The China Mail - Manifestations interdites au Kenya : la police tire des gaz lacrymogènes

USD -
AED 3.672498
AFN 65.000462
ALL 81.404056
AMD 360.930194
ANG 1.789785
AOA 918.000296
ARS 1537.902498
AUD 1.422678
AWG 1.8
AZN 1.699143
BAM 1.75401
BBD 2.012923
BDT 123.983804
BGN 1.747831
BHD 0.377199
BIF 2998.457454
BMD 1
BND 1.280463
BOB 11.889313
BRL 5.341304
BSD 0.999466
BTN 94.999372
BWP 13.826286
BYN 2.940367
BYR 19600
BZD 2.010116
CAD 1.404855
CDF 2314.999483
CHF 0.828585
CLF 0.024967
CLP 985.850248
CNY 6.66835
CNH 6.664255
COP 3155.61
CRC 454.490425
CUC 1
CUP 23.987373
CVE 98.888386
CZK 21.852985
DJF 177.719904
DKK 6.711765
DOP 61.296875
DZD 135.291662
EGP 56.096444
ERN 15
ETB 162.582372
EUR 0.89797
FJD 2.252798
FKP 0.749223
GBP 0.751225
GEL 2.593024
GGP 0.749223
GHS 11.648962
GIP 0.749223
GMD 74.000038
GNF 8845.382922
GTQ 7.638188
GYD 209.445401
HKD 7.84455
HNL 26.833413
HRK 6.765801
HTG 130.928626
HUF 329.230378
IDR 18137.85
ILS 3.02401
IMP 0.749223
INR 94.99285
IQD 1515.158309
IRR 1817007.524696
ISK 122.460014
JEP 0.749223
JMD 159.024972
JOD 0.708968
JPY 157.91502
KES 129.930206
KGS 87.449202
KHR 4080.479613
KMF 441.00026
KPW 899.999961
KRW 1326.409546
KWD 0.31118
KYD 0.832885
KZT 456.816419
LAK 22494.753646
LBP 89501.999892
LKR 332.273585
LRD 169.913187
LSL 16.669223
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420085
MAD 9.844894
MDL 18.050231
MGA 4549.530967
MKD 55.226471
MMK 2099.77173
MNT 3599.40728
MOP 8.076123
MRU 40.152816
MUR 47.31972
MVR 15.449776
MWK 1733.121682
MXN 18.678645
MYR 4.08797
MZN 63.909965
NAD 16.669073
NGN 1342.160085
NIO 36.778125
NOK 9.33202
NPR 151.999677
NZD 1.759275
OMR 0.3845
PAB 0.999498
PEN 3.443297
PGK 4.480537
PHP 63.969799
PKR 276.580407
PLN 3.950201
PYG 5815.01195
QAR 3.64344
RON 4.804402
RSD 105.531947
RUB 80.547795
RWF 1479.229445
SAR 3.750364
SBD 8.064647
SCR 13.820536
SDG 601.513194
SEK 9.945895
SGD 1.28108
SHP 0.749344
SLE 22.950163
SLL 20969.504398
SOS 571.182587
SRD 37.650502
STD 20697.981008
STN 21.971222
SVC 8.745835
SYP 13001.999685
SZL 16.661958
THB 33.770286
TJS 9.19474
TMT 3.5
TND 2.992884
TOP 2.40776
TRY 49.787299
TTD 6.784327
TWD 32.414498
TZS 2644.594964
UAH 45.626679
UGX 4382.704147
UYU 40.070132
UZS 11928.452601
VES 859.934971
VND 25834
VUV 118.743227
WST 2.764729
XAF 589.030005
XAG 0.01841
XAU 0.00024638431
XCD 2.70255
XCG 1.801256
XDR 0.707052
XOF 589.030005
XPF 106.953406
YER 236.14986
ZAR 16.6258
ZMK 9001.205131
ZMW 20.155866
ZWL 321.999592
SSP 5745.701932
MXV 2.106801
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Manifestations interdites au Kenya : la police tire des gaz lacrymogènes
Manifestations interdites au Kenya : la police tire des gaz lacrymogènes / Photo: © AFP

Manifestations interdites au Kenya : la police tire des gaz lacrymogènes

La police kényane a tiré mercredi des gaz lacrymogènes sur des manifestants qui avaient bravé l'interdiction des autorités de se rassembler à l'appel de l'opposition pour dénoncer la hausse des prix et de nouvelles taxes gouvernementales.

