The China Mail - Maroc: une sécheresse inédite fait craindre une grave pénurie d'eau

USD -
AED 3.672498
AFN 64.999684
ALL 81.389828
AMD 361.2932
ANG 1.789785
AOA 916.999881
ARS 1513.020231
AUD 1.442399
AWG 1.80125
AZN 1.686468
BAM 1.743992
BBD 2.01427
BDT 123.014493
BGN 1.747831
BHD 0.377794
BIF 2993.226401
BMD 1
BND 1.282569
BOB 11.726198
BRL 5.097977
BSD 1.000134
BTN 95.013601
BWP 13.749894
BYN 3.018725
BYR 19600
BZD 2.011416
CAD 1.418751
CDF 2313.497365
CHF 0.827285
CLF 0.024943
CLP 981.679834
CNY 6.691201
CNH 6.69015
COP 3177.15
CRC 455.208273
CUC 1
CUP 24.002354
CVE 98.341137
CZK 21.69855
DJF 178.095875
DKK 6.66337
DOP 61.31577
DZD 134.596967
EGP 53.426401
ERN 15
ETB 163.359658
EUR 0.891403
FJD 2.26765
FKP 0.76043
GBP 0.752925
GEL 2.590554
GGP 0.76043
GHS 11.63612
GIP 0.76043
GMD 73.510825
GNF 8798.177043
GTQ 7.64058
GYD 209.177258
HKD 7.84765
HNL 26.852294
HRK 6.716402
HTG 130.962733
HUF 324.548979
IDR 18073.2
ILS 3.103975
IMP 0.76043
INR 94.70475
IQD 1515.163677
IRR 1795877.486919
ISK 121.430331
JEP 0.76043
JMD 159.02858
JOD 0.709022
JPY 157.941997
KES 129.839878
KGS 87.450411
KHR 4061.592797
KMF 439.999764
KPW 899.999961
KRW 1345.434978
KWD 0.31097
KYD 0.833434
KZT 453.247002
LAK 22495.12827
LBP 89534.463932
LKR 331.054657
LRD 170.517331
LSL 16.527044
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424972
MAD 9.801026
MDL 17.972147
MGA 4504.813845
MKD 54.969013
MMK 2099.444361
MNT 3596.720368
MOP 8.083816
MRU 40.074203
MUR 47.305142
MVR 15.459916
MWK 1733.876182
MXN 18.44352
MYR 4.083015
MZN 63.900316
NAD 16.526602
NGN 1330.53985
NIO 36.807299
NOK 9.466902
NPR 152.022083
NZD 1.773445
OMR 0.384489
PAB 1.000134
PEN 3.440357
PGK 4.539556
PHP 63.032962
PKR 276.852798
PLN 3.896305
PYG 5695.429208
QAR 3.645574
RON 4.754496
RSD 104.684958
RUB 83.900735
RWF 1475.681051
SAR 3.752248
SBD 8.064647
SCR 14.00815
SDG 601.50115
SEK 9.94804
SGD 1.28205
SHP 0.754745
SLE 24.68013
SLL 20969.504398
SOS 571.596752
SRD 37.641497
STD 20697.981008
STN 21.850516
SVC 8.750831
SYP 13001.999685
SZL 16.520847
THB 33.517497
TJS 9.216088
TMT 3.51
TND 3.003166
TOP 2.40776
TRY 49.512397
TTD 6.787869
TWD 32.481992
TZS 2639.985017
UAH 44.862452
UGX 4024.972129
UYU 40.223504
UZS 11961.649944
VES 878.023598
VND 25866.5
VUV 119.689611
WST 2.781623
XAF 584.722044
XAG 0.017324
XAU 0.000239664757
XCD 2.70255
XCG 1.802429
XDR 0.707052
XOF 584.722044
XPF 106.363434
YER 236.149747
ZAR 16.48535
ZMK 9001.198816
ZMW 19.926867
ZWL 321.999592
SSP 5773.824733
MXV 2.08258
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Maroc: une sécheresse inédite fait craindre une grave pénurie d'eau
Maroc: une sécheresse inédite fait craindre une grave pénurie d'eau

Maroc: une sécheresse inédite fait craindre une grave pénurie d'eau

Le Maroc est frappé de plein fouet par sa pire sécheresse depuis près de 40 ans, une catastrophe qui fait craindre une sévère pénurie d'eau potable cette année, conséquence du changement climatique et d'une gestion hydrique inefficiente.

