The China Mail - Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 81.109773
AMD 359.873322
ANG 1.789785
AOA 918.000367
ARS 1528.316696
AUD 1.422678
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.74477
BBD 2.011597
BDT 123.993042
BGN 1.747831
BHD 0.377091
BIF 2997.279094
BMD 1
BND 1.275971
BOB 12.110264
BRL 5.440104
BSD 0.998796
BTN 94.782997
BWP 13.79901
BYN 2.942058
BYR 19600
BZD 2.008653
CAD 1.39745
CDF 2315.000362
CHF 0.823841
CLF 0.025228
CLP 992.920396
CNY 6.661104
CNH 6.651304
COP 3164.280298
CRC 454.168339
CUC 1
CUP 23.969847
CVE 98.367456
CZK 21.81604
DJF 177.849146
DKK 6.697404
DOP 60.537937
DZD 135.196931
EGP 55.738436
ERN 15
ETB 161.241358
EUR 0.892404
FJD 2.243704
FKP 0.746726
GBP 0.746436
GEL 2.603861
GGP 0.746726
GHS 11.635666
GIP 0.746726
GMD 74.000355
GNF 8839.823364
GTQ 7.635488
GYD 209.349213
HKD 7.84585
HNL 26.845087
HRK 6.76901
HTG 130.853294
HUF 327.940388
IDR 18127.15
ILS 3.14456
IMP 0.746726
INR 94.912504
IQD 1514.072885
IRR 1868415.000352
ISK 121.830386
JEP 0.746726
JMD 158.713591
JOD 0.70904
JPY 157.562504
KES 129.791695
KGS 87.448704
KHR 4075.114858
KMF 441.00035
KPW 899.999961
KRW 1333.420383
KWD 0.31117
KYD 0.83233
KZT 452.856952
LAK 22487.176056
LBP 89438.155136
LKR 332.209287
LRD 169.784558
LSL 16.644543
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.420447
MAD 9.82042
MDL 17.877693
MGA 4517.596681
MKD 54.931085
MMK 2099.629361
MNT 3599.514763
MOP 8.070654
MRU 40.499576
MUR 47.280378
MVR 15.450378
MWK 1731.477764
MXN 18.78615
MYR 4.058204
MZN 63.910377
NAD 16.644543
NGN 1346.470377
NIO 36.754539
NOK 9.208504
NPR 151.652616
NZD 1.772422
OMR 0.382702
PAB 0.998885
PEN 3.456889
PGK 4.545252
PHP 63.764504
PKR 276.304474
PLN 3.94725
PYG 5851.286855
QAR 3.64084
RON 4.782204
RSD 104.839645
RUB 80.300995
RWF 1474.374415
SAR 3.7544
SBD 8.058206
SCR 14.652482
SDG 601.503676
SEK 9.826204
SGD 1.278804
SHP 0.748335
SLE 22.903667
SLL 20969.504398
SOS 570.765868
SRD 37.619504
STD 20697.981008
STN 21.856461
SVC 8.739016
SYP 13001.999685
SZL 16.639458
THB 33.723038
TJS 9.193541
TMT 3.5
TND 2.986752
TOP 2.40776
TRY 49.933804
TTD 6.771935
TWD 32.621404
TZS 2646.683617
UAH 45.299969
UGX 4244.613944
UYU 40.153441
UZS 11979.124849
VES 887.479804
VND 25803.5
VUV 118.626367
WST 2.776217
XAF 585.378718
XAG 0.020359
XAU 0.000258029557
XCD 2.70255
XCG 1.799991
XDR 0.707052
XOF 585.378718
XPF 106.3919
YER 236.203589
ZAR 16.719695
ZMK 9001.203584
ZMW 20.14006
ZWL 321.999592
SSP 5745.217636
MXV 2.117302
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue
Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue / Photo: © AFP

Birmanie: trois ans après le coup d'Etat, un conflit sanglant et sans issue

La Birmanie entre jeudi dans la quatrième année du conflit civil meurtrier provoqué par le coup d'Etat du 1er février 2021, au moment où la junte fait face à un mouvement de contestation sans précédent.

Taille du texte:

A Rangoun, la capitale économique, les rues étaient largement désertées, à l'appel de l'opposition à rester chez soi pour protester de manière "silencieuse" contre les généraux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans le centre-ville, autour des bâtiments de style colonial, une forte présence militaire quadrillait le secteur, ancien épicentre des manifestations réclamant le retour de la démocratie.

