The China Mail - Après Chido, panser les blessures physiques et psychologiques des habitants de Mayotte

USD -
AED 3.672503
AFN 64.00022
ALL 81.442168
AMD 361.356205
ANG 1.789785
AOA 917.999485
ARS 1535.5069
AUD 1.422981
AWG 1.8025
AZN 1.699323
BAM 1.751936
BBD 2.019841
BDT 124.502291
BGN 1.747831
BHD 0.378636
BIF 3009.562199
BMD 1
BND 1.2812
BOB 12.160165
BRL 5.443678
BSD 1.002889
BTN 95.171425
BWP 13.855559
BYN 2.954181
BYR 19600
BZD 2.016885
CAD 1.39526
CDF 2315.000385
CHF 0.81897
CLF 0.02525
CLP 993.770169
CNY 6.661102
CNH 6.64359
COP 3188.43
CRC 456.02956
CUC 1
CUP 24.068509
CVE 98.772786
CZK 21.67125
DJF 178.577987
DKK 6.65235
DOP 60.786026
DZD 135.52327
EGP 55.540165
ERN 15
ETB 161.902139
EUR 0.89006
FJD 2.255898
FKP 0.746765
GBP 0.74375
GEL 2.598882
GGP 0.746765
GHS 11.683612
GIP 0.746765
GMD 73.999601
GNF 8876.049714
GTQ 7.66695
GYD 210.211851
HKD 7.846375
HNL 26.9551
HRK 6.76901
HTG 131.391307
HUF 324.485498
IDR 18115.95
ILS 3.12865
IMP 0.746765
INR 94.90945
IQD 1520.31173
IRR 1868414.999686
ISK 121.060003
JEP 0.746765
JMD 159.364013
JOD 0.708981
JPY 157.628002
KES 129.98021
KGS 87.4487
KHR 4091.870006
KMF 440.999988
KPW 899.999961
KRW 1340.319817
KWD 0.311101
KYD 0.835759
KZT 454.722981
LAK 22579.734941
LBP 89806.69145
LKR 333.576685
LRD 170.480349
LSL 16.713128
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.446758
MAD 9.860886
MDL 17.951359
MGA 4536.110178
MKD 54.796167
MMK 2099.693878
MNT 3599.326016
MOP 8.10391
MRU 40.665547
MUR 47.279725
MVR 15.450229
MWK 1738.573508
MXN 18.72397
MYR 4.070804
MZN 63.910095
NAD 16.713053
NGN 1344.450307
NIO 36.905162
NOK 9.219935
NPR 152.274101
NZD 1.772085
OMR 0.38451
PAB 1.003001
PEN 3.471087
PGK 4.563879
PHP 63.524007
PKR 277.436793
PLN 3.93007
PYG 5875.265928
QAR 3.655843
RON 4.752799
RSD 104.647018
RUB 81.028978
RWF 1480.416527
SAR 3.764539
SBD 8.058206
SCR 13.922642
SDG 601.505037
SEK 9.73272
SGD 1.277501
SHP 0.748335
SLE 22.904007
SLL 20969.504398
SOS 573.104915
SRD 37.6195
STD 20697.981008
STN 21.946031
SVC 8.775026
SYP 13001.999685
SZL 16.707648
THB 33.750311
TJS 9.231424
TMT 3.5
TND 2.999059
TOP 2.40776
TRY 49.96985
TTD 6.799808
TWD 32.539897
TZS 2643.099412
UAH 45.485612
UGX 4262.104179
UYU 40.318896
UZS 12028.32407
VES 887.479803
VND 25776
VUV 118.915185
WST 2.776217
XAF 583.841206
XAG 0.019841
XAU 0.000256251906
XCD 2.70255
XCG 1.807408
XDR 0.707052
XOF 583.841206
XPF 106.82886
YER 236.197487
ZAR 16.61626
ZMK 9001.204186
ZMW 20.222595
ZWL 321.999592
SSP 5745.217636
MXV 2.108676
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Après Chido, panser les blessures physiques et psychologiques des habitants de Mayotte
Après Chido, panser les blessures physiques et psychologiques des habitants de Mayotte / Photo: © AFP

Après Chido, panser les blessures physiques et psychologiques des habitants de Mayotte

"Il y a des blessés ? Ça va le mental ?". Depuis le passage du cyclone qui a dévasté Mayotte le 14 décembre, des camions itinérants de la protection maternelle et infantile arpentent les zones enclavées de l'archipel où Chido a compliqué l'accès aux soins, précarisant femmes et enfants.

