The China Mail - Syrie: Abou Mohammad al-Jolani, un radical pragmatique

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999741
ALL 81.123148
AMD 360.501512
ANG 1.789785
AOA 916.999711
ARS 1545.344694
AUD 1.428347
AWG 1.8
AZN 1.701759
BAM 1.744435
BBD 2.013263
BDT 124.343874
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 3004
BMD 1
BND 1.278581
BOB 12.140484
BRL 5.437202
BSD 0.999585
BTN 94.811201
BWP 13.808328
BYN 2.953267
BYR 19600
BZD 2.01032
CAD 1.39814
CDF 2309.999771
CHF 0.818295
CLF 0.024837
CLP 977.519792
CNY 6.648302
CNH 6.64699
COP 3228
CRC 454.527211
CUC 1
CUP 23.989333
CVE 98.87499
CZK 21.73535
DJF 177.719996
DKK 6.67596
DOP 60.250478
DZD 135.847691
EGP 55.347795
ERN 15
ETB 162.433359
EUR 0.89327
FJD 2.245204
FKP 0.746765
GBP 0.745585
GEL 2.594994
GGP 0.746765
GHS 11.649825
GIP 0.746765
GMD 73.44046
GNF 8800.00017
GTQ 7.642051
GYD 209.539525
HKD 7.84665
HNL 26.869372
HRK 6.76901
HTG 131.015506
HUF 325.569906
IDR 18116.7
ILS 3.14045
IMP 0.746765
INR 94.725651
IQD 1515.298819
IRR 1879653.999883
ISK 121.670483
JEP 0.746765
JMD 158.843703
JOD 0.709034
JPY 157.857983
KES 129.879502
KGS 87.449797
KHR 4085.000323
KMF 439.99995
KPW 899.999961
KRW 1342.744999
KWD 0.3114
KYD 0.832995
KZT 452.368741
LAK 22529.999795
LBP 89550.000084
LKR 332.306128
LRD 170.224981
LSL 16.636267
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414756
MAD 9.828437
MDL 18.057593
MGA 4514.054577
MKD 55.01582
MMK 2099.693878
MNT 3599.326016
MOP 8.078026
MRU 40.503405
MUR 47.289914
MVR 15.459762
MWK 1736.999794
MXN 18.570398
MYR 4.071955
MZN 63.899887
NAD 16.636267
NGN 1344.32991
NIO 36.783168
NOK 9.303945
NPR 151.697565
NZD 1.77953
OMR 0.384497
PAB 0.999799
PEN 3.467019
PGK 4.482837
PHP 63.379502
PKR 276.504083
PLN 3.945802
PYG 5917.059487
QAR 3.653878
RON 4.767704
RSD 105.032013
RUB 81.248872
RWF 1478.412502
SAR 3.764439
SBD 8.058206
SCR 13.828756
SDG 601.496888
SEK 9.778979
SGD 1.279055
SHP 0.748335
SLE 22.896617
SLL 20969.504398
SOS 571.280766
SRD 37.579499
STD 20697.981008
STN 21.85227
SVC 8.746259
SYP 13001.999685
SZL 16.630915
THB 33.698996
TJS 9.191303
TMT 3.5
TND 2.987517
TOP 2.40776
TRY 49.995021
TTD 6.761717
TWD 32.6001
TZS 2644.998016
UAH 45.650373
UGX 4277.693292
UYU 40.190338
UZS 11944.718217
VES 887.479797
VND 25764
VUV 118.915185
WST 2.776217
XAF 585.946755
XAG 0.019728
XAU 0.000253130272
XCD 2.70255
XCG 1.80143
XDR 0.707052
XOF 585.946755
XPF 106.371498
YER 236.205536
ZAR 16.606475
ZMK 9001.199602
ZMW 20.242167
ZWL 321.999592
SSP 5745.217636
MXV 2.091381
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Syrie: Abou Mohammad al-Jolani, un radical pragmatique
Syrie: Abou Mohammad al-Jolani, un radical pragmatique / Photo: © AFP

Syrie: Abou Mohammad al-Jolani, un radical pragmatique

Abou Mohammad al-Jolani, le chef islamiste de la coalition rebelle à l'origine d'une offensive fulgurante en Syrie qui a provoqué selon ses combattants la chute dimanche du président Bachar al-Assad, est passé d'un vocabulaire fondamentaliste à une parole qui se veut modérée pour parvenir à ses fins.