"Je suis satisfaite de voir qu'il y a pas beaucoup de personnes dans les rues", a déclaré une employée de bureau qui a décidé de ne pas sortir de chez elle entre 10H00 (03H30 GMT) et 16H00 (09H30 GMT).

"C'est la preuve de notre unité contre le coup d'Etat", a-t-elle poursuivi, sous condition d'anonymat pour des raisons de sécurité.

Dans une rue, une procession d'une centaine de moines bouddhistes, avec des banderoles de soutien à l'armée et des drapeaux religieux, a troublé la torpeur qui a saisi la ville d'environ huit millions d'habitants.

De l'autre côté de la frontière, en Thaïlande où réside une forte communauté birmane, environ 300 personnes ont manifesté devant un bureau des Nations unies à Bangkok, en brandissant notamment des portraits de la dirigeante déchue Aung San Suu Kyi.

"Je veux qu'il (Min Aung Hlaing, le chef de la junte) se retire aujourd'hui. Beaucoup sont morts à cause de lui (...) C'en est assez", a lancé Kay Thwe Khaing, 32 ans, venue protester avec ses deux nièces de cinq ans.

La junte a repoussé une nouvelle fois sa promesse d'organiser des élections, en prolongeant mercredi, pour six mois supplémentaires, l'état d'urgence en place depuis le putsch.

Les militaires ont conditionné la tenue du scrutin au retour à la stabilité, mais aujourd'hui, la Birmanie est déchirée par un violent conflit civil entre l'armée et ses opposants politiques et ethniques, sans qu'une issue pacifique ne se profile.

- "Sombre" anniversaire -

Les combats ont provoqué le déplacement de plus de deux millions de civils, ont précisé les Nations unies.

Plus de 4.400 personnes ont été tuées dans la répression ayant suivi le coup d'Etat, selon un groupe local de surveillance.

Le troisième anniversaire du putsch contre la dirigeante élue Aung San Suu Kyi marque un jour "sombre", a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, dans un communiqué.

L'armée a justifié sa prise de pouvoir en évoquant des fraudes lors des législatives de 2020, remportées haut-la-main par le parti de la prix Nobel de la paix. Des accusations dépourvues de fondement, selon des observateurs.

Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a assuré mercredi que l'armée fera "tout ce qui est nécessaire" pour vaincre les "terroristes", mais une récente série de revers a fragilisé sa position vis-à-vis de ses troupes.

En dépit de moyens sommaires, les dizaines de groupes de défense du peuple (People's Defence Forces, PDF), qui ont essaimé à la suite du putsch, ont surpris l'armée par leur efficacité, et favorisé l'enlisement du conflit, selon les analystes.

Près de la frontière chinoise, trois groupes ethniques ont réussi à capturer des villes et des routes stratégiques pour le commerce avec la Chine, via une attaque coordonnée, fin octobre, qui a posé un défi militaire d'une ampleur inédite depuis le putsch.

Un accord de cessez-le-feu sous l'égide de Pékin a permis l'arrêt des violences dans cette région, favorisant la coalition d'insurgés qui ont conservé leurs prises, mais d'autres combats font rage ailleurs.

Cette situation a entamé le moral des officiers de hiérarchie intermédiaire contactés par l'AFP, qui ont tous demandé à rester anonymes.

- "Châtiment des civils" -

La situation des droits humains en Birmanie ne cesse de se dégrader, ont rappelé mardi les Nations unies.

"Les tactiques militaires ont toujours été axées sur le châtiment des civils qu'ils considèrent comme soutenant leurs ennemis", a souligné le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk.

La junte a brûlé des villages, procédé à des exécutions sommaires et utilisé des bombardements aériens et de frappes d'artillerie pour punir les communautés refusant son pouvoir, ont dénoncé des groupes de droits humains et d'opposants.

L'armée a également ciblé les médias jugés critiques, en révoquant des autorisations de diffusion ou en emprisonnant des dizaines de journalistes.

En 2023, la Birmanie est la deuxième prison au monde pour les journalistes, juste après la Chine, avec 43 journalistes derrière les barreaux, selon le Comité pour la protection des journalistes.

Plusieurs chancelleries, dont les Etats-Unis et l'Union européenne, ont condamné dans un communiqué commun "les atrocités et les violations des droits humains en cours perpétrées par le régime militaire".

Les efforts diplomatiques pour aboutir à une issue pacifique sont restés vains, malgré des initiatives des Nations unies et de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) dont la Birmanie est membre.

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre deux entités "étroitement associées avec le régime militaire birman" et quatre individus.

G.Fung--ThChM