The China Mail - Rester, c'est résister: des jeunes ukrainiens font vivre Kharkiv sous les bombes

USD -
AED 3.673025
AFN 64.000186
ALL 81.357903
AMD 360.069719
ANG 1.789785
AOA 916.999783
ARS 1550.747499
AUD 1.43381
AWG 1.8025
AZN 1.699204
BAM 1.749538
BBD 2.014491
BDT 124.528133
BGN 1.747831
BHD 0.3773
BIF 3000
BMD 1
BND 1.281242
BOB 12.077109
BRL 5.491895
BSD 1.000179
BTN 94.816173
BWP 13.835763
BYN 2.972269
BYR 19600
BZD 2.011629
CAD 1.39899
CDF 2312.497294
CHF 0.82024
CLF 0.024954
CLP 982.110329
CNY 6.670604
CNH 6.66892
COP 3250.71
CRC 453.886752
CUC 1
CUP 24.004938
CVE 98.910149
CZK 21.737502
DJF 177.719954
DKK 6.673599
DOP 60.750179
DZD 135.950636
EGP 55.308946
ERN 15
ETB 164.160301
EUR 0.89299
FJD 2.24675
FKP 0.745229
GBP 0.744845
GEL 2.595038
GGP 0.745229
GHS 11.675011
GIP 0.745229
GMD 73.999979
GNF 8830.000022
GTQ 7.64648
GYD 209.660034
HKD 7.846845
HNL 26.882427
HRK 6.76901
HTG 131.102375
HUF 325.625017
IDR 18120.55
ILS 3.162699
IMP 0.745229
INR 94.75005
IQD 1516.318471
IRR 1879654.000125
ISK 121.629657
JEP 0.745229
JMD 158.643546
JOD 0.708987
JPY 158.484501
KES 130.030089
KGS 87.449904
KHR 4085.338581
KMF 439.99979
KPW 899.999961
KRW 1344.202436
KWD 0.31146
KYD 0.833527
KZT 452.670185
LAK 22526.165131
LBP 89568.029341
LKR 332.77574
LRD 170.033098
LSL 16.671885
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.418198
MAD 9.82937
MDL 18.093747
MGA 4540.656588
MKD 54.992383
MMK 2099.543828
MNT 3601.136904
MOP 8.083013
MRU 40.599338
MUR 47.298376
MVR 15.46017
MWK 1734.315528
MXN 18.84372
MYR 4.076501
MZN 63.902368
NAD 16.67181
NGN 1343.829803
NIO 36.81009
NOK 9.270895
NPR 151.705877
NZD 1.78014
OMR 0.384496
PAB 1.000358
PEN 3.4665
PGK 4.486924
PHP 63.558026
PKR 276.680651
PLN 3.94078
PYG 5974.621946
QAR 3.646073
RON 4.770897
RSD 105.059921
RUB 81.658587
RWF 1479.291529
SAR 3.764539
SBD 8.058206
SCR 13.822242
SDG 601.468877
SEK 9.781925
SGD 1.281095
SHP 0.748335
SLE 22.898948
SLL 20969.504398
SOS 571.607478
SRD 37.541996
STD 20697.981008
STN 21.916093
SVC 8.752125
SYP 13001.999685
SZL 16.65623
THB 33.767495
TJS 9.191837
TMT 3.5
TND 2.988653
TOP 2.40776
TRY 49.995899
TTD 6.780571
TWD 32.808497
TZS 2643.999003
UAH 45.664104
UGX 4225.799382
UYU 40.208782
UZS 11927.721621
VES 887.479795
VND 25766
VUV 118.901474
WST 2.774695
XAF 585.763106
XAG 0.020091
XAU 0.000254136387
XCD 2.70255
XCG 1.802576
XDR 0.707052
XOF 585.763106
XPF 106.682172
YER 236.19768
ZAR 16.61923
ZMK 9001.201691
ZMW 20.269255
ZWL 321.999592
SSP 5745.200537
MXV 2.12162
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Rester, c'est résister: des jeunes ukrainiens font vivre Kharkiv sous les bombes
Rester, c'est résister: des jeunes ukrainiens font vivre Kharkiv sous les bombes / Photo: © AFP

Rester, c'est résister: des jeunes ukrainiens font vivre Kharkiv sous les bombes

A 25 ans, Kristina Chapovalova dit qu'il faut "accepter" le risque de mourir en se déplaçant dans les rues de Kharkiv, grande cité du nord-est de l'Ukraine soumise quotidiennement aux bombardements russes.

