The China Mail - Au Mali, l'avenir du groupement militaire européen Takuba menacé

USD -
AED 3.672502
AFN 63.000009
ALL 83.141978
AMD 376.485471
ANG 1.790083
AOA 917.000306
ARS 1367.970397
AUD 1.449517
AWG 1.8025
AZN 1.702553
BAM 1.694558
BBD 2.010968
BDT 122.511751
BGN 1.709309
BHD 0.376961
BIF 2965.773868
BMD 1
BND 1.283101
BOB 6.914956
BRL 5.238296
BSD 0.998423
BTN 94.09624
BWP 13.729041
BYN 2.998376
BYR 19600
BZD 2.008109
CAD 1.385315
CDF 2285.499399
CHF 0.79552
CLF 0.023512
CLP 928.390088
CNY 6.91145
CNH 6.917935
COP 3689.39
CRC 462.899991
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.540739
CZK 21.243019
DJF 177.799726
DKK 6.47508
DOP 60.195193
DZD 133.003458
EGP 52.703605
ERN 15
ETB 154.307745
EUR 0.866497
FJD 2.257398
FKP 0.747836
GBP 0.749555
GEL 2.695018
GGP 0.747836
GHS 10.916401
GIP 0.747836
GMD 73.498164
GNF 8752.907745
GTQ 7.638886
GYD 208.893799
HKD 7.83172
HNL 26.511932
HRK 6.5274
HTG 130.753836
HUF 336.303501
IDR 16957
ILS 3.13435
IMP 0.747836
INR 94.66895
IQD 1307.999879
IRR 1313299.999953
ISK 124.259686
JEP 0.747836
JMD 156.917785
JOD 0.708973
JPY 159.620503
KES 129.793234
KGS 87.449786
KHR 3998.336553
KMF 426.999923
KPW 900.057798
KRW 1507.810387
KWD 0.30735
KYD 0.832088
KZT 480.998402
LAK 21565.798992
LBP 89410.383591
LKR 314.008846
LRD 183.234482
LSL 17.08101
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375734
MAD 9.322411
MDL 17.537157
MGA 4161.215702
MKD 53.396229
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.045798
MRU 39.8269
MUR 46.769823
MVR 15.459574
MWK 1731.28406
MXN 17.91295
MYR 4.0085
MZN 63.909655
NAD 17.080862
NGN 1384.170207
NIO 36.742473
NOK 9.67666
NPR 150.534765
NZD 1.733055
OMR 0.384492
PAB 0.998471
PEN 3.455542
PGK 4.314509
PHP 60.34199
PKR 278.731944
PLN 3.706915
PYG 6536.015664
QAR 3.640948
RON 4.416029
RSD 101.780978
RUB 81.376427
RWF 1458.028296
SAR 3.751727
SBD 8.041975
SCR 13.46748
SDG 601.000211
SEK 9.428015
SGD 1.28554
SHP 0.750259
SLE 24.55044
SLL 20969.510825
SOS 570.594376
SRD 37.561983
STD 20697.981008
STN 21.225996
SVC 8.73675
SYP 111.44287
SZL 17.078983
THB 32.869768
TJS 9.556146
TMT 3.51
TND 2.938146
TOP 2.40776
TRY 44.45798
TTD 6.776842
TWD 31.939495
TZS 2578.986938
UAH 43.811372
UGX 3714.470144
UYU 40.481936
UZS 12161.933849
VES 466.018145
VND 26338.5
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.30701
XAG 0.014355
XAU 0.000224
XCD 2.70255
XCG 1.799507
XDR 0.706792
XOF 568.311934
XPF 103.329218
YER 238.649751
ZAR 17.08125
ZMK 9001.201522
ZMW 18.745993
ZWL 321.999592
  • AEX

    -7.0900

    963.71

    -0.73%

  • BEL20

    -39.0500

    4966.83

    -0.78%

  • PX1

    -49.7200

    7719.57

    -0.64%

  • ISEQ

    -64.9400

    11961.27

    -0.54%

  • OSEBX

    -18.4900

    1969.66

    -0.93%

  • PSI20

    -115.1600

    8881.74

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -40.1400

    3782.55

    -1.05%

Au Mali, l'avenir du groupement militaire européen Takuba menacé
Au Mali, l'avenir du groupement militaire européen Takuba menacé

Au Mali, l'avenir du groupement militaire européen Takuba menacé

La France a engagé une "concertation approfondie" avec ses partenaires européens participant au groupement de forces spéciales Takuba au Mali, tandis que la junte au pouvoir, en plein bras de fer avec Paris, exige le départ de soldats danois tout juste arrivés.

