The China Mail - Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

USD -
AED 3.672998
AFN 62.999712
ALL 80.627789
AMD 363.379532
ANG 1.790365
AOA 917.999944
ARS 1519.7392
AUD 1.426116
AWG 1.8
AZN 1.695095
BAM 1.71977
BBD 2.014306
BDT 123.289177
BGN 1.683441
BHD 0.377028
BIF 3012.807267
BMD 1
BND 1.279847
BOB 12.085376
BRL 5.194799
BSD 1.000119
BTN 95.910598
BWP 13.673072
BYN 3.044111
BYR 19600
BZD 2.011325
CAD 1.41407
CDF 2310.000342
CHF 0.82842
CLF 0.024395
CLP 963.230249
CNY 6.71135
CNH 6.71684
COP 3352.38
CRC 454.67135
CUC 1
CUP 24.002321
CVE 96.957999
CZK 21.46965
DJF 177.71987
DKK 6.57683
DOP 59.432581
DZD 133.895063
EGP 51.746697
ERN 15
ETB 163.34979
EUR 0.87974
FJD 2.24975
FKP 0.754629
GBP 0.756885
GEL 2.615034
GGP 0.754629
GHS 11.590355
GIP 0.754629
GMD 73.999974
GNF 8795.817964
GTQ 7.637756
GYD 209.235666
HKD 7.84282
HNL 26.840946
HRK 6.630199
HTG 130.885334
HUF 322.035028
IDR 17992
ILS 3.04725
IMP 0.754629
INR 96.00585
IQD 1310.172301
IRR 1374575.000224
ISK 120.700451
JEP 0.754629
JMD 157.732063
JOD 0.708995
JPY 158.885499
KES 129.45031
KGS 87.449701
KHR 4068.37186
KMF 432.99968
KPW 900.000318
KRW 1369.674965
KWD 0.30892
KYD 0.833348
KZT 441.759759
LAK 22415.75627
LBP 89553.909393
LKR 330.087184
LRD 172.006612
LSL 16.429705
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.396131
MAD 9.575819
MDL 17.795832
MGA 4384.028981
MKD 54.094692
MMK 2099.566963
MNT 3597.939506
MOP 8.078394
MRU 40.034469
MUR 47.780544
MVR 15.449742
MWK 1734.061354
MXN 17.714102
MYR 4.085397
MZN 63.910162
NAD 16.429561
NGN 1326.000231
NIO 36.808252
NOK 9.516295
NPR 153.46825
NZD 1.768145
OMR 0.3845
PAB 1.000066
PEN 3.388188
PGK 4.455485
PHP 62.830135
PKR 277.092073
PLN 3.85416
PYG 5926.499101
QAR 3.6455
RON 4.641898
RSD 103.380959
RUB 84.99923
RWF 1479.504809
SAR 3.756357
SBD 8.000512
SCR 13.826008
SDG 601.49855
SEK 9.933165
SGD 1.280155
SHP 0.755002
SLE 24.649689
SLL 20969.491881
SOS 571.546649
SRD 37.695016
STD 20697.981008
STN 21.542912
SVC 8.750973
SYP 13002.000254
SZL 16.42566
THB 33.486502
TJS 9.215477
TMT 3.51
TND 2.958465
TOP 2.40776
TRY 48.85422
TTD 6.801985
TWD 31.844797
TZS 2644.997988
UAH 45.026248
UGX 3925.206526
UYU 40.068936
UZS 11810.999389
VES 852.43145
VND 25992
VUV 118.51472
WST 2.751818
XAF 577.071722
XAG 0.01574
XAU 0.000234626123
XCD 2.70255
XCG 1.802315
XDR 0.707052
XOF 577.071722
XPF 104.867465
YER 236.650277
ZAR 16.4476
ZMK 9001.207865
ZMW 19.450905
ZWL 321.999592
SSP 5712.591861
MXV 2.007522
  • AEX

    -1.1100

    1106.84

    -0.1%

  • BEL20

    -15.9200

    5671.16

    -0.28%

  • PX1

    -42.2400

    8081.43

    -0.52%

  • ISEQ

    -126.1300

    14206.65

    -0.88%

  • OSEBX

    0.0000

    2096.66

    0%

  • PSI20

    52.0200

    9684.67

    +0.54%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -45.1600

    4425.67

    -1.01%

  • N150

    -37.9800

    4229.32

    -0.89%

Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

Ukraine: Washington fourbit ses armes économiques, Moscou manoeuvre

Menaces économiques américaines et bruit de bottes russes: Washington a insisté mardi sur les lourdes sanctions que subirait la Russie, et même Vladimir Poutine lui-même, en cas d'invasion de l'Ukraine, tandis que Moscou a lancé des manœuvres militaires aux portes du pays.

