The China Mail - La tech se met au diapason de Trump et Musk

USD -
AED 3.672502
AFN 63.999692
ALL 81.442168
AMD 361.356205
ANG 1.789785
AOA 918.000238
ARS 1531.580988
AUD 1.424299
AWG 1.8025
AZN 1.719283
BAM 1.751936
BBD 2.019841
BDT 124.502291
BGN 1.747831
BHD 0.378636
BIF 3009.562199
BMD 1
BND 1.2812
BOB 12.160165
BRL 5.437703
BSD 1.002889
BTN 95.171425
BWP 13.855559
BYN 2.954181
BYR 19600
BZD 2.016885
CAD 1.39796
CDF 2315.000088
CHF 0.82319
CLF 0.025248
CLP 993.709674
CNY 6.661101
CNH 6.64394
COP 3218.67
CRC 456.02956
CUC 1
CUP 24.068509
CVE 98.772786
CZK 21.781998
DJF 178.577987
DKK 6.681965
DOP 60.786026
DZD 135.75098
EGP 55.859529
ERN 15
ETB 161.902139
EUR 0.89406
FJD 2.243701
FKP 0.746765
GBP 0.746245
GEL 2.600526
GGP 0.746765
GHS 11.683612
GIP 0.746765
GMD 74.000185
GNF 8876.049714
GTQ 7.66695
GYD 210.211851
HKD 7.845765
HNL 26.9551
HRK 6.76901
HTG 131.391307
HUF 327.051007
IDR 18160
ILS 3.13695
IMP 0.746765
INR 94.83495
IQD 1520.31173
IRR 1868415.000232
ISK 121.589852
JEP 0.746765
JMD 159.364013
JOD 0.708976
JPY 157.774983
KES 129.939796
KGS 87.448701
KHR 4091.870006
KMF 440.999742
KPW 899.999961
KRW 1340.915017
KWD 0.31117
KYD 0.835759
KZT 454.722981
LAK 22579.734941
LBP 89806.69145
LKR 333.576685
LRD 170.480349
LSL 16.713128
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.446758
MAD 9.860886
MDL 17.951359
MGA 4536.110178
MKD 55.157433
MMK 2099.693878
MNT 3599.326016
MOP 8.10391
MRU 40.665547
MUR 47.289736
MVR 15.449853
MWK 1738.573508
MXN 18.768035
MYR 4.067403
MZN 63.909996
NAD 16.713053
NGN 1344.520036
NIO 36.905162
NOK 9.212103
NPR 152.274101
NZD 1.78001
OMR 0.384271
PAB 1.003001
PEN 3.471087
PGK 4.563879
PHP 63.603969
PKR 277.436793
PLN 3.94685
PYG 5875.265928
QAR 3.655843
RON 4.7733
RSD 105.271644
RUB 80.624757
RWF 1480.416527
SAR 3.764539
SBD 8.058206
SCR 14.712529
SDG 601.505413
SEK 9.799205
SGD 1.278509
SHP 0.748335
SLE 22.864817
SLL 20969.504398
SOS 573.104915
SRD 37.619501
STD 20697.981008
STN 21.946031
SVC 8.775026
SYP 13001.999685
SZL 16.707648
THB 33.777496
TJS 9.231424
TMT 3.5
TND 2.999059
TOP 2.40776
TRY 49.970498
TTD 6.799808
TWD 32.585
TZS 2642.997972
UAH 45.485612
UGX 4262.104179
UYU 40.318896
UZS 12028.32407
VES 887.479801
VND 25791
VUV 118.915185
WST 2.776217
XAF 586.465001
XAG 0.019887
XAU 0.000255428494
XCD 2.70255
XCG 1.807408
XDR 0.707052
XOF 586.465001
XPF 106.82886
YER 236.195061
ZAR 16.68449
ZMK 9001.199662
ZMW 20.222595
ZWL 321.999592
SSP 5745.217636
MXV 2.113638
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

La tech se met au diapason de Trump et Musk
La tech se met au diapason de Trump et Musk / Photo: © AFP

La tech se met au diapason de Trump et Musk

En mettant fin à son programme de fact-checking aux Etats-Unis, Mark Zuckerberg illustre la volonté voire l'empressement de certains grands patrons de la tech à se mettre au diapason du tandem conservateur formé par Elon Musk et Donald Trump.

