The China Mail - Face aux frappes d'Israël, des Libanais du sud se réfugient dans des écoles

USD -
AED 3.672996
AFN 64.000203
ALL 81.503082
AMD 360.339242
ANG 1.789785
AOA 917.999718
ARS 1538.472602
AUD 1.422071
AWG 1.8025
AZN 1.70055
BAM 1.755348
BBD 2.014118
BDT 124.150744
BGN 1.747831
BHD 0.37735
BIF 3000
BMD 1
BND 1.281553
BOB 11.995315
BRL 5.381698
BSD 1.000013
BTN 95.207367
BWP 13.822349
BYN 2.947868
BYR 19600
BZD 2.01121
CAD 1.39895
CDF 2314.999814
CHF 0.82431
CLF 0.025036
CLP 988.550092
CNY 6.661099
CNH 6.657305
COP 3176.39
CRC 454.76167
CUC 1
CUP 24.000287
CVE 99.196993
CZK 21.786698
DJF 177.719723
DKK 6.687903
DOP 60.649996
DZD 135.308026
EGP 55.992698
ERN 15
ETB 161.150286
EUR 0.894875
FJD 2.24125
FKP 0.751792
GBP 0.74765
GEL 2.600643
GGP 0.751792
GHS 11.649827
GIP 0.751792
GMD 74.000021
GNF 8799.999878
GTQ 7.645879
GYD 209.614159
HKD 7.84604
HNL 26.999495
HRK 6.76901
HTG 131.054259
HUF 327.108499
IDR 18029
ILS 3.109045
IMP 0.751792
INR 95.19095
IQD 1514
IRR 1868414.999545
ISK 121.570284
JEP 0.751792
JMD 158.760361
JOD 0.708967
JPY 157.666987
KES 129.94007
KGS 87.447981
KHR 4072.999462
KMF 441.000028
KPW 899.999961
KRW 1339.770342
KWD 0.31088
KYD 0.833326
KZT 453.3167
LAK 22535.000173
LBP 89549.999817
LKR 332.450795
LRD 170.449736
LSL 16.630371
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424988
MAD 9.833503
MDL 18.045072
MGA 4594.999955
MKD 55.267858
MMK 2099.638249
MNT 3597.631144
MOP 8.082337
MRU 40.240186
MUR 47.480085
MVR 15.450011
MWK 1735.999861
MXN 18.85025
MYR 4.060801
MZN 63.909833
NAD 16.630055
NGN 1346.930219
NIO 36.809759
NOK 9.24687
NPR 152.332146
NZD 1.774969
OMR 0.384424
PAB 1.000013
PEN 3.459639
PGK 4.49025
PHP 63.6925
PKR 276.547226
PLN 3.927135
PYG 5858.938516
QAR 3.645503
RON 4.775102
RSD 105.15992
RUB 81.244832
RWF 1475
SAR 3.7541
SBD 8.058206
SCR 13.86453
SDG 601.505074
SEK 9.85014
SGD 1.28033
SHP 0.748335
SLE 22.89947
SLL 20969.504398
SOS 571.499774
SRD 37.644499
STD 20697.981008
STN 22.3
SVC 8.749697
SYP 13001.999685
SZL 16.630286
THB 33.750089
TJS 9.190174
TMT 3.5
TND 3.020704
TOP 2.40776
TRY 49.926903
TTD 6.779691
TWD 32.602801
TZS 2643.337982
UAH 45.55389
UGX 4360.137679
UYU 40.22581
UZS 11995.000044
VES 887.479801
VND 25814
VUV 119.133003
WST 2.76699
XAF 586.99952
XAG 0.019169
XAU 0.000248663434
XCD 2.70255
XCG 1.802288
XDR 0.707052
XOF 586.99952
XPF 107.276319
YER 236.198816
ZAR 16.62299
ZMK 9001.199088
ZMW 20.200416
ZWL 321.999592
SSP 5745.303054
MXV 2.125069
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Face aux frappes d'Israël, des Libanais du sud se réfugient dans des écoles
Face aux frappes d'Israël, des Libanais du sud se réfugient dans des écoles / Photo: © AFP

Face aux frappes d'Israël, des Libanais du sud se réfugient dans des écoles

Après les frappes israéliennes sur les abords de son village du sud du Liban, Moustafa el-Sayyed, hanté par les images d'enfants morts à Gaza, a décidé de fuir avec sa famille.