Taille du texte:

La jeune femme porte des lunettes noires à la mode et se tient devant un café dont la vitrine est l'une des rares éclairées, la ville étant largement privée d'électricité à cause des frappes russes systématiques sur les infrastructures énergétiques.

"Au fond, on vit une vie aussi remplie qu'à Londres", ose-t-elle, alors que des rythmes de musique house s'échappent du café.

La deuxième ville d'Ukraine, située à une quarantaine de kilomètres de la Russie et longtemps considérée russophile, subit depuis le début de l'invasion russe de février 2022 des tirs quasi-quotidiens.

Ces dernières semaines, les frappes de missiles se sont intensifiées, faisant des dizaines de morts et de blessés et entraînant des coupures de courant ainsi que des rationnements.

Des centaines de milliers d'habitants, sur le 1,5 million que comptait la ville avant la guerre, sont partis. Parmi les jeunes qui sont restés, plusieurs disent à l'AFP l'avoir fait en signe de résistance.

- "Déglinguée et civilisée" -

Kristina Chapovalova et son amie Polina Kaganosvka profitent encore un peu avant le couvre-feu de 23h. Le café a un générateur. "Tu peux y recharger ton téléphone et passer du temps avec tes amis, sous la lumière du jour ou celle des lampes", pointe Polina Kaganosvka, 23 ans.

"J'essaye avec mes amis de sortir le plus possible de la maison, vu que la plupart du temps on n'a pas de lumière", ajoute-t-elle.

En moins d'une heure, trois alertes aériennes retentissent. Mais aucun des jeunes devant le café n'y réagit. "Ca ne change rien, c'est comme la sonnerie d'un réveil", commente Kristina Chapovalova, stoïque.

Vu la proximité de la Russie, les missiles russes peuvent mettre seulement entre 30 à 40 secondes pour atteindre Kharkiv.

Ils peuvent donc s'écraser sur la ville avant même que l'alerte ne soit donnée et que donc les habitants puissent rejoindre un abri.

"Les missiles passent au-dessus de nous (...) mais les cafés sont pleins, on est tous sur internet, tous connectés", observe Oleg Khromov. "La ville est à la fois déglinguée et civilisée."

Cet Ukrainien de 34 ans a cofondé le Protaganist Bar, l'un des premiers à avoir rouvert après l'invasion russe.

En ce jour de semaine ensoleillé, l'endroit est plein de clients qui travaillent sur leurs ordinateurs ou profitent juste du beau temps.

Oleg Khromov regrette que beaucoup aient fui la ville, notamment de l'élite intellectuelle réputée de cette ville universitaire.

"Le faible nombre de gens qui a décidé de rester doit porter la vie culturelle locale sur ses épaules", dit-il.

- "Ville de héros" -

Au printemps 2022, les forces russes avaient en partie encerclé Kharkiv, avant finalement de reculer à partir du mois de mai. La ville est devenue un symbole de résistance.

"Kharkiv est une ville de héros qui continuent à défendre sa culture", déclare Andriy Pantchichko, étudiant rencontré à l'Opéra-théâtre national de Kharkiv.

Les répétitions et les spectacles ont récemment repris dans les sous-sols du théâtre. Après un an de cours en distanciel, Andriy Pantchichko retrouve enfin la scène.

"Moi, je suis venu, mais beaucoup d'étudiants ont peur d'étudier à Kharkiv en présentiel", indique-t-il.

Maria Bella Beiguel, qui travaille pour un centre socioculturel public à destination des jeunes, a elle aussi décidé de revenir ici.

"Notre ville est bombardée, mais c'est important de rester et que nos jeunes restent ensemble", dit cette femme de 19 ans qui estime que sa "mission" est d'insuffler de la "motivation".

C'est comme ça, explique-t-elle, qu'elle trouve elle-même de "l'énergie" en se levant le matin, même après une énième nuit de bombardements et de coupures de courant.

B.Carter--ThChM