Taille du texte:

"Nous revenons à nos racines", a asséné mardi le patron de Meta, qui a toujours refusé de considérer sa société comme une entreprise de presse soumise à des contraintes spécifiques en termes de contenus, préférant la décrire comme un réseau de distribution ("utility").

Aucun grand patron d'une entreprise technologique américaine n'avait jusqu'ici exprimé une adhésion aussi franche à la conception radicale de la liberté d'expression défendue par le président élu et son inséparable allié multimilliardaire, hostiles à toute régulation.

Si Donald Trump n'hésite pas attaquer des médias pour des publications qui lui déplaisent, il plaide en revanche pour une libre circulation des contenus de ses partisans sur les réseaux sociaux, amplifiant sa rhétorique anti-migrants, hostile aux transgenres ou menaçante pour ses opposants politiques.

"Pour nous tous qui menons le combat de la liberté d'expression depuis des années, cela donne l'impression d'une victoire majeure et d'un tournant", s'est félicité sur X David Sacks, homme d'affaires et futur conseiller de Donald Trump en intelligence artificielle (IA) et cryptomonnaies.

Ce proche d'Elon Musk a salué le fait que Meta ait "corrigé sa trajectoire". "Merci président Trump d'avoir créé ce réalignement politique et culturel", a-t-il écrit.

"Il est tout à fait sensé d'aborder cette décision (de Meta) sous un angle politique", commente Ethan Zuckerman, professeur en politique publique, communication et information à l'université du Massachusetts, auprès de l'AFP.

- "Difficile, coûteux et controversé" -

Il rappelle que la société vient aussi d'accueillir à son conseil d'administration Dana White, personnalité des sports de combat et soutien de Donald Trump.

"Mais c'est aussi une décision qui sert les objectifs financiers de Zuckerberg: le fact-checking est une activité difficile, coûteuse et controversée", note ce chercheur, qui a récemment attaqué Meta en justice à propos du fonctionnement de l'algorithme de Facebook.

"Les partis politiques comme les réseaux sociaux prospèrent lorsqu'il y a des divisions, donc ce n'est pas très surprenant (qu'une entreprise) comme Meta se détourne du fact-checking", note pour sa part Wendy Schiller, professeure de sciences politiques à l'université Brown.

D'autres grands noms du secteur ont déjà manifesté, plus discrètement, leur volonté de coopérer avec la future administration Trump, au sortir d'un mandat Biden marqué par un ton souvent sévère envers les entreprises de la tech, accusées de laisser proliférer la désinformation et les discours de haine.

Donald Trump entend s'attaquer à ces entreprises et aux médias en général, lui qui a tempêté à plusieurs reprises contre les réseaux sociaux, en particulier après avoir été banni temporairement de Facebook et Twitter, avant que ce dernier ne soit racheté par Elon Musk.

Mardi, le président élu a estimé que le patron de Meta avait "probablement" réagi à des menaces qu'il avait proférées contre lui.

- "Cartel de la censure" -

Le républicain a choisi Brendan Carr, un partisan d'une dérégulation du secteur technologique, pour diriger la puissante agence fédérale des communications, la FCC.

Le 15 novembre, Brendan Carr avait appelé sur X à "démanteler le cartel de la censure" formé selon lui par "Facebook, Google, Apple, Microsoft et d'autres".

Il y a quelques jours, la dessinatrice de presse Ann Telnaes a annoncé avoir démissionné du Washington Post, en raison du rejet par la direction d'une caricature où elle critiquait le propriétaire du quotidien, Jeff Bezos, également chef d'Amazon, pour avoir cherché à "s'attirer les faveurs de Donald Trump".

Comme Mark Zuckerberg, les chefs de Google, Amazon et Apple sont allés à la rencontre du républicain à Mar-a-Lago, sa résidence en Floride.

Les dons affluent aussi en provenance du secteur de la technologie pour financer les réceptions données à l'occasion de l'investiture de Donald Trump le 20 janvier.

Parmi eux, Sam Altman, le patron d'OpenAI, qui avait dit début décembre avoir "la conviction assez profonde qu'Elon (Musk) allait faire les bons choix".

Le patron de X, SpaceX et Tesla a émergé ces derniers mois comme un poids lourds au sein de la sphère trumpiste, et même au-delà, après s'être très activement investi dans la campagne de l'ancien et désormais futur président républicain.

"C'est cool", a-t-il commenté après l'annonce de Mark Zuckerberg, avec lequel il a une relation houleuse.

K.Leung--ThChM