The China Mail - En Mongolie, une journaliste en procès devient le baromètre de la liberté de la presse

USD -
AED 3.6725
AFN 63.999686
ALL 80.906293
AMD 358.057859
ANG 1.789785
AOA 918.000314
ARS 1550.81894
AUD 1.427613
AWG 1.8025
AZN 1.697809
BAM 1.740036
BBD 2.003559
BDT 123.852313
BGN 1.747831
BHD 0.375489
BIF 2986.971974
BMD 1
BND 1.274158
BOB 12.010284
BRL 5.488704
BSD 0.994627
BTN 94.291535
BWP 13.758962
BYN 2.955771
BYR 19600
BZD 2.000463
CAD 1.395615
CDF 2312.503383
CHF 0.816545
CLF 0.024951
CLP 982.000185
CNY 6.680904
CNH 6.671335
COP 3246.51
CRC 451.369275
CUC 1
CUP 23.871582
CVE 98.090062
CZK 21.62802
DJF 177.122067
DKK 6.64475
DOP 59.93942
DZD 135.51674
EGP 54.898498
ERN 15
ETB 163.249788
EUR 0.88908
FJD 2.244199
FKP 0.745268
GBP 0.741665
GEL 2.5894
GGP 0.745268
GHS 11.593068
GIP 0.745268
GMD 74.000444
GNF 8810.408095
GTQ 7.60417
GYD 208.500872
HKD 7.845925
HNL 26.733444
HRK 6.76901
HTG 130.391459
HUF 323.298499
IDR 18155.1
ILS 3.15988
IMP 0.745268
INR 94.655098
IQD 1507.908268
IRR 1883408.498708
ISK 121.090097
JEP 0.745268
JMD 157.767152
JOD 0.709008
JPY 158.311502
KES 129.940046
KGS 87.449903
KHR 4062.751587
KMF 441.000185
KPW 899.999961
KRW 1340.070281
KWD 0.31074
KYD 0.8289
KZT 450.213523
LAK 22401.124415
LBP 89543.21849
LKR 330.928532
LRD 169.096028
LSL 16.579341
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.382657
MAD 9.775113
MDL 17.99331
MGA 4515.451812
MKD 54.761312
MMK 2099.52083
MNT 3598.087189
MOP 8.038145
MRU 40.373975
MUR 47.089785
MVR 15.455036
MWK 1724.696212
MXN 18.592195
MYR 4.0671
MZN 63.910117
NAD 16.579341
NGN 1343.960063
NIO 36.606575
NOK 9.217075
NPR 150.864442
NZD 1.77767
OMR 0.38451
PAB 0.994823
PEN 3.447319
PGK 4.462633
PHP 63.64102
PKR 275.144822
PLN 3.915004
PYG 5942.170819
QAR 3.625947
RON 4.752198
RSD 104.584034
RUB 81.923877
RWF 1471.080115
SAR 3.762939
SBD 8.051718
SCR 13.780348
SDG 601.494895
SEK 9.735335
SGD 1.278125
SHP 0.745545
SLE 22.910163
SLL 20969.504398
SOS 568.442122
SRD 37.541947
STD 20697.981008
STN 21.797153
SVC 8.703542
SYP 13001.999685
SZL 16.563773
THB 33.637503
TJS 9.14122
TMT 3.51
TND 2.972103
TOP 2.40776
TRY 50.022203
TTD 6.742932
TWD 32.879001
TZS 2646.897038
UAH 45.412048
UGX 4202.39832
UYU 39.987723
UZS 11861.722948
VES 890.036595
VND 25712
VUV 119.472328
WST 2.779309
XAF 583.198137
XAG 0.019244
XAU 0.000247115849
XCD 2.70255
XCG 1.79257
XDR 0.707052
XOF 583.198137
XPF 106.091876
YER 236.175013
ZAR 16.46859
ZMK 9001.200161
ZMW 20.156742
ZWL 321.999592
SSP 5745.96484
MXV 2.092765
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

En Mongolie, une journaliste en procès devient le baromètre de la liberté de la presse
En Mongolie, une journaliste en procès devient le baromètre de la liberté de la presse / Photo: © AFP

En Mongolie, une journaliste en procès devient le baromètre de la liberté de la presse

C'est l'une des journalistes les plus connues de Mongolie: Naran Unurtsetseg, à l'origine de plusieurs affaires retentissantes, est jugée pour diffamation, un procès symbole selon ses défenseurs du recul de la liberté de la presse.

Taille du texte:

La reporter est également accusée de diffusion de fausses informations et d'obtention de secrets d'Etat.