Taille du texte:

A une journaliste qui lui demandait mardi s'il pouvait envisager de sanctionner personnellement le président russe, Joe Biden a répondu "Oui", puis "Je peux le concevoir".

Si la Russie "envahit tout le pays", ou "même beaucoup moins" que cela, il y aura "d'énormes conséquences", et cela "changerait le monde", a encore indiqué le président américain.

Qui a toutefois fixé, une nouvelle fois, les limites de toute riposte américaine: "Nous n'avons pas l'intention de déployer des forces américaines ou de l'Otan en Ukraine", qui n'est pas membre de l'alliance militaire occidentale.

Sur le plan économique en revanche, les Etats-Unis sont prêts à taper fort.

"Il n'est plus question de réponse graduée. Cette fois nous commencerons d'emblée par le haut de l'échelle" des sanctions, a dit un haut responsable de la Maison Blanche mardi.

Washington cherche à renverser le rapport de force instauré par Vladimir Poutine. Accusé d'avoir massé plus de 100.000 militaires à la frontière de l'Ukraine, le président russe veut bousculer l'emprise américaine sur l'équilibre militaire et stratégique en Europe, et particulièrement à l'Est.

Après avoir mis en alerte 8.500 militaires susceptibles de renforcer très rapidement les rangs de l'Otan, les Etats-Unis ont mis en scène mardi une livraison d'équipement militaire à l'Ukraine.

Les forces armées russes ont quant à elles lancé mardi une nouvelle série de manœuvres à proximité de l'Ukraine et en Crimée annexée.

Pour le Kremlin, c'est Washington qui provoque une nouvelle "exacerbation", que ce soit en mettant des troupes en alerte ou en rapatriant des familles de diplomates américains d'Ukraine, une initiative imitée mardi par le Canada.

- Technologie, dollars, gaz -

Mais Joe Biden s'est refusé à spéculer sur le moment auquel Moscou pourrait attaquer: "Ce serait comme lire dans le marc de café".

Washington envisage, selon le haut responsable de la Maison Blanche, d'interdire l'exportation vers la Russie de technologie américaine, pour freiner son développement industriel.

Les Etats-Unis menacent aussi d'asphyxier les banques russes en leur interdisant les transactions en dollars, devise reine des échanges internationaux.

Quant aux sanctions contre Vladimir Poutine lui-même, Joe Biden n'a pas précisé leur contenu éventuel. Lorsque Washington sanctionne des personnalités étrangères, cela passe, le plus souvent, par un gel de leurs avoirs aux Etats-Unis, et une interdiction de transaction avec la première puissance économique mondiale.

Reste un point extrêmement délicat: les hydrocarbures russes. Les Européens craignent, en cas d'escalade, de se voir privés en plein hiver du gaz russe, qui représente plus de 40% de leurs besoins.

"Nous pensons être prêts à trouver des approvisionnements alternatifs couvrant une majorité significative des potentielles coupes" dans la livraison de gaz russe, a promis le haut responsable américain.

- Réponse écrite -

La Russie, considérée comme marraine des séparatistes pro-russes que Kiev combat dans l'est du pays depuis huit ans, dément tout projet d'offensive, mais lie une désescalade à des traités figeant l'Otan, de manière à ce que l'Ukraine n'y adhère jamais.

La demande est jugée inacceptable en Europe comme en Amérique. Mais Washington a néanmoins promis de remettre cette semaine une réponse écrite aux Russes.

Dans ce pas de deux entre les Etats-Unis et la Russie, voulu par Vladimir Poutine, les Européens cherchent à se faire entendre.

"La discussion entre les Etats-Unis et la Russie est-elle une bonne chose? Oui. Cette discussion a-t-elle donné des résultats concrets? Je n'en ai pas vu", a lancé le président français Emmanuel Macron, décidé à avoir son propre canal de communication avec Vladimir Poutine.

Il aura vendredi un entretien téléphonique avec son homologue russe.

"S'il devait y avoir une agression" de la Russie contre l'Ukraine, "la riposte sera là et le coût sera très élevé", a toutefois averti mardi le dirigeant français, affichant sa cohésion avec les Américains en la matière.

"Nous sommes tous d'accord pour dire qu'une agression militaire (de l'Ukraine) aurait de graves conséquences", a abondé, à ses côtés, le chancelier allemand Olaf Scholz.

L'Allemagne, qui a des liens économiques forts avec la Russie, et qui est particulièrement dépendante de son gaz, se voit parfois reprocher une attitude trop molle face à Moscou.

burs-aue/iba

D.Wang--ThChM