Taille du texte:

"Ce qu'on voit à la télévision, les massacres qui ont lieu à Gaza, les enfants, ça nous brise le cœur", déclare cet homme de 53 ans, qui est parti avec ses deux femmes et ses 11 enfants de Beit Lif, un petit village situé à moins de six kilomètres de la frontière avec Israël.

"Si je n'avais pas eu peur que cela nous arrive, je n'aurais pas quitté ma maison", lâche-t-il.

La famille de M. Sayyed, dont près de la moitié de ses enfants ont moins de 10 ans, fait partie des près de 4.000 personnes qui ont afflué vers la ville de Tyr depuis les zones frontalières, selon les autorités locales.

Environ la moitié ont trouvé refuge dans trois écoles publiques. Les autres se sont installées chez des proches ou amis.

Dans la cour de l'une des écoles transformées en abris de fortune, les voitures transportant matelas, couvertures et nourriture se succèdent. Une partie des aides est stockée, l'autre distribuée par des volontaires aux déplacés, au milieu de leurs affaires emballées à la hâte.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée le 7 octobre par une attaque meurtrière et sans précédent du mouvement palestinien sur le sol israélien, les violences ont débordé à la frontière israélo-libanaise.

Plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël, en majorité des civils, depuis l’attaque selon les autorités. Dans la bande de Gaza, plus de 4.380 personnes, majoritairement des civils, ont péri dans les bombardements de représailles israéliens, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Les échanges de roquettes et de tirs quasi-quotidiens entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas, ont vidé des villages du sud du Liban.

Au moins 23 personnes, dont quatre civils, ont été tuées côté libanais, selon un décompte de l'AFP. Au moins trois personnes ont péri en Israël.

Ayant déjà perdu un frère dans la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, M. Sayyed ne veut pas prendre de risques.

"Tous mes enfants sont petits, en cas d'apocalypse, comment vais-je les faire sortir d'un seul coup?", déclare-t-il depuis une salle de classe parsemée de matelas. "J'ai donc pensé qu'il valait mieux partir maintenant."

- "Je préfère mourir" -

Les craintes d'un embrasement sont fortes dans les villages frontaliers, occupés par l'armée israélienne durant 22 ans avant son retrait en 2000.

Un flot constant de familles, provenant pour la plupart du village d'Aita al-Chaab touché par les tirs, ont fait la queue cette semaine à la municipalité de Tyr pour obtenir une place dans l'une des écoles.

"Tous nos abris sont pleins", déclare le maire de Tyr, Hassan Dbouk. "Nous cherchons un endroit pour ouvrir un quatrième centre d'accueil."

Dans la localité frontalière de Dhayra, fermes et oliveraies ont été abandonnées en pleine saison des récoltes.

Les agriculteurs libanais, déjà frappés par une crise économique inédite, se préparent à un avenir incertain, même si les combats venaient à cesser.

"Nous n'avons que Dieu et l'agriculture" à Dhayra, dit Moussa Souwaid, 47 ans, réfugié dans la même école que Moustafa el-Sayyed. "J'ai cinq moutons, chacun valant environ 500 dollars, je les ai laissés sans nourriture et je me suis enfui."

Mais M. Souwaid a surtout dû laisser son père âgé de 88 ans derrière lui. "Il m'a dit: +je préfère mourir plutôt que d'abandonner ma maison et ma vache+".

- Moto, autostop -

A moto, en voiture ou en faisant du stop, les villageois ont essayé de rejoindre un endroit sûr.

Yolla Souwaid, sans lien de parenté avec Moussa Souwaid, a attendu pendant deux heures, en sang, que son frère vienne la chercher après avoir été blessée dans un bombardement israélien qui a détruit leur maison à Dhayra la semaine dernière.

L'institutrice de 43 ans descendait les escaliers en courant lorsque des pans d'un mur sont tombés sur ses jambes.

"Si j'avais complètement perdu mes jambes, qu'aurais-je fait, qui aurait pris soin de moi", dit-elle à l'AFP dans l'une des écoles à Tyr, les deux jambes bandées après son opération.

Dans une école voisine, Ahmad, de Beit Lif, avait lui prévu de se marier ce mois-ci.

Mais le jeune homme de 26 ans qui n'a pas voulu donner son nom, a enterré son père, emporté par le cancer, sous les bombardements israéliens avant de s'enfuir avec la famille de sa fiancée à Tyr.

Retenant ses larmes, Ahmad raconte que son père, juste avant son décès, s'était rendu dans la famille de sa fiancée "pour la demander en mariage". "Je souris mais au fond je suis très triste".

W.Cheng--ThChM