The China Mail - Gaza: opération de l'armée israélienne dans un hôpital, la pression internationale s'accentue

USD -
AED 3.672501
AFN 63.99991
ALL 81.218818
AMD 360.139994
ANG 1.789785
AOA 917.999991
ARS 1536.337501
AUD 1.422696
AWG 1.8025
AZN 1.689986
BAM 1.747092
BBD 2.014338
BDT 124.158076
BGN 1.747831
BHD 0.377606
BIF 3001.375712
BMD 1
BND 1.27771
BOB 12.126707
BRL 5.41355
BSD 1.000156
BTN 94.912544
BWP 13.81787
BYN 2.946066
BYR 19600
BZD 2.011399
CAD 1.39657
CDF 2314.999761
CHF 0.825455
CLF 0.025073
CLP 990.119988
CNY 6.661098
CNH 6.652475
COP 3176.09
CRC 454.787056
CUC 1
CUP 24.001751
CVE 98.497943
CZK 21.840298
DJF 178.090635
DKK 6.708085
DOP 60.620679
DZD 135.903569
EGP 56.000702
ERN 15
ETB 161.461739
EUR 0.89757
FJD 2.243698
FKP 0.747647
GBP 0.7473
GEL 2.598748
GGP 0.747647
GHS 11.651465
GIP 0.747647
GMD 73.99979
GNF 8851.589159
GTQ 7.645651
GYD 209.633474
HKD 7.845255
HNL 26.880818
HRK 6.76901
HTG 131.032142
HUF 328.230952
IDR 18164
ILS 3.13655
IMP 0.747647
INR 94.959002
IQD 1516.088114
IRR 1868415.000088
ISK 122.000193
JEP 0.747647
JMD 158.924129
JOD 0.709027
JPY 157.348503
KES 129.950336
KGS 87.448694
KHR 4080.593508
KMF 440.999774
KPW 899.999961
KRW 1334.390289
KWD 0.31118
KYD 0.833434
KZT 453.459704
LAK 22517.911061
LBP 89559.597295
LKR 332.651457
LRD 170.008263
LSL 16.666696
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.428964
MAD 9.833447
MDL 17.902128
MGA 4523.771239
MKD 55.008665
MMK 2099.909661
MNT 3597.883233
MOP 8.081288
MRU 40.55493
MUR 47.280181
MVR 15.449954
MWK 1733.828824
MXN 18.81377
MYR 4.058296
MZN 63.910181
NAD 16.666696
NGN 1346.119805
NIO 36.803459
NOK 9.228735
NPR 151.859892
NZD 1.776089
OMR 0.384494
PAB 1.00025
PEN 3.46149
PGK 4.551281
PHP 63.690989
PKR 276.672235
PLN 3.948775
PYG 5859.074911
QAR 3.645686
RON 4.793981
RSD 105.483974
RUB 80.757293
RWF 1476.317024
SAR 3.7544
SBD 8.058206
SCR 13.74931
SDG 601.503764
SEK 9.84828
SGD 1.278675
SHP 0.748335
SLE 22.895409
SLL 20969.504398
SOS 571.533215
SRD 37.619501
STD 20697.981008
STN 21.886236
SVC 8.750648
SYP 13001.999685
SZL 16.6622
THB 33.758497
TJS 9.205654
TMT 3.5
TND 2.990728
TOP 2.40776
TRY 49.946602
TTD 6.780948
TWD 32.616993
TZS 2641.229874
UAH 45.361884
UGX 4250.396409
UYU 40.208322
UZS 11995.497668
VES 887.479805
VND 25803.5
VUV 119.217464
WST 2.773901
XAF 588.767481
XAG 0.020193
XAU 0.000255559048
XCD 2.70255
XCG 1.802387
XDR 0.707052
XOF 588.767481
XPF 106.533507
YER 236.202449
ZAR 16.69621
ZMK 9001.19855
ZMW 20.167407
ZWL 321.999592
SSP 5745.199062
MXV 2.120415
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Gaza: opération de l'armée israélienne dans un hôpital, la pression internationale s'accentue
Gaza: opération de l'armée israélienne dans un hôpital, la pression internationale s'accentue / Photo: © AFP

Gaza: opération de l'armée israélienne dans un hôpital, la pression internationale s'accentue

L'armée israélienne a effectué mercredi une opération dans le principal hôpital de Gaza avant d'en retirer ses soldats et ses chars, suscitant de vives inquiétudes et critiques à l'international sur le sort des patients et des milliers de civils pris au piège.

