The China Mail - "20 days in Mariupol": un documentaire pour que la tragédie "ne soit pas oubliée"

USD -
AED 3.672502
AFN 63.999692
ALL 81.442168
AMD 361.356205
ANG 1.789785
AOA 918.000238
ARS 1531.580988
AUD 1.424299
AWG 1.8025
AZN 1.719283
BAM 1.751936
BBD 2.019841
BDT 124.502291
BGN 1.747831
BHD 0.378636
BIF 3009.562199
BMD 1
BND 1.2812
BOB 12.160165
BRL 5.437703
BSD 1.002889
BTN 95.171425
BWP 13.855559
BYN 2.954181
BYR 19600
BZD 2.016885
CAD 1.39796
CDF 2315.000088
CHF 0.82319
CLF 0.025248
CLP 993.709674
CNY 6.661101
CNH 6.64394
COP 3218.67
CRC 456.02956
CUC 1
CUP 24.068509
CVE 98.772786
CZK 21.781998
DJF 178.577987
DKK 6.681965
DOP 60.786026
DZD 135.75098
EGP 55.859529
ERN 15
ETB 161.902139
EUR 0.89406
FJD 2.243701
FKP 0.746765
GBP 0.746245
GEL 2.600526
GGP 0.746765
GHS 11.683612
GIP 0.746765
GMD 74.000185
GNF 8876.049714
GTQ 7.66695
GYD 210.211851
HKD 7.845765
HNL 26.9551
HRK 6.76901
HTG 131.391307
HUF 327.051007
IDR 18160
ILS 3.13695
IMP 0.746765
INR 94.83495
IQD 1520.31173
IRR 1868415.000232
ISK 121.589852
JEP 0.746765
JMD 159.364013
JOD 0.708976
JPY 157.774983
KES 129.939796
KGS 87.448701
KHR 4091.870006
KMF 440.999742
KPW 899.999961
KRW 1340.915017
KWD 0.31117
KYD 0.835759
KZT 454.722981
LAK 22579.734941
LBP 89806.69145
LKR 333.576685
LRD 170.480349
LSL 16.713128
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.446758
MAD 9.860886
MDL 17.951359
MGA 4536.110178
MKD 55.157433
MMK 2099.693878
MNT 3599.326016
MOP 8.10391
MRU 40.665547
MUR 47.289736
MVR 15.449853
MWK 1738.573508
MXN 18.768035
MYR 4.067403
MZN 63.909996
NAD 16.713053
NGN 1344.520036
NIO 36.905162
NOK 9.212103
NPR 152.274101
NZD 1.78001
OMR 0.384271
PAB 1.003001
PEN 3.471087
PGK 4.563879
PHP 63.603969
PKR 277.436793
PLN 3.94685
PYG 5875.265928
QAR 3.655843
RON 4.7733
RSD 105.271644
RUB 80.624757
RWF 1480.416527
SAR 3.764539
SBD 8.058206
SCR 14.712529
SDG 601.505413
SEK 9.799205
SGD 1.278509
SHP 0.748335
SLE 22.864817
SLL 20969.504398
SOS 573.104915
SRD 37.619501
STD 20697.981008
STN 21.946031
SVC 8.775026
SYP 13001.999685
SZL 16.707648
THB 33.777496
TJS 9.231424
TMT 3.5
TND 2.999059
TOP 2.40776
TRY 49.970498
TTD 6.799808
TWD 32.585
TZS 2642.997972
UAH 45.485612
UGX 4262.104179
UYU 40.318896
UZS 12028.32407
VES 887.479801
VND 25791
VUV 118.915185
WST 2.776217
XAF 586.465001
XAG 0.019887
XAU 0.000255428494
XCD 2.70255
XCG 1.807408
XDR 0.707052
XOF 586.465001
XPF 106.82886
YER 236.195061
ZAR 16.68449
ZMK 9001.199662
ZMW 20.222595
ZWL 321.999592
SSP 5745.217636
MXV 2.113638
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

"20 days in Mariupol": un documentaire pour que la tragédie "ne soit pas oubliée"
"20 days in Mariupol": un documentaire pour que la tragédie "ne soit pas oubliée" / Photo: © AFP

"20 days in Mariupol": un documentaire pour que la tragédie "ne soit pas oubliée"

Deux ans après avoir couvert le terrible siège de Marioupol, aujourd'hui sous contrôle russe, le journaliste ukrainien Mstyslav Chernov n'a pas d'illusion sur la capacité des médias à changer le monde, mais se bat pour que l'histoire de la ville martyre "ne soit pas oubliée".

