mais elle est surtout due "à l'alliance avec de grandes autocraties" comme la Russie ou la Chine, qui sont comme le Brésil membres du groupe des Brics, avec l'Inde et l'Afrique du Sud.

- Grand écart Pékin-Washington -

Lula doit jouer les équilibristes, sur un échiquier mondial marqué par les différends entre Pékin et Washington.

La Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, mais les Etats-Unis sont un allié essentiel du président brésilien dans son combat pour la défense de la démocratie et de l'environnement.

Il n'a pas manqué de se rendre dans les deux pays dès les premiers mois de son mandat.

Mais le voyage à Washington, en février, s'est limité à une rencontre avec Joe Biden, sans annonce concrète, tandis que de nombreux accords de coopération économiques ont été signés en avril à Pékin.

Autre dossier qui tient à coeur au président Lula: le renforcement des liens entre pays sud-américains, marqués par des différends idéologiques ces dernières années.

Mais le sommet entre chefs d'Etat de la région organisé fin mai à Brasilia a pratiquement eu l'effet inverse, en raison de propos controversés de l'icône de la gauche brésilienne sur le Venezuela.

Lula a qualifié les accusations d'autoritarisme qui pèsent sur son homologue socialiste vénézuélien Nicolas Maduro, accueilli en grande pompe dans la capitale brésilienne la veille du sommet, comme relevant de la "narration".

Ces propos lui ont valu des critiques du président uruguayen Luis Lacalle Pou (centre-droit), mais aussi de celui du Chili Gabriel Boric (gauche).

"Avec ces déclarations, Lula a torpillé toute chance de succès du sommet", le premier de ce type en près de dix ans, fustige Paulo Roberto de Almeida.

Pedro Brites, professeur de relations internationales à la Fondation Getulio Vargas, estime pour sa part qu'un "ton plus critique envers Maduro mettrait fin au dialogue" avec le Venezuela, qui était totalement rompu sous Bolsonaro.

H.Ng--ThChM