Taille du texte:

L'armée accuse le Hamas palestinien d'utiliser l'hôpital al-Chifa comme base militaire, le site représentant un objectif majeur dans sa guerre contre le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Un journaliste collaborant avec l'AFP a vu l'armée israélienne se repositionner autour de l'établissement en fin d'après-midi.

L'armée israélienne a dit mener depuis mercredi matin une "opération ciblée" dans le complexe hospitalier où se trouvent, selon l'ONU, environ 2.300 personnes, dont des patients, des soignants et des déplacés. Contactée par l'AFP, elle n'a pas commenté dans l'immédiat.

"Tous les hommes de 16 ans et plus, levez les mains en l'air et sortez des bâtiments vers la cour intérieure pour vous rendre", ont-ils crié en arabe.

- Pas de "feu vert" de Washington

Mercredi soir, l'armée israélienne a affirmé avoir trouvé "des munitions, des armes et des équipements militaires" du Hamas dans cet hôpital, a déclaré son porte-parole Daniel Hagari.

Elle a publié des images de ce qu'elle affirme être des armes, des grenades et d'autres équipements découverts à al-Chifa. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante ces affirmations.

Elle "n'a trouvé ni armes ni équipement" militaire dans l'hôpital al-Chifa, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui assure "ne pas autoriser" la présence d'armes dans ses établissements.

Le raid sur l'hôpital al-Chifa a suscité mercredi des condamnations à l'international et des appels pressants pour protéger les civils palestiniens.

Washington n'a pas "donné de feu vert aux opérations autour de l'hôpital al-Chifa", a affirmé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale. "Nous avons toujours été très clairs avec nos partenaires israéliens sur l'importance de minimiser les pertes civiles", a dit John Kirby.

La veille, il avait corroboré les affirmations de l'allié israélien sur une utilisation d'hôpitaux de Gaza à des fins militaires, dont al-Chifa, des déclarations qualifiées par le Hamas de "feu vert" à Israël pour "commettre de nouveaux massacres".

Le président français Emmanuel Macron a condamné "avec la plus grande fermeté" les bombardements d'infrastructures civiles. Peu avant, le Quai d'Orsay faisait part de "sa très vive préoccupation", estimant que la population palestinienne n'avait "pas à payer pour les crimes du Hamas".

De son côté, le Qatar, médiateur clé pour les négociations sur la libération des otages aux mains du Hamas, a réclamé "une enquête internationale" sur les raids israéliens dans les hôpitaux de Gaza, qualifiant l'opération dans l'établissement al-Chifa de "crime de guerre".

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a lui qualifié mercredi Israël d'"Etat terroriste", dénonçant le coût en vie humaine des bombardements israéliens de la bande de Gaza.

La guerre a été déclenchée par l'attaque du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien, sans précédent depuis la création d'Israël. Environ 1.200 personnes ont été tuées, essentiellement des civils massacrés ce jour-là, selon les autorités.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, organisation classée "terroriste" par les Etats-Unis et l'Union européenne, pilonnant sans relâche la bande de Gaza, soumise à un siège total.

Les bombardements israéliens ont fait 11.500 morts, majoritairement des civils, parmi lesquels 4.710 enfants, selon le gouvernement du Hamas.

A al-Chifa mercredi, des soldats ont aussi fouillé des femmes et des enfants en pleurs, d'après le journaliste sur place. Dans les couloirs de l'hôpital, ils ont parfois tiré en l'air en allant de pièce en pièce.

