The China Mail - Mario Draghi ou la realpolitik en matière de gaz russe

USD -
AED 3.673007
AFN 64.99933
ALL 81.338497
AMD 361.490065
ANG 1.789785
AOA 916.99986
ARS 1512.990698
AUD 1.445264
AWG 1.80125
AZN 1.703157
BAM 1.743363
BBD 2.013184
BDT 122.946509
BGN 1.747831
BHD 0.377586
BIF 2996
BMD 1
BND 1.281883
BOB 11.71977
BRL 5.073398
BSD 0.999594
BTN 94.961938
BWP 13.742418
BYN 3.017057
BYR 19600
BZD 2.010313
CAD 1.41832
CDF 2312.521651
CHF 0.82692
CLF 0.024962
CLP 982.450274
CNY 6.69275
CNH 6.690097
COP 3178.8
CRC 454.960757
CUC 1
CUP 23.989731
CVE 98.287665
CZK 21.705298
DJF 177.719735
DKK 6.66324
DOP 61.28243
DZD 134.428612
EGP 53.427702
ERN 15
ETB 163.269377
EUR 0.891199
FJD 2.262981
FKP 0.76043
GBP 0.753175
GEL 2.589926
GGP 0.76043
GHS 11.629742
GIP 0.76043
GMD 73.999951
GNF 8793.432336
GTQ 7.636425
GYD 209.06352
HKD 7.84765
HNL 26.837693
HRK 6.716803
HTG 130.889189
HUF 324.139865
IDR 17933
ILS 3.103975
IMP 0.76043
INR 94.743151
IQD 1514.36683
IRR 1790499.999677
ISK 121.410038
JEP 0.76043
JMD 158.941401
JOD 0.709025
JPY 158.071499
KES 129.980171
KGS 87.450077
KHR 4059.311949
KMF 441.999947
KPW 899.999961
KRW 1341.750075
KWD 0.31096
KYD 0.832995
KZT 453.004595
LAK 22483.097342
LBP 89509.87864
LKR 330.880551
LRD 170.423094
LSL 16.517836
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.421479
MAD 9.795696
MDL 17.962214
MGA 4502.324255
MKD 54.950394
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.079529
MRU 40.052235
MUR 47.297406
MVR 15.450063
MWK 1732.925677
MXN 18.38219
MYR 4.0843
MZN 63.909799
NAD 16.51791
NGN 1329.720224
NIO 36.787121
NOK 9.46899
NPR 151.938745
NZD 1.78077
OMR 0.384501
PAB 0.999586
PEN 3.438455
PGK 4.537108
PHP 63.056502
PKR 276.703496
PLN 3.89185
PYG 5692.357747
QAR 3.643608
RON 4.754896
RSD 104.672029
RUB 83.871623
RWF 1474.878661
SAR 3.783194
SBD 8.064647
SCR 14.00197
SDG 601.494334
SEK 9.94988
SGD 1.281985
SHP 0.754745
SLE 24.680145
SLL 20969.504398
SOS 571.283404
SRD 37.641501
STD 20697.981008
STN 21.838829
SVC 8.746189
SYP 13001.999685
SZL 16.511864
THB 33.512002
TJS 9.210912
TMT 3.51
TND 3.001547
TOP 2.40776
TRY 49.417596
TTD 6.784239
TWD 32.348702
TZS 2640.003002
UAH 44.837859
UGX 4022.801521
UYU 40.200736
UZS 11955.039354
VES 878.023598
VND 25873
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 584.588125
XAG 0.017527
XAU 0.000240744285
XCD 2.70255
XCG 1.801465
XDR 0.707052
XOF 584.588125
XPF 106.304652
YER 236.150558
ZAR 16.50637
ZMK 9001.193742
ZMW 19.915944
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.075654
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Mario Draghi ou la realpolitik en matière de gaz russe
Mario Draghi ou la realpolitik en matière de gaz russe

Mario Draghi ou la realpolitik en matière de gaz russe

Quand Mario Draghi parle de gaz russe, il marche sur des oeufs: comment affirmer sa farouche opposition à l'invasion de l'Ukraine sans compromettre les achats de cette précieuse matière première par l'Italie? Tout comme l'Allemagne, la péninsule aurait gros à perdre si Moscou fermait le robinet à gaz.

Taille du texte:

Très dépendante du gaz russe, l'Italie a traîné des pieds avant de se résoudre à des sanctions dures à l'égard de la Russie, mais figure désormais, comme les autres membres de l'Union européenne, sur la liste noire des pays jugés "hostiles" par Moscou.