Taille du texte:

Les commerces étaient fermés et la capitale Nairobi placée sous haute surveillance policière. Dans le bidonville de Mathare, la police a tiré des grenades lacrymogènes sur des manifestants, qui jetaient des pierres. Elle en a également fait usage pour disperser des manifestants dans la ville portuaire de Mombasa (sud).

Le vétéran de l'opposition kényane, Raila Odinga, plusieurs fois candidat malheureux à la présidentielle, à l'origine de la mobilisation, a accusé mercredi lors d'une conférence de presse la police d'avoir "tiré, blessé et tué des manifestants", notamment à Nairobi.

"Nous avons toujours dit que ces réunions restent pacifiques jusqu'à ce que la police décide de les disperser avec des balles et des gaz lacrymogènes", a-t-il également affirmé.

Ces incidents interviennent quelques jours après d'autres manifestations meurtrières contre le gouvernement du président William Ruto dans plusieurs villes du pays. Au moins six personnes y ont été tuées, selon le ministère de l'Intérieur, et des ONG ont dénoncé une violente répression policière.

Mardi, le chef de la police nationale avait interdit les manifestations appelées de nouveau ce mercredi par l'opposition, au motif que cette dernière n'en aurait pas prévenu les autorités, et invité la population à ne pas se joindre à ces "rassemblements illégaux".

- Manifestations hebdomadaires -

Vendredi dernier, des manifestations avaient eu lieu dans plusieurs villes à l'appel de Raila Odinga.

A Nairobi, la police avait tiré des gaz lacrymogènes contre le convoi de M. Odinga. Elle avait fait de même pour disperser des rassemblements à Mombasa (sud) et Kisumu (ouest).

Samedi, des militants ont affirmé que la police avait tiré des gaz lacrymogènes sur des représentants de la société civile, dont l'ancien juge en chef Willy Mutunga, qui réclamaient la libération de dizaines de personnes arrêtées lors des manifestations.

"Nos activités sont protégées par la constitution qui garantit les droits de protester, manifester, se rassembler et exprimer des revendications", a souligné auprès de l'AFP le porte-parole de M. Odinga, Dennis Onyango.

L'alliance Azimio de Raila Odinga, défait par M. Ruto à la présidentielle d'août 2022 dont il estime qu'elle lui a été "volée", entend organiser des manifestations chaque semaine contre la politique menée par le gouvernement.

De nombreux Kényans, frappés de plein fouet par les hausses de prix et taxes, disent ne pouvoir supporter les perturbations causées par les manifestations, et n'entrevoient guère d'amélioration de leur situation à court terme.

- "Rien ne change" -

"Avant, j'attendais les manifestations, je voyais cela comme la seule manière de nous faire entendre, mais rien ne change, ça empire même", déclarait à l'AFP Ruth Nyakundi, un employé de ménage de 41 ans, à la veille des nouvelles manifestations.

"On sait tous comment cela va se terminer, on a déserté les rues et la police patrouille dans la ville. Laissez-moi juste rentrer chez moi et regarder ce qui va se passer à la télé", a déclaré à l'AFP Lameck Mwangi, un commerçant de Nairobi de 34 ans, qui a fermé son magasin d'électronique pour la journée.

Entre mars et mai, la coalition d'opposition Azimio a organisé des manifestations antigouvernementales qui ont fait, selon les autorités, trois morts.

Début juillet, le président Ruto a promulgué une loi de finances qui instaure une série de nouvelles taxes, malgré les critiques de l'opposition et de la population de ce pays touché par une forte inflation.

Le texte prévoit notamment une hausse de la TVA sur les carburants de 8 à 16%, ainsi qu'un impopulaire prélèvement sur les salaires afin de financer un programme de logement à bas prix. Initialement prévu à 3%, il a été réduit à 1,5%.

str-ho-amu-dyg/thm

Q.Yam--ThChM