Taille du texte:

Déambulant dans le quartier informel de Cavani Sud (est de Mayotte), la psychologue Mona Fandi interpelle une femme: "Bonjour ! Tu as des enfants malades ou blessés chez toi, des femmes enceintes ? Ça va le mental ? C'était un sacré choc, Chido !"

Puis, avisant des bambins jouant dans les ruines d'une maison: "Tu as de jolies boucles d'oreilles", dit-elle à la plus petite, prenant ce prétexte pour poser une main attentive sur son front et vérifier sa température.

Une adolescente vient au contact de Mona Fandi. "On a un camion, vers l'école, avec une sage-femme, une infirmière, une traductrice et une psychologue. Viens si tu as besoin ! Et fais passer le message", lui lance cette dernière.

L'objectif avec ce camion de la protection maternelle et infantile "est d'aller voir la population et proposer des soins" dans les zones peu accessibles de l'île, et pas seulement les bidonvilles, explique Mona Fandi à l'AFP.

Trois d'entre eux sillonnent l'île et un autre est en cours d'aménagement, précise-t-elle.

Pendant ce temps-là, au sein du camion, une sage-femme change l'implant contraceptif d'une femme tandis qu'une infirmière échange avec une mère dont les enfants ont la varicelle.

- Eviter que l'hôpital soit "noyé" –

"On a pas mal de stocks de médicaments, du Doliprane, des sels de réhydratation, des barres pour enfants malnutris, du sérum physiologique, toutes les contraceptions et des tests de grossesse", montre l'infirmière Jeanne Savalle.

Les habitants viennent "pour des plaies (causées) par des tôles ou des clous, de la fièvre, de la déshydratation", détaille celle qui fait aussi office de puéricultrice.

Les femmes, en particulier, "pour de la contraception, ou pour leur grossesse. L'idée du camion, c'est d'éviter que l'hôpital soit noyé", complète sa collègue sage-femme.

Saida, 10 ans, djellaba verte pailletée, monte timidement dans le véhicule et tend à Binti Ahamada, infirmière puéricultrice, son pied abîmé par un barbelé, blessure qu'elle s'est faite pendant le cyclone.

Quand on lui demande comment elle va, la jeune fille prend le temps de la réflexion, ses grands yeux balayant l'espace. "Ça ne va pas", conclut-elle. Au "pourquoi ?", ses yeux s'embuent et elle craque.

"Je vais prendre le relais", intervient alors Mme Fandi.

- Fausses couches -

"J'ai des mamans très fatiguées, dépassées par les évènements, qui ont peur de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leurs enfants. Beaucoup vendaient des fruits et légumes sur le bord de la route et (avec la destruction des arbres fruitiers, NDLR) n'ont plus d'argent", narre Mona Fandi.

La psychologue voit aussi "des mamans qui ont perdu leur bébé durant Chido" à cause du stress notamment, comme l'une d'elles qui a fait une fausse couche à sept mois de grossesse.

Mona Fandi travaille pour le Département, à l'Aide sociale à l'enfance (ASE), qui a en charge 2.500 enfants dont 1.200 sont placés en foyers ou familles d'accueil, dit-elle.

Aujourd'hui, "on n'a pas un visuel réel de ce qu'il se passe", déplore la psychologue. Car tout de suite après le cyclone, les professionnels n'ont pu accéder à certaines zones pour aller voir les enfants, les forces de l'ordre ne les considérant pas assez prioritaires pour leur faire passer les cordons de sécurité, assure-t-elle.

Elle souligne également que des "signalements et des informations préoccupantes" concernant les mineurs n'ont pas "pu arriver jusqu'au parquet" ni à la protection de l'enfance, notamment des viols commis sur des enfants durant le cyclone "qu'on n'a pas pu traiter tout de suite puisqu'on n'avait plus d'accès au réseau".

La mise à l'abri des mineurs est compliquée également, puisque les toits manquent et "beaucoup" d'enfants ont été abandonnés par leurs parents après Chido, "pour raisons économiques".

U.Chen--ThChM