The China Mail - Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique

USD -
AED 3.672969
AFN 65.0005
ALL 81.123148
AMD 360.506495
ANG 1.789785
AOA 916.999948
ARS 1545.265802
AUD 1.429623
AWG 1.8
AZN 1.700435
BAM 1.744435
BBD 2.013263
BDT 124.343874
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 3004
BMD 1
BND 1.278581
BOB 12.140484
BRL 5.437498
BSD 0.999585
BTN 94.811201
BWP 13.808328
BYN 2.953267
BYR 19600
BZD 2.01032
CAD 1.39936
CDF 2309.999858
CHF 0.81834
CLF 0.024837
CLP 977.520262
CNY 6.648299
CNH 6.647299
COP 3228
CRC 454.527211
CUC 1
CUP 23.989333
CVE 98.875013
CZK 21.73575
DJF 177.7199
DKK 6.678285
DOP 60.250032
DZD 135.812857
EGP 55.353698
ERN 15
ETB 162.433359
EUR 0.89359
FJD 2.24625
FKP 0.746765
GBP 0.74585
GEL 2.595003
GGP 0.746765
GHS 11.649711
GIP 0.746765
GMD 73.499231
GNF 8800.000017
GTQ 7.642051
GYD 209.539525
HKD 7.84655
HNL 26.869372
HRK 6.76901
HTG 131.015506
HUF 325.500502
IDR 18131.35
ILS 3.14045
IMP 0.746765
INR 94.72045
IQD 1515.298819
IRR 1879653.999849
ISK 121.68993
JEP 0.746765
JMD 158.843703
JOD 0.708997
JPY 157.940199
KES 129.950113
KGS 87.449799
KHR 4085.00001
KMF 440.000146
KPW 899.999961
KRW 1345.709476
KWD 0.311375
KYD 0.832995
KZT 452.368741
LAK 22529.999646
LBP 89549.999913
LKR 332.306128
LRD 170.225
LSL 16.636267
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414756
MAD 9.828437
MDL 18.057593
MGA 4514.054577
MKD 54.972244
MMK 2099.693878
MNT 3599.326016
MOP 8.078026
MRU 40.503405
MUR 47.290056
MVR 15.459881
MWK 1737.000269
MXN 18.578355
MYR 4.071801
MZN 63.900912
NAD 16.636267
NGN 1340.929861
NIO 36.783168
NOK 9.302502
NPR 151.697565
NZD 1.780627
OMR 0.384506
PAB 0.999799
PEN 3.467019
PGK 4.482837
PHP 63.353003
PKR 276.504083
PLN 3.94685
PYG 5917.059487
QAR 3.653878
RON 4.768405
RSD 105.061985
RUB 81.250748
RWF 1478.412502
SAR 3.764439
SBD 8.058206
SCR 13.826506
SDG 601.496321
SEK 9.782675
SGD 1.27937
SHP 0.748335
SLE 22.900861
SLL 20969.504398
SOS 571.280766
SRD 37.579501
STD 20697.981008
STN 21.85227
SVC 8.746259
SYP 13001.999685
SZL 16.630915
THB 33.715011
TJS 9.191303
TMT 3.5
TND 2.987517
TOP 2.40776
TRY 49.970099
TTD 6.761717
TWD 32.6114
TZS 2645.003039
UAH 45.650373
UGX 4277.693292
UYU 40.190338
UZS 11944.718217
VES 887.4798
VND 25764
VUV 118.915185
WST 2.776217
XAF 586.156495
XAG 0.019785
XAU 0.000253391005
XCD 2.70255
XCG 1.80143
XDR 0.707052
XOF 586.156495
XPF 106.371498
YER 236.194475
ZAR 16.599915
ZMK 9001.196448
ZMW 20.242167
ZWL 321.999592
SSP 5745.217636
MXV 2.092277
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique
Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique / Photo: © AFP

Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique

Sa vieille muraille surplombe des plaines viticoles. La petite ville de Sighnaghi, dans l'est de la Géorgie, est un fief du parti conservateur au pouvoir. Pourtant, ici aussi, la politique des autorités inquiète, en pleines manifestations pro-UE.

Taille du texte:

La formation dirigeante, Rêve géorgien, a remporté officiellement 62% des voix à Sighnaghi lors des législatives d'octobre. Mais les résultats du scrutin ont été jugés truqués par l'opposition. Le pays traverse depuis une crise politique.

