The China Mail - RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

USD -
AED 3.672498
AFN 64.999659
ALL 81.093924
AMD 361.506246
ANG 1.789785
AOA 916.999988
ARS 1513.018401
AUD 1.436895
AWG 1.80125
AZN 1.695212
BAM 1.737184
BBD 2.014096
BDT 123.013106
BGN 1.747831
BHD 0.378215
BIF 2992.951961
BMD 1
BND 1.279251
BOB 11.674683
BRL 5.082027
BSD 0.999987
BTN 94.90991
BWP 13.69981
BYN 3.011418
BYR 19600
BZD 2.0112
CAD 1.41583
CDF 2313.503463
CHF 0.823815
CLF 0.024912
CLP 980.515731
CNY 6.691198
CNH 6.68454
COP 3175.36
CRC 454.426349
CUC 1
CUP 23.999751
CVE 97.94238
CZK 21.61545
DJF 178.071484
DKK 6.642335
DOP 61.341138
DZD 134.477428
EGP 53.454602
ERN 15
ETB 163.338263
EUR 0.88862
FJD 2.26765
FKP 0.754433
GBP 0.749855
GEL 2.589906
GGP 0.754433
GHS 11.677347
GIP 0.754433
GMD 73.500947
GNF 8797.182486
GTQ 7.640687
GYD 209.212677
HKD 7.848335
HNL 26.844726
HRK 6.693403
HTG 130.951694
HUF 322.597502
IDR 18025
ILS 3.094345
IMP 0.754433
INR 94.95405
IQD 1515.928036
IRR 1795877.501385
ISK 121.029821
JEP 0.754433
JMD 158.956162
JOD 0.708983
JPY 158.017021
KES 129.84976
KGS 87.450157
KHR 4064.466561
KMF 440.000046
KPW 899.999961
KRW 1331.769841
KWD 0.31075
KYD 0.833322
KZT 452.525504
LAK 22500.033308
LBP 89547.588277
LKR 331.200064
LRD 170.494162
LSL 16.438047
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422014
MAD 9.715273
MDL 17.939255
MGA 4500.539585
MKD 54.760329
MMK 2099.795777
MNT 3598.409679
MOP 8.084042
MRU 39.978149
MUR 47.230094
MVR 15.460007
MWK 1733.994173
MXN 18.37817
MYR 4.081295
MZN 63.895576
NAD 16.437609
NGN 1331.502791
NIO 36.800007
NOK 9.44058
NPR 151.850816
NZD 1.765735
OMR 0.38449
PAB 0.999951
PEN 3.43973
PGK 4.540711
PHP 62.988501
PKR 276.827454
PLN 3.88335
PYG 5711.26576
QAR 3.65521
RON 4.738304
RSD 104.343019
RUB 83.702947
RWF 1475.944949
SAR 3.752528
SBD 8.064647
SCR 13.889062
SDG 601.498178
SEK 9.903797
SGD 1.27928
SHP 0.754745
SLE 24.680103
SLL 20969.504398
SOS 571.476789
SRD 37.6415
STD 20697.981008
STN 21.762012
SVC 8.750105
SYP 13001.999685
SZL 16.431068
THB 33.409933
TJS 9.214897
TMT 3.51
TND 2.983182
TOP 2.40776
TRY 49.52725
TTD 6.788709
TWD 32.4102
TZS 2642.502999
UAH 44.854439
UGX 4130.267757
UYU 40.255282
UZS 12055.266629
VES 878.910602
VND 25894.5
VUV 119.436793
WST 2.780879
XAF 582.896722
XAG 0.017298
XAU 0.000239494857
XCD 2.702549
XCG 1.80225
XDR 0.707052
XOF 582.896722
XPF 105.932147
YER 236.150161
ZAR 16.43249
ZMK 9001.205751
ZMW 20.019452
ZWL 321.999592
SSP 5790.440039
MXV 2.075077
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi
RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

RDC: après les combats avec le M23, la panique et la peur de rentrer chez soi

Après les combats entre l'armée et les rebelles du M23 en début de semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, les autorités demandent aux villageois de regagner leurs maisons. "Que les militaires et policiers nous précèdent!", répondent-ils, méfiants et convaincus que les affrontements vont reprendre.