Taille du texte:

Son documentaire "20 days in Mariupol", diffusé le 21 février sur france.tv et le 25 février sur France 5, qui a obtenu dimanche le Bafta du meilleur documentaire, montre l'agonie du grand port ukrainien, cible des forces russes dès le premier jour de l'invasion le 22 février 2022, et tombé sous leur contrôle 86 jours plus tard, au prix d'au moins 22.000 morts et d'une destruction quasi totale.

Pendant trois semaines, Mstyslav Chernov et son collègue Evgeniy Maloletka, pour l'agence AP, ont réussi à faire sortir des images de la ville assiégée et informer le monde de la tragédie qui s'y déroulait.

Question: Votre film a été primé à Sundance, nominé aux Oscars. Comment recevez-vous ces distinctions ?

Réponse: "J'aurais préféré que ce film n'existe pas, qu'il n'y ait pas besoin de le faire, mais il est là, et donc l'important maintenant c'est qu'il soit vu le plus possible. Je sens que je dois quelque chose aux habitants de Marioupol, je veux que leurs histoires ne soient pas oubliées.

Au début il y avait un besoin urgent de montrer au monde l'ampleur de la destruction,le véritable visage de l'invasion russe. Mais au fur et à mesure que le temps a passé, Marioupol est devenue le symbole de toutes ces cités anéanties par les bombes russes, et, plus largement, des conséquences dévastatrices de toute guerre sur les civils."

Q: Deux ans après le siège de Marioupol la guerre fait toujours rage. A quoi servent les journalistes ?

R: "D'une certaine façon je n'ai pas l'espoir de changer le monde. Mais ce n'est peut-être pas notre mission. Nous avons un rôle différent, très immédiat. Ce que nous avons filmé et photographié a eu des conséquences directes, par exemple sur la négociation d'un corridor d'évacuation humanitaire. Des gens ont vu leurs proches sur nos images, ont su qu'ils étaient vivants, où ils étaient localisés dans Marioupol. Et si nos images ont permis de sauver quelques vies, c'est déjà beaucoup.

A Marioupol, les gens se précipitaient vers moi, malgré les bombes, quand ils voyaient mon casque avec le sigle Press. Ils m'agrippaient: "Y-a-t-il toujours un gouvernement ? L'Ukraine existe-t-elle toujours ? Que se passe-t-il à Odessa ? à Kharkiv ?" Les gens n'avaient aucune connexion, la société s'était effondrée, était coupée du monde. J'ai réalisé combien les gens avaient besoin d'information. Ça, ça m'a donné de l'espoir dans le journalisme."

Q: On ressent dans votre film l'obsession de réussir à envoyer vos images à l'extérieur

R: "Oui, une obsession. En 20 jours, je n'ai pu envoyer que 40 minutes sur 30 heures d'images. Il n'y avait quasiment pas de connexion, pas de batteries, pas de disques durs, pas de réseau.. C'est extrêmement compliqué. Alors évidemment, quand nous sommes sortis de Marioupol, le projet du film s'est imposé."

Q: Savez-vous ce que sont devenus les gens que vous avez filmés ?

R: "Nous avons retrouvé quasiment toutes les personnes filmées. Ces gens portent leur ville dans leur coeur. Leurs vies ont été brisées. Ils ont perdu un enfant, un proche. Je crois que le film est pour eux un outil pour s'approprier cette histoire et raconter ce qu'ils ont traversé à ceux qui n'ont pas vécu cette expérience horrible. Avec le film, ils peuvent dire aux autres: voilà ce que c'était. Même si c'était pire que ça, en réalité ! Car on ne peut pas capturer ce qu'est le sentiment d'être piégé, tout ce danger, toute cette horreur."

Q: Lorsque vous êtes exfiltrés de Marioupol par l'armée ukrainienne, que ressentez-vous ?

R: "Je n'utilise pas le mot culpabilité. Mais il y a un sentiment que, je pense, tout le monde a ressenti en quittant Marioupol. Celui de ne pas pouvoir avoir fait plus. Pour répondre à ça, j'ai fait un film. Chacun fait ce qu'il peut, à sa manière."

H.Ng--ThChM