Taille du texte:

Bamako a demandé lundi au Danemark d'"immédiatement" retirer le contingent d'une centaine d'hommes récemment déployé au Mali pour participer à Takuba, une task force dont la France est à l'origine et destinée à accompagner les soldats maliens au combat face aux jihadistes.

Selon le gouvernement malien, dominé par les militaires arrivés au pouvoir à la faveur d'un putsch en août 2020, "ce déploiement est intervenu sans son consentement".

"La junte multiplie les provocations", s'est indignée mardi la ministre française des Armées, Florence Parly, disant sa "solidarité avec nos partenaires danois, dont le déploiement se fait sur une base juridique légale, contrairement à ce qu'affirme aujourd'hui la junte malienne".

"Nous sommes présents via une invitation claire du gouvernement de transition malien (...) avec nos alliés européens, la France en pointe", a de son côté fait valoir le ministre danois des Affaires étrangères Jeppe Kofod, en marge d'un déplacement à Bruxelles.

A Bamako, le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a défendu mardi soir la demande faite au Danemark de retirer ses forces spéciales en affirmant que plus personne n'irait "par procuration" dans son pays.

"Personne ne viendra plus au Mali par procuration. Avant, ça se faisait. Aujourd'hui, c'est fini", a déclaré Choguel Kokalla Maïga à des journalistes à l'occasion d'une rencontre avec le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, à la tête d'une délégation.

"Si quelqu'un doit venir au Mali, on se met d'accord là-dessus", a insisté M. Maïga. "On a dit aux Danois : si vous voulez venir au Mali, c'est un engagement entre Danois et Maliens", a-t-il ajouté.

Après des restrictions posées dans l'espace aérien malien et la remise en cause des accords de défense liant Bamako à Paris, cette demande de retrait du contingent danois constitue une nouvelle entrave à l'action militaire française et européenne au Mali, forçant Paris à s'interroger sur la voie à suivre avec une junte qui compte se maintenir au pouvoir plusieurs années, et accusée d'avoir ouvert les portes du pays aux mercenaires russes de la société privée Wagner.

Le coup d'Etat lundi au Burkina Faso complique également l'équation pour Paris. Sur les quatre pays du Sahel où est déployée la force antijihadiste Barkhane, trois (Tchad, Mali, Burkina) sont désormais dirigés par une junte militaire.

- "Concertation approfondie" -

"Est-ce qu'il faut abandonner la lutte contre le terrorisme ? Non, ce combat est essentiel à notre sécurité", a commenté Mme Parly. "Mais il est clair également que nous devons nous adapter à un nouveau contexte", a-t-elle souligné, évoquant le lancement d'"une concertation approfondie avec nos partenaires et notamment ceux de Takuba".

De source française proche du dossier, les avis sont partagés entre pays européens ne concevant pas de travailler avec la junte et Etats soucieux de ne pas laisser la voie libre à l'influence russe au Sahel.

De fait, l'existence même de Takuba, inaugurée en mars 2020 par la France pour partager le fardeau avec ses partenaires européens, semble aujourd'hui menacée, la junte multipliant les messages d'hostilité à l'égard de Paris et de ses partenaires, surfant sur un sentiment antifrançais croissant dans la sous-région.

Symbole d'une Europe de la défense chère à Emmanuel Macron, Takuba, aujourd'hui forte de près de 900 militaires, risque de disparaître au moment même où Paris avait réussi à convaincre une dizaine de nations de venir l'aider. Le Niger voisin a fait savoir qu'il n'accueillerait pas cette task force. En pleine présidence française de l'Union européenne et à trois mois de l'élection présidentielle française, le revers serait cuisant.

D'autant que le bilan de neuf ans d'intervention est loin est d'être satisfaisant.

Les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ont conservé un fort pouvoir de nuisance malgré l'élimination de nombreux chefs.

L'Etat malien, lui, n'a jamais véritablement tenté de s'installer durablement dans les territoires délaissés. Et les violences se sont propagées dans le centre du pays puis au Burkina Faso et au Niger voisins, avant de descendre vers le sud, dans le nord de la Côte d'Ivoire, du Bénin et du Ghana.

dab-glr-sd-lal-dla/fz/sba

A.Sun--ThChM