The China Mail - Poutine reçoit au Kremlin l'émissaire de Trump Steve Witkoff

USD -
AED 3.672996
AFN 64.000203
ALL 81.503082
AMD 360.339242
ANG 1.789785
AOA 917.999718
ARS 1538.472602
AUD 1.422071
AWG 1.8025
AZN 1.70055
BAM 1.755348
BBD 2.014118
BDT 124.150744
BGN 1.747831
BHD 0.37735
BIF 3000
BMD 1
BND 1.281553
BOB 11.995315
BRL 5.381698
BSD 1.000013
BTN 95.207367
BWP 13.822349
BYN 2.947868
BYR 19600
BZD 2.01121
CAD 1.39895
CDF 2314.999814
CHF 0.82431
CLF 0.025036
CLP 988.550092
CNY 6.661099
CNH 6.657305
COP 3176.39
CRC 454.76167
CUC 1
CUP 24.000287
CVE 99.196993
CZK 21.786698
DJF 177.719723
DKK 6.687903
DOP 60.649996
DZD 135.308026
EGP 55.992698
ERN 15
ETB 161.150286
EUR 0.894875
FJD 2.24125
FKP 0.751792
GBP 0.74765
GEL 2.600643
GGP 0.751792
GHS 11.649827
GIP 0.751792
GMD 74.000021
GNF 8799.999878
GTQ 7.645879
GYD 209.614159
HKD 7.84604
HNL 26.999495
HRK 6.76901
HTG 131.054259
HUF 327.108499
IDR 18029
ILS 3.109045
IMP 0.751792
INR 95.19095
IQD 1514
IRR 1868414.999545
ISK 121.570284
JEP 0.751792
JMD 158.760361
JOD 0.708967
JPY 157.666987
KES 129.94007
KGS 87.447981
KHR 4072.999462
KMF 441.000028
KPW 899.999961
KRW 1339.770342
KWD 0.31088
KYD 0.833326
KZT 453.3167
LAK 22535.000173
LBP 89549.999817
LKR 332.450795
LRD 170.449736
LSL 16.630371
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424988
MAD 9.833503
MDL 18.045072
MGA 4594.999955
MKD 55.267858
MMK 2099.638249
MNT 3597.631144
MOP 8.082337
MRU 40.240186
MUR 47.480085
MVR 15.450011
MWK 1735.999861
MXN 18.85025
MYR 4.060801
MZN 63.909833
NAD 16.630055
NGN 1346.930219
NIO 36.809759
NOK 9.24687
NPR 152.332146
NZD 1.774969
OMR 0.384424
PAB 1.000013
PEN 3.459639
PGK 4.49025
PHP 63.6925
PKR 276.547226
PLN 3.927135
PYG 5858.938516
QAR 3.645503
RON 4.775102
RSD 105.15992
RUB 81.244832
RWF 1475
SAR 3.