Taille du texte:

Le leader de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ex-branche d'al-Qaïda en Syrie, s'était fixé comme objectif de renverser le président Assad, au pouvoir depuis 2000. Dimanche, les rebelles sont entrés dans la capitale et ont proclamé "la ville de Damas libre".

Grand, bien charpenté, une barbe noire et l'oeil vif, M. Jolani a abandonné progressivement le turban des jihadistes dont il se coiffait au début de la guerre en 2011 pour un uniforme militaire et parfois pour un costume civil.

Depuis la rupture avec al-Qaïda en 2016, il tente de lisser son image et de présenter un visage plus modéré, sans trop convaincre les analystes ou encore les chancelleries occidentales qui classent HTS comme un groupe terroriste.

"C'est un radical pragmatique", déclare à l'AFP Thomas Pierret, un spécialiste de l'islamisme en Syrie.

"En 2014, il a été au sommet de sa radicalité pour s'imposer face à la frange radicale de la rébellion et de l'organisation (jihadiste) Etat islamique, pour ensuite modérer ses propos", explique ce chercheur au CNRS.

Né en 1982, Ahmed al-Chareh, vrai nom de Jolani, a grandi à Mazzé, un quartier cossu de Damas, dans une famille aisée. Et il a commencé des études de médecine.

Dans la foulée de l'offensive rebelle lancée le 27 novembre, M. Jolani a commencé à signer de son vrai nom.

- "Les premiers signes" -

En 2021, il a expliqué dans une interview à la chaîne publique américaine PBS, que son nom de guerre, Abou Mohammed al-Jolani, était une référence à ses origines familiales dans les hauteurs du Golan (al-Jolan en arabe).

Selon lui, son grand-père a été déplacé du Golan après la conquête en 1967 par Israël d'une grande partie de ce plateau syrien.

D'après le site Middle East Eye, c'est après les attentats du 11-septembre que "les premiers signes de jihadisme commencèrent à apparaître dans la vie de Jolani, lequel commença à assister à des sermons et des tables rondes secrètes dans les banlieues marginalisées de Damas".

Après l'invasion américaine de l'Irak en 2003, il part combattre dans ce pays voisin de la Syrie, où il rejoint le groupe al-Qaïda en Irak d'Abou Moussab al-Zarqawi avant d'être emprisonné durant cinq ans.

Après le début de la révolte contre M. Assad en 2011, il rejoint son pays natal pour y fonder le Front al-Nosra, qui deviendra HTS.

En 2013, il refuse d'être adoubé par Abou Bakr al Baghdadi, futur chef de l'EI, et lui préfère l'émir d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri.

- "Homme d’Etat en devenir?"-

Réaliste selon ses partisans, opportuniste selon ses adversaires, il affirme en 2015 ne pas avoir l'intention de lancer des attaques contre l'Occident, contrairement à l'EI.

Lorsqu’il rompt avec al-Qaïda, il dit le faire pour "ôter les prétextes avancés par la communauté internationale" d'attaquer son organisation.

Depuis, il poursuit "sur une ligne de crête son chemin d'homme d'Etat en devenir", dit M. Pierret.

En 2017, il impose aux rebelles radicaux du nord de la Syrie, une fusion au sein de HTS. Il met en place une administration civile et multiplie les gestes envers les chrétiens dans la province d'Idleb (nord-ouest) que son groupe contrôle depuis deux ans.

C’est là où HTS avait été accusé par des habitants, des proches de détenus et des défenseurs des droits humains, d'exactions qui s'apparentent selon l'ONU à des crimes de guerre, provoquant des manifestations il y a quelques mois.

Après l'offensive, M. Jolani a cherché à rassurer les habitants d'Alep, ville qui compte une importante communauté chrétienne. Et il a appelé ses combattants à préserver "la sécurité dans les régions libérées".

"Je pense que c'est avant tout une question de bonne politique. Moins les Syriens et la communauté internationale auront peur, plus Jolani apparaîtra comme un acteur responsable plutôt que comme un extrémiste jihadiste toxique, et plus sa tâche sera facile", assure le chercheur Aron Lund.

"Est-ce totalement sincère? Certainement pas. Ce type vient d'une tradition fondamentaliste religieuse très dure. Mais ce qu'il fait, c'est la chose intelligente à dire et à faire en ce moment", conclut M. Lund.

B.Chan--ThChM