A l'instar de l'Allemagne, l'autre grande économie européenne qui rechigne à se sevrer du jour au lendemain du gaz russe, l'Italie verrait d'un mauvais oeil un embargo européen sur les hydrocarbures russes, similaire à celui annoncé mardi par le président américain Joe Biden.

L'Italie importe 95% du gaz qu'elle consomme, dont environ 45% provient de la Russie. Pour l'Allemagne, 55% de ses achats gaziers sont fournis par Moscou. Mais si le gaz représente 42% de la consommation d'énergie de l'Italie, ce taux n'est que de 25% pour l'Allemagne.

L'objectif affiché par Rome: réduire "au plus vite" sa dépendance. "Ce n'est pas évident comme tâche, mais il faut le faire", a reconnu M. Draghi mercredi devant les députés. "Il y va de notre sécurité et de notre liberté", a ajouté le chef du gouvernement italien.

L'Italie, qui a tourné la page de l'énergie nucléaire il y a plus de trois décennies, prévoit de porter sa production annuelle de gaz naturel de 3,34 milliards à 5 milliards de m3 et d'augmenter ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis.

Rome mène une offensive diplomatique tous azimuts pour se libérer du joug russe: le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio s'est ainsi rendu fin février en Algérie, deuxième fournisseur de gaz de l'Italie, pour augmenter les cadences.

- "Economie de guerre" -

D'autres producteurs au passé trouble pourraient monter en puissance, comme l'Azerbaïdjan, la Tunisie ou encore la Libye. Et Mario Draghi s'est entretenu par téléphone avec l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani pour obtenir des livraisons accrues de GNL.

Toutefois, "ces augmentations ne suffisent pas à compenser une éventuelle coupure du gaz en provenance de Russie", a commenté à l'AFP Roberto Bianchini, directeur de l'Observatoire du financement climatique de l'école Polytechnique de Milan.

"Nous nous préparons à une économie de guerre, en espérant ne pas y arriver", a confié le sous-secrétaire aux Affaires étrangères Manlio Di Stefano.

"Si l'approvisionnement en gaz était coupé, nous aurions deux semaines de pleine autonomie, deux semaines sans industrie, puis l'obscurité totale", a-t-il lâché.

Un avertissement réaliste ou exagéré?

"L'Italie a en ce moment l'une des plus importantes réserves de gaz en Europe, remplies à 30%, elle peut importer plus de GNL et réactiver des centrales à charbon pour éviter ce scénario, donc il n'y aura pas de black-out", a assuré à l'AFP Simone Tagliapietra, professeur d'énergie à l'Université catholique de Milan.

Avec la flambée des prix, l'UE paiera à partir d'avril un milliard d'euros par jour à Moscou pour régler ses achats de gaz et de pétrole, selon ses calculs.

Pour Roberto Bianchini, une interruption des livraisons russes "pourrait entraîner la nécessité de suspendre temporairement la consommation de certaines entreprises".

- Retour du charbon? -

Le ministre de la Transition écologique Roberto Cingolani a admis que la sortie du gaz russe serait un travail de longue haleine.

"Nous importons 29 milliards de m3 de gaz de Russie par an, dont 15 milliards seront fournis d'ici la fin du printemps par d'autres pays. Il nous faudra 24 à 30 mois pour devenir totalement indépendants".

Si Mario Draghi mise sur un recours accru aux énergies renouvelables, il n'exclut pas de relancer la demi-douzaine de centrales à charbon encore en activité et vouées à la disparition en 2025.

"Pour éviter un black-out, la seule alternative est d'utiliser la capacité des centrales à charbon", malgré l'impact néfaste sur l'environnement, juge M. Bianchini.

En attendant, Mario Draghi a demandé que les sanctions européennes "ciblent des secteurs restreints, sans inclure l'énergie".

Des couacs sont apparus au sein du gouvernement lorsqu'il s'agissait fin février de négocier au sein de l'Europe l'exclusion de la Russie du réseau de messagerie bancaire Swift, rouage essentiel de la finance internationale.

Au même moment où Luigi Di Maio prônait à Bruxelles une ligne dure pour bannir la Russie du Swift, le ministre de l'Economie Daniele Franco défendait à Paris l'option que "certains pays, y compris l'Italie, continuent à payer le gaz naturel russe".

M.Chau--ThChM