Naran Unurtsetseg a révélé dans le passé plusieurs scandales: agressions sexuelles dans un internat bouddhiste, violence dans l'armée ou articles à charge contre certaines des personnes les plus puissantes du pays d'Asie de l'Est.

Interdite d'exercer, assignée à résidence pendant presque 200 jours, elle est pour l'instant libre, en attente du jugement qui doit être prononcé début juillet.

"J'avais l'habitude de penser que les personnes innocentes n'avaient rien à craindre", déclare-t-elle à l'AFP depuis son domicile à Oulan-Bator, la capitale du pays de 3,4 millions d'habitants.

"Mais j'ai subi des audiences à sens unique depuis ma mise en examen", déplore-t-elle. "Ils ne veulent pas voir les faits qui prouvent mon innocence et mes intentions."

La Mongolie, gouvernée par un système démocratique, a longtemps joui d'une grande liberté d'expression, en comparaison notamment à ses voisins la Chine et la Russie.

Le paysage médiatique reste extrêmement riche, avec des dizaines d'organes de presse qui représentent toutes les nuances de l'échiquier politique.

Mais selon ses détracteurs, le gouvernement essaie depuis quelques années de faire taire les critiques, notamment sur son bilan de matière de corruption.

- Vidéos en direct -

Conséquence selon l'organisation Reporters sans frontières (RSF): la liberté de la presse a reculé en Mongolie, qui pointe désormais au 109e rang mondial sur 180 - son plus bas niveau depuis des décennies.

De récents amendements apportés aux lois anti-diffamation et anti-fausses informations donnent aux autorités des pouvoirs plus étendus pour potentiellement sanctionner des journalistes, selon les critiques.

En outre, après une récente réforme de la loi sur les secrets d'Etat, les personnes qui publient des documents officiels qui ont fuité risquent jusqu'à huit ans d'emprisonnement.

"C'est le ou les fonctionnaires censés garder ces documents secrets qui devraient être tenus responsables de leur révélation", estime Galbaatar Lkhagvasuren, avocat au Globe International Center, une organisation basée à Oulan-Bator qui promeut la liberté de la presse.

"Les personnes ordinaires qui ont obtenu un tel fichier, intentionnellement ou non, ne devraient pas être reconnues coupables", déclare-t-il.

Sollicité par l'AFP, un porte-parole du gouvernement mongol n'a pas répondu aux demandes de commentaires sur la chute de la Mongolie dans le classement RSF sur la liberté de la presse.

Rédactrice en chef du site internet Zarig, Naran Unurtsetseg s'est rendue célèbre avec ses vidéos en direct, parfois controversées, où elle interpelle régulièrement avec véhémence ses interlocuteurs.

Des méthodes qui lui valent nombre d'inimitiés dans les hautes sphères du pouvoir. Mais aussi de nombreux fans, dans un pays où la corruption reste enracinée et suscite un fort rejet populaire.

- "Bâillonnés" -

Naran Unurtsetseg était l'une des premières journalistes mongoles à utiliser ces diffusions en direct sur Facebook - où beaucoup de Mongols s'informent.

Dans l'une de ces publications, on la voit interpeller des hommes politiques auxquels elle reproche de n'avoir pas remboursé des prêts.

Dans une autre, elle dénonce le bizutage brutal au sein de l'armée, après la mort de deux hommes durant leur service militaire.

En décembre, la police est venue l'interpeller dans les bureaux de Zarig, après qu'elle eut critiqué les autorités judiciaires sur Facebook.

Au total, Naran Unurtsetseg est visée par neuf chefs d'accusation.

Elle est accusée de diffusion de fausses informations et de diffamation par le pouvoir judiciaire, d'évasion fiscale par le service des impôts et d'obtention de secrets d'Etat par l'agence de renseignement.

"Les gens m'ont dit de m'excuser pour éviter la prison. Mais je ne veux pas", déclare-t-elle. "Je n'ai rien fait de mal."

En mai, une autre journaliste, Bayarmaa Ayurzana, a été arrêtée après avoir dénoncé les malversations supposées du vice-Premier ministre, candidat aux élections législatives de fin juin.

Depuis l'arrestation de Naran Unurtsetseg, "il y a chez nous les journalistes une certaine hésitation à couvrir certaines choses, par peur", déclare à l'AFP Oyunchimeg Shashiimaa, rédactrice en chef du site d'information News.mn.

"On s'efforce d'informer les gens, mais on craint d'être bâillonnés en essayant de le faire."

G.Tsang--ThChM