The China Mail - Première visite de Meloni à Macron après des mois de turbulences franco-italiennes

USD -
AED 3.672502
AFN 64.497487
ALL 81.118144
AMD 360.743464
ANG 1.789785
AOA 916.999741
ARS 1535.980903
AUD 1.425405
AWG 1.8025
AZN 1.703992
BAM 1.747272
BBD 2.014223
BDT 123.910645
BGN 1.747831
BHD 0.37736
BIF 2992.616283
BMD 1
BND 1.28047
BOB 11.855935
BRL 5.294752
BSD 1.000054
BTN 95.138718
BWP 13.795445
BYN 2.941694
BYR 19600
BZD 2.011337
CAD 1.404645
CDF 2315.999808
CHF 0.827275
CLF 0.0251
CLP 991.069996
CNY 6.678051
CNH 6.668925
COP 3172.18
CRC 455.262182
CUC 1
CUP 24.001537
CVE 98.508503
CZK 21.7763
DJF 178.084701
DKK 6.684396
DOP 61.205437
DZD 135.109199
EGP 56.178695
ERN 15
ETB 163.804155
EUR 0.89426
FJD 2.235702
FKP 0.747708
GBP 0.749485
GEL 2.58939
GGP 0.747708
GHS 11.625445
GIP 0.747708
GMD 73.999859
GNF 8850.751336
GTQ 7.644581
GYD 209.560055
HKD 7.844915
HNL 26.849631
HRK 6.737901
HTG 130.986148
HUF 328.241494
IDR 18153
ILS 3.082345
IMP 0.747708
INR 95.10945
IQD 1515.082481
IRR 1832374.999796
ISK 121.898506
JEP 0.747708
JMD 158.771424
JOD 0.708944
JPY 157.532504
KES 129.850201
KGS 87.449716
KHR 4077.348116
KMF 439.501638
KPW 899.999961
KRW 1327.600285
KWD 0.31077
KYD 0.833426
KZT 450.973998
LAK 22507.604826
LBP 89554.609574
LKR 332.292546
LRD 170.008621
LSL 16.631453
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412679
MAD 9.823022
MDL 17.971064
MGA 4541.901363
MKD 54.964674
MMK 2099.851486
MNT 3598.994658
MOP 8.08144
MRU 40.21459
MUR 47.130244
MVR 15.460227
MWK 1734.123669
MXN 18.58152
MYR 4.085701
MZN 63.898588
NAD 16.631602
NGN 1345.450391
NIO 36.798306
NOK 9.328385
NPR 152.221592
NZD 1.761045
OMR 0.384484
PAB 1.00004
PEN 3.44761
PGK 4.549069
PHP 63.908041
PKR 276.741666
PLN 3.937988
PYG 5764.978626
QAR 3.655709
RON 4.783021
RSD 105.081011
RUB 80.799621
RWF 1478.619383
SAR 3.744737
SBD 8.07458
SCR 13.787614
SDG 601.497294
SEK 9.95315
SGD 1.280975
SHP 0.7473
SLE 22.949754
SLL 20969.504398
SOS 571.489831
SRD 37.691957
STD 20697.981008
STN 21.887898
SVC 8.750692
SYP 13001.999685
SZL 16.625646
THB 33.782988
TJS 9.225574
TMT 3.51
TND 2.987372
TOP 2.40776
TRY 49.7622
TTD 6.796771
TWD 32.588977
TZS 2645.019851
UAH 45.657837
UGX 4480.338773
UYU 40.103811
UZS 11968.60664
VES 879.788904
VND 25842.5
VUV 118.791596
WST 2.767791
XAF 586.595955
XAG 0.018446
XAU 0.000248546932
XCD 2.70255
XCG 1.802377
XDR 0.707052
XOF 586.595955
XPF 106.5435
YER 236.102833
ZAR 16.635699
ZMK 9001.201541
ZMW 20.135703
ZWL 321.999592
SSP 5745.299755
MXV 2.096381
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Première visite de Meloni à Macron après des mois de turbulences franco-italiennes
Première visite de Meloni à Macron après des mois de turbulences franco-italiennes / Photo: © AFP/Archives

Première visite de Meloni à Macron après des mois de turbulences franco-italiennes

Du dégel au réchauffement? Emmanuel Macron reçoit mardi pour la première fois à Paris Giorgia Meloni pour tenter de confirmer le retour à la normale des relations entre la France et l'Italie après une série de crises autour du dossier sensible de l'immigration.