Taille du texte:

Selon le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), quelque 10.000 personnes se sont enfuies vers l'Ouganda tout proche. Des milliers d'autres, venues de villages conquis par les rebelles, se sont précipitées vers Rutshuru, chef-lieu du territoire du même nom, où elles se retrouvent dans des conditions très précaires, entassées dans des écoles ou des églises.

"Nous sommes plus de 300 dans ces salles de classe, sans compter les enfants", montre Ibrahim Iagi, devenu chef du camp de déplacés qui s'est formé dans l'école Rugabo, en face du bureau de l'administrateur militaire.

Des femmes s'organisent pour allumer le feu et préparer à manger. Les vivres manquent, les déplacés demandent de l'aide. La plupart ont fui en laissant tout derrière eux dans la nuit, quand les combats étaient intenses, que les bombes pleuvaient.

"Brusquement nous avons entendu des coups de feu. Nous avons quitté notre village de Kinyamahoro à 05H00 du matin, sans habits", explique Yvette Uwase, 18 ans. À côté d'elle, Esther Ntabugi, veuve et mère de quatre enfants, affirme avoir parcouru plus de 30 km pour arriver à Rutshuru centre.

"Nous étions chez nous, à Chea. Les habitants de Runyoni (une colline voisine conquise par la rébellion) ont commencé à fuir, nous avons résisté", explique-t-elle à l'AFP. Mais les tirs se sont intensifiés et "nous avons vu les militaires qui fuyaient. Nous les avons suivis", ajoute-t-elle.

Les autorités militaires du territoire expliquent que mardi, les rebelles avaient réussi à occuper trois groupements (regroupements de villages, ndlr), entre la frontière ougandaise et le parc national des Virunga.

"Dans la nuit du 27 au 28 mars, l'armée congolaise a été surprise par les attaques du M23 contre nos positions de Tchanzu et Runyoni. Nous avons fait de notre mieux mais l'ennemi était bien préparé", précise Muhindo Lwanzo, directeur de cabinet de l'administrateur militaire du territoire.

- Tortures et pillages -

"Cette attaque a provoqué psychose et panique, car les rebelles ne sont pas les bienvenus", ajoute t-il.

"Les gens fuyaient dans tous les sens", confirme Neema Serutoke, membre d'une ONG de défense des droits humains à Rutshuru. Selon elle, sept civils ont été tués et il y a eu "des tortures et des pillages".

Le territoire de Rutshuru est l'épicentre des attaques menées depuis novembre par le M23 ("Mouvement du 23 mars"), groupe issu d'une ancienne rébellion tutsi, qui a repris les armes en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté un accord sur la démobilisation de ses combattants.

En milieu de semaine, les rebelles se sont retirés de positions prises sur la route menant de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, à Bunagana, à la frontière ougandaise. Mais ils restent sur les collines de Runyoni, Tchanzu, Bugusa... C'est dans ce secteur qu'un hélicoptère de l'ONU s'est écrasé pour des raisons encore inconnues, faisant huit morts parmi les Casques bleus.

Les déplacés semblent donc convaincus que l'armée va tenter de les déloger.

"Jeudi, les autorités ont envoyé des véhicules pour que nous regagnions nos villages. Tu t'imagines, au lieu de nous aider avec des vivres, ils veulent que nous rentrions dans les mains des rebelles!", proteste Doncira Karikumutima, une femme de 50 ans.

"Ils veulent nous obliger à regagner nos villages occupés par les rebelles. Que les militaires et policiers nous précèdent d'abord", insiste Ntamugabumwe Sebishimbo, père de famille de 65 ans.

Non loin de là, l'hôpital de Rutshuru, soutenu par Médecins sans Frontières (MSF), a reçu une vingtaine de blessés entre le 28 et le 30 mars.

Seka Junior, un civil, a été atteint de trois balles, à l'abdomen, la cuisse et la jambe. "Si je suis en vie c'est grâce à un motard qui m'a pris sur sa moto", assure-t-il. Un responsable de l'hôpital note quant à lui avoir reçu à 07H00 du matin un militaire qui avait été blessé quatre heures auparavant.

Le gouvernement a reconnu "une défaillance (...) au niveau du commandement du secteur opérationnel du Nord-Kivu", lequel commandement, selon le compte-rendu du conseil des ministres de vendredi, "vient d’être relevé".

C.Mak--ThChM