The China Mail - Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence

USD -
AED 3.672984
AFN 63.999525
ALL 81.357903
AMD 360.07019
ANG 1.789785
AOA 918.000066
ARS 1550.750027
AUD 1.436018
AWG 1.8025
AZN 1.696475
BAM 1.749538
BBD 2.014491
BDT 124.528133
BGN 1.747831
BHD 0.377303
BIF 3000
BMD 1
BND 1.281242
BOB 12.077109
BRL 5.497297
BSD 1.000179
BTN 94.816173
BWP 13.835763
BYN 2.972269
BYR 19600
BZD 2.011629
CAD 1.40076
CDF 2312.503075
CHF 0.82095
CLF 0.024948
CLP 981.8702
CNY 6.670599
CNH 6.669925
COP 3252.07
CRC 453.886752
CUC 1
CUP 24.004938
CVE 98.902943
CZK 21.75285
DJF 177.720198
DKK 6.677815
DOP 60.750079
DZD 135.979033
EGP 55.3104
ERN 15
ETB 164.160301
EUR 0.89345
FJD 2.250303
FKP 0.745229
GBP 0.745529
GEL 2.60018
GGP 0.745229
GHS 11.674958
GIP 0.745229
GMD 74.000345
GNF 8829.999687
GTQ 7.64648
GYD 209.660034
HKD 7.84695
HNL 26.882427
HRK 6.76901
HTG 131.102375
HUF 325.900501
IDR 18125.4
ILS 3.162697
IMP 0.745229
INR 94.779251
IQD 1515
IRR 1883408.499293
ISK 121.680286
JEP 0.745229
JMD 158.643546
JOD 0.709001
JPY 158.723032
KES 129.91959
KGS 87.449902
KHR 4086.000487
KMF 440.999772
KPW 899.999961
KRW 1345.179951
KWD 0.31152
KYD 0.833527
KZT 452.670185
LAK 22525.000037
LBP 89550.000466
LKR 332.77574
LRD 170.449769
LSL 16.629969
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.425015
MAD 9.825018
MDL 18.093747
MGA 4540.656588
MKD 54.987224
MMK 2099.543828
MNT 3601.136904
MOP 8.083013
MRU 40.275003
MUR 47.298905
MVR 15.454973
MWK 1736.000084
MXN 18.838402
MYR 4.0776
MZN 63.909769
NAD 16.62982
NGN 1342.96975
NIO 36.81009
NOK 9.283965
NPR 151.705877
NZD 1.78296
OMR 0.384495
PAB 1.000358
PEN 3.4615
PGK 4.486924
PHP 63.613011
PKR 276.650422
PLN 3.94365
PYG 5974.621946
QAR 3.646073
RON 4.773703
RSD 105.124015
RUB 81.673212
RWF 1476
SAR 3.764539
SBD 8.058206
SCR 13.965602
SDG 601.487821
SEK 9.794005
SGD 1.281485
SHP 0.745545
SLE 22.910222
SLL 20969.504398
SOS 571.501015
SRD 37.541972
STD 20697.981008
STN 22.295
SVC 8.752125
SYP 13001.999685
SZL 16.640152
THB 33.786503
TJS 9.191837
TMT 3.51
TND 3.00575
TOP 2.40776
TRY 49.996899
TTD 6.780571
TWD 32.816017
TZS 2643.995028
UAH 45.664104
UGX 4225.799382
UYU 40.208782
UZS 11927.721621
VES 890.0366
VND 25766
VUV 118.901474
WST 2.774695
XAF 586.064624
XAG 0.020125
XAU 0.000254935552
XCD 2.70255
XCG 1.802576
XDR 0.707052
XOF 586.064624
XPF 107.050042
YER 236.174976
ZAR 16.626603
ZMK 9001.207307
ZMW 20.269255
ZWL 321.999592
SSP 5745.200537
MXV 2.121021
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence
Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence / Photo: © AFP

Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence

Le cinéma pour faire sortir la guerre au Soudan de l'indifférence: au Festival du film d'Assouan en Egypte, des réalisateurs et des acteurs soudanais témoignent du désespoir d'un peuple plongé dans des conflits sans fin.