Taille du texte:

Le président français et la Première ministre italienne feront des déclarations à la presse juste avant leur entretien, prévu dans l'après-midi à l'Elysée, a-t-on appris côté français.

Ils évoqueront "les relations bilatérales", mises à rude épreuve depuis l'automne, et "la mise en oeuvre du Traité du Quirinal", signé en 2021, avant l'arrivée au pouvoir à Rome de la coalition ultraconservatrice de Giorgia Meloni, et qui structure les liens franco-italiens.

Tout est censé opposer le chef de l'Etat, qui se revendique d'un progressisme franchement pro-européen, et la cheffe du gouvernement italien, issue d'un parti post-fasciste et qui a épousé par le passé des positions nettement eurosceptiques.

Et de fait, les étincelles n'ont pas tardé.

Après une brève rencontre informelle à Rome en octobre juste après la nomination de Mme Meloni, victorieuse des élections législatives, le dossier migratoire est vite venu alimenter les tensions.

Notamment lorsque l'Italie avait refusé en novembre d'accueillir le navire humanitaire Ocean Viking et les 230 migrants à son bord, poussant la France à le laisser accoster tout en dénonçant le comportement "inacceptable" de Rome.

Ou quand le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a suscité en mai l'ire transalpine en jugeant Giorgia Meloni "incapable de régler les problèmes migratoires sur lesquels elle a été élue".

Mais en parallèle, les milieux diplomatiques des deux voisins ont oeuvré pour retisser les liens au nom d'intérêts souvent convergents.

Emmanuel Macron et Giorgia Meloni se sont rencontrés en marge de plusieurs rendez-vous internationaux, avec un tête-à-tête de 45 minutes à Hiroshima lors du G20 organisé par le Japon en mai. Et leurs ministres des Affaires étrangères ont eu un entretien "chaleureux" fin mai à Rome après un nouvel accès de fièvre.

Début juin, le chef de l'Etat français a reçu son homologue italien Sergio Mattarella, garant de la stabilité de la péninsule, pour signifier de manière symbolique que les "liens exceptionnels qui unissent" les deux pays dépassent la personnalité de leurs dirigeants.

"Malgré les différences politiques et idéologiques entre les deux gouvernements, il y a la conscience chez Meloni et chez Macron que la France et l’Italie doivent agir ensemble. Cela correspond aux intérêts des deux pays", dit à l'AFP l'historien Marc Lazar, professeur à Sciences-Po.

- "Divergences" sur l'Europe -

Selon lui, des "convergences réelles" existent face à la guerre en Ukraine et sur la renégociation du pacte de stabilité budgétaire européen.

Depuis qu'elle est installée au Palais Chigi, siège du gouvernement italien, Giorgia Meloni s'est de fait montrée très attachée au soutien à Kiev et très mesurée face à Bruxelles.

Le "soutien commun à l'Ukraine" sera d'ailleurs réaffirmé mardi, au lendemain de l'annonce par Emmanuel Macron du déploiement désormais opérationnel sur le terrain d'un système de missiles sol-air franco-italien SAMP/T.

Les deux dirigeants vont aussi préparer le Conseil européen des 29 et 30 juin et le sommet de l'Otan de Vilnius des 11 et 12 juillet.

"On voit bien qu'entre la France et l'Allemagne en ce moment c'est pas folichon", relève pour sa part Jean-Pierre Darnis, professeur à l'université Luiss de Rome, ajoutant que le duo Meloni-Macron a donc "tout intérêt" à consolider la "convergence" sur le volet économique européen.

Mais pour lui, si cette rencontre était jugée "nécessaire et souhaitable", elle se tiendra malgré tout "presque en catimini", un peu comme en octobre à Rome.

La Première ministre italienne se rend en effet à Paris pour défendre la candidature de la capitale italienne à l'Exposition universelle 2030. Et ce n'est qu'en marge de cette visite qu'elle a fixé un rendez-vous avec le président français -- à l'image d'une relation qui devrait rester en dents-de-scie.

D'ici aux élections européennes de juin 2024, "les polémiques ne manqueront pas entre la droite italienne et le parti de Macron", qui ont "de profondes divergences sur l’avenir de l’Europe", ce qui "risque de rejaillir sur la normalisation des relations", prévient Marc Lazar.

M.Chau--ThChM