Fin novembre, le gouvernement a mis le feu aux poudres en suspendant le processus de rapprochement avec l'UE, ce qui a déclenché d'importantes manifestations d'opposition qui se poursuivent, chaque jour à Tbilissi, la capitale.

Les autorités, accusées de dérive autoritaire prorusse, répriment le mouvement à coups de violences policières, d'arrestations et de poursuites judiciaires. Elles accusent l'opposition d'être sous emprise étrangère et ont juré de l'anéantir.

A Sighnaghi, à deux heures de route de Tbilissi, la décision d'interrompre le rapprochement avec Bruxelles a aussi suscité l'incompréhension. "Tout le monde veut l'Europe. Je ne connais personne qui veut la Russie", affirme à l'AFP Giorgui Demourichvili, 32 ans.

Dans cette ville de quelque 1.500 habitants, ce guide propose des visites touristiques à bord d'un minibus électrique. Mais ce jour-là, il n'a pas de clients. D'autres véhicules similaires sont garés à côté, vides.

La crise politique et les violences qui émaillent les manifestations ont mis un coup de frein au tourisme, dont les revenus représentent 7% du PIB de la Géorgie. Environ 70% des réservations ont été annulées lors des deux dernières semaines, selon la fédération hôtelière géorgienne.

La région de Khakhétie, où se trouve Sighnaghi, attire d'habitude de nombreux visiteurs, toute l'année, avec ses paysages bucoliques, ses spécialités culinaires et son ancestrale culture du vin.

Guivi Kotchlamazachvili, un agriculteur de 62 ans, vend sa production dans un stand sur le bord d'une route. Mais, hier, quasiment personne n'est venu : "On a repris tous nos produits et on est rentré à la maison."

Les bons jours, dit-il, jusqu'à 300 personnes pouvaient lui acheter son jus de grenade, ses conserves et ses fruits secs. "Faut faire quelque chose pour ramener le calme dans le pays. Le gouvernement devrait être prêt au compromis", estime ce paysan, une cigarette entre les lèvres.

- "Trouver un compromis" -

Aucun des habitants de Sighnaghi interrogés par l'AFP n'a clairement condamné les manifestations pro-UE. Mais certains ont repris l'argumentaire du pouvoir qui dit vouloir une intégration à l'Union européenne en conservant une "dignité".

Le gouvernement a fait campagne, lors des législatives, en se présentant comme un rempart à une nouvelle guerre contre la Russie, qui a déjà envahi la Géorgie en 2008 et maintient une présence militaire dans deux régions séparatistes du pays, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Le pouvoir dit aussi vouloir protéger les traditions de ce pays du Caucase où l'influence de la religion chrétienne orthodoxe reste forte. Peu avant le scrutin, il a fait voter une loi réduisant fortement les droits des personnes LGBT+, présentées comme le fruit d'une supposée dérive morale de l'Occident.

Il a également adopté une législation contre "l'influence étrangère" qui, selon ses détracteurs, s'inspire d'une loi russe répressive contre les "agents de l'étranger" et crée un cadre juridique pour étouffer les ONG critiques des autorités.

Les nouvelles manifestations pro-UE qui secouent le pays depuis deux semaines divisent des familles. Une restauratrice de Sighnaghi affirme à l'AFP que sa fille, qui les soutient, et son fils, qui s'y oppose, ne se parlent plus.

"Il faut trouver un compromis. On ne peut pas subir une autre guerre civile", dit cette femme, qui préfère témoigner anonymement. Son anxiété est palpable : son restaurant est désert et, dit-elle, elle a du mal à rembourser ses dettes.

Pour Giorgui, un ouvrier de 29 ans, il est temps d'organiser de nouvelles élections. "De nouvelles personnes doivent arriver au pouvoir", dit cet homme, en sirotant une bière avec son épouse, sur un banc.

Comme beaucoup de Géorgiens, il n'a pas confiance dans le gouvernement, ni dans les formations d'opposition, accusées, même par des manifestants à Tbilissi, de ne pas avoir réussi à se renouveler.

Mais, en matière d'orientation géopolitique, les avis sont plus tranchés. Pour Giorgui, "vu tout ce qu'il se passe à cause de la Russie, l'Europe offre une meilleure voie vers la paix."

G.Tsang--ThChM