Taille du texte:

"Le pays n'a pas enregistré une telle situation depuis le début des années 80", a indiqué à l'AFP Abderrahim Hendouf, spécialiste des politiques de l'eau.

Si par le passé, la sécheresse -- récurrente au Maroc -- touchait principalement les régions rurales et le secteur agricole, elle pèse actuellement sur "l'approvisionnement en eau potable en zone urbaine", a récemment prévenu le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, devant les députés.

Soumis de longue date aux variations climatiques, le pays subit un sévère déficit pluviométrique depuis septembre 2021 et une baisse alarmante des réserves des barrages de près de 89% par rapport à la moyenne annuelle, selon les statistiques officielles.

Ce déficit est "un indicateur inquiétant même s'il a été résorbé par des mesures préventives, afin d'éviter les pénuries d'eau", a reconnu Abdelaziz Zerouali, directeur de la Recherche et de la Planification de l'eau, dans un entretien télévisé.

Deux grandes villes, Marrakech (sud), capitale touristique, et Oujda (est), ont évité le pire en ayant recours depuis fin décembre à la nappe phréatique pour assurer leur approvisionnement.

- "Changement climatique réel" -

Pour contenir les effets dévastateurs de la sécheresse, le gouvernement a débloqué à la mi-février un programme d'aide au secteur agricole -- premier contributeur du PIB (14%) devant le tourisme et l'industrie et principale source d'emplois en milieu rural -- de près d'un milliard d'euros.

Mais à long terme, il est "nécessaire de changer notre vision sur la question de l'eau. Le changement climatique est réel et nous devons nous préparer pour y faire face", a alerté M. Zerouali lors d'une conférence sur "le droit à l'eau" à Rabat.

Avec seulement 600 mètres cubes d'eau par habitant et par an, le Maroc se situe largement sous le seuil de la pénurie hydrique. A titre de comparaison, la disponibilité en eau était quatre fois supérieure à 2.600 m3 dans les années 1960.

Au-delà des facteurs environnementaux, "la forte demande en eau" et "la surexploitation des nappes phréatiques" contribuent à faire pression sur les ressources hydriques, souligne le ministre Nizar Baraka.

Dans un article pour l'Institut marocain d'analyse des politiques (MIPA), la chercheuse Amal Ennabih estime que la rareté de l'eau est "profondément liée à la façon dont cette ressource est utilisée pour l'irrigation, consommant environ 80% de l'eau du Maroc chaque année".

Une situation d'autant plus alarmante que 10% seulement des terres agricoles sont irriguées, relève l'expert Abderrahim Hendouf, qui plaide pour une réduction du poids excessif du secteur agricole dans l'économie marocaine.

- "Retards" -

Le royaume chérifien mise principalement sur le dessalement de l'eau de mer pour remédier au déficit hydrique, un procédé polluant à cause de la saumure produite. Mais la mise en chantier du programme est confrontée à "des retards". La station de dessalement de Casablanca est toujours en chantier et la mégapole économique est menacée d'un déficit en eau dès 2025.

Autre exemple: le retard de livraison de l'usine de dessalement de la station balnéaire de Saïdia (nord-est) a "provoqué une pénurie" dans les villes environnantes, selon M. Baraka.

Par ailleurs, la construction de 15 barrages prend aussi du retard.

La menace d'un déficit en eau potable planait également sur la ville touristique d'Agadir, à hauteur de 70% en mars par rapport à ses besoins. Un risque évité grâce notamment à la nouvelle station de dessalement de ce chef-lieu de la plus importante région agricole du Maroc, selon des chiffres officiels.

Les mesures draconiennes imposées à Agadir à l'automne 2020 -- l'eau des robinets était coupée la nuit -- ne sont aujourd'hui plus qu'un mauvais souvenir.

R.Lin--ThChM