Israël a dit avoir envoyé "des équipes médicales parlant arabe et entraînées", afin "qu'aucun tort ne soit causé aux civils utilisés par le Hamas comme boucliers humains".

"Lorsque les soldats sont entrés dans le complexe hospitalier, ils ont affronté un certain nombre de terroristes et les ont tués", affirme l'armée.

Selon son porte-parole M. Hagari, des civils ont été évacués de l'établissement mais "il y a encore beaucoup de gens à l'intérieur".

- "Missions sacrées" -

Malgré les pressions internationales, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti qu'il n'y aurait "aucun endroit à Gaza" qu'Israël "n'atteindra pas, aucune cachette, aucun refuge".

"Nous atteindrons et éliminerons le Hamas et nous ramènerons les otages", deux "missions sacrées", a-t-il dit.

Par ailleurs en Israël, la pression s'accentue sur le gouvernement Netanyahu. Mardi, des proches des otages ont entamé à Tel-Aviv une marche de cinq jours pour réclamer un accord sur leur libération.

Environ 240 personnes avaient été enlevées le jour de l'attaque du Hamas le 7 octobre, selon les autorités israéliennes. Une otage a accouché à Gaza, a affirmé mercredi l'épouse du Premier ministre.

"Netanyahu retarde toute avancée (dans les négociations) et utilise la question des (otages) comme un prétexte pour poursuivre la guerre", a accusé mercredi un haut cadre du Hamas, Taher al-Nounou.

- "Guerre contre l'existence des Palestiniens" -

Au nord de la bande de Gaza, où se concentrent les combats, des milliers de Palestiniens s'abritent dans les hôpitaux qui, pour la plupart, ne fonctionnent plus, privés d'électricité faute de carburant.

Malgré une première livraison d'un peu plus de 23.000 litres mercredi via l'Egypte, l'ONU a averti que ses opérations d'aide à Gaza étaient "au bord de l'effondrement" et le chef des Affaires humanitaires des Nations unies a exhorté mercredi que cesse "le carnage à Gaza".

Au milieu des décombres de sa maison frappée mardi soir à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, Alia Abu Jazar lance un cri de désespoir:

"J'ai 18 ans, je suis une lycéenne avec des rêves. Je rêvais de devenir avocate, mais ils ont détruit toute notre maison. Mes livres et tout mon rêve ont été détruits. Pourquoi, Dieu ? Pourquoi ?"

La guerre à Gaza est "une guerre contre l'existence des Palestiniens", a tonné le président palestinien Mahmoud Abbas.

- Coupure des communications -

Dans le centre de la bande de Gaza, une nouvelle frappe a visé mercredi un bâtiment à Deir al-Balah.

"Nous avons entendu une forte explosion, nous nous sommes précipités et nous n'avons trouvé que des restes de femmes et d'enfants", a raconté à l'AFP un habitant de la ville, Awni al-Douggi.

Mercredi, l'armée jordanienne a annoncé que sept cadres de son hôpital de campagne dans la bande de Gaza avaient été blessés lors d'un bombardement israélien alors qu'ils tentaient d'aider des blessés.

Dans le territoire, soumis depuis le 9 octobre par Israël à un siège total, la population est privée de livraisons d'eau, d'électricité, de nourriture et de médicaments et l'aide internationale y arrive au compte-gouttes par camions depuis l'Egypte.

Mercredi, l'ONU a annoncé qu'Israël avait décidé de ne pas limiter le nombre de camions autorisés à entrer dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, la compagnie palestinienne des télécommunications Paltel a annoncé "une suspension de tous les services de télécommunications sous quelques heures", faute de carburant.

Depuis le 5 novembre, environ 200.000 Palestiniens, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), ont fui le nord de la bande de Gaza, transformé en champ de ruines, après l'ouverture par Israël de "couloirs" d'évacuation.

D'après l'Ocha, 1,65 des 2,4 millions d'habitants du territoire ont été déplacés par la guerre.

I.Taylor--ThChM--ThChM