Taille du texte:

"Il faut que nous parlions de nous et de nos problèmes passés sous silence, même via une simple production artistique", dit à l'AFP l'actrice soudanaise Eiman Yousif.

Un an de guerre sanglante entre généraux rivaux au Soudan ont mis à genoux ce pays du nord-est de l'Afrique, déjà l'un des plus pauvres avant la guerre.

Cinq courts-métrages soudanais sont présentés dans le cadre de la huitième édition du Festival du film de femmes d'Assouan, ville du sud égyptien à 300 kilomètres de la frontière soudanaise. Des acteurs et des réalisateurs soudanais de premier plan sont venus soutenir la production de leur pays.

Eiman Yousif est la révélation de "Goodbye Julia", le premier long-métrage soudanais présenté en 2023 en sélection officielle à Cannes.

Dans ce film, ayant pour trame de fond les événements ayant mené le Soudan du Sud à indépendance en 2011, l'actrice incarnait Mona, une chanteuse originaire du Nord ayant renoncé à sa carrière pour son mari.

"La sécession du sud a été un événement majeur et nous avons tous été atteints psychologiquement" par cette guerre, affirme l'actrice drapée dans une robe traditionnelle soudanaise blanche.

Au Soudan, l'industrie du cinéma a beaucoup souffert du régime conservateur, sécuritaire et liberticide de l'autocrate Omar el-Béchir renversé en 2019.

- Une production "résultat de souffrances" -

Sous ses trente ans de dictature de nombreux cinémas de la capitale Khartoum ou du reste du pays ont fermé leurs portes.

"On fait tout notre possible pour que la production cinématographique ne s'arrête pas à nouveau" dans un pays où "elle est le résultat de souffrances", explique à l'AFP le réalisateur soudanais Mohammed al-Tarifi en marge du festival.

Parmi les courts-métrages projetés à Assouan, "Une brique pour elles" du réalisateur Razan Mohamed raconte le destin sinueux de femmes déplacées en 2003 vers un camp de réfugiés pendant la guerre au Darfour.

"A l'heure où nous parlons, elles ont été déplacées pour une deuxième fois, on ne sait pas vers où", dit M. al-Tarifi.

Egalement à l'affiche, le film "Femmes de guerre" du réalisateur soudanais Al-Qadal Hassan qui traite de l'impact des guerres sur des femmes dans l'Etat du Nil Bleu (sud).

"Les guerres et les crises épuisent" mais elles sont aussi sources de "rêves et de nouvelles idées", dit Eiman Yousif.

Un an de guerre a dévasté le Soudan et fait des milliers de morts. Elle a aussi jeté plus de deux millions de Soudanais sur les routes de l'exil, dont 500.000 ont choisi l'Egypte.

"La diaspora génère de la créativité et la présence soudanaise au Caire s'accompagne d'un mouvement artistique très actif qui va permettre à davantage de productions de voir le jour", poursuit M. Tarifi.

Dans un Soudan avide de changements, un nouveau cinéma nourri par la révolution qui a chassé du pouvoir Omar el-Béchir a émergé.

En tête de ceux-ci, "Tu mourras à 20 ans", réalisé par Amjad Abou Alala, a été le premier film soudanais sélectionné aux Oscars et le premier à être diffusé sur la plateforme en ligne Netflix après avoir raflé plusieurs récompenses internationales, dont à la Mostra de Venise.

Dans ce long-métrage, un mystique soufi prédit la mort à 20 ans du protagoniste Muzamil, qui vit dans l'inquiétude, jusqu'à sa rencontre avec un vieux réalisateur misanthrope qui l'initie à l'hédonisme.

Un hymne à la liberté questionnant le rigorisme religieux, fait impensable il y a encore quelques années dans ce pays très majoritairement musulman.

Même si les salles de cinéma sont rares au Soudan, pour Eiman Youssif "il suffit d'un projecteur et d'un mur blanc pour montrer des films aux gens. Le plus important, c'est de regarder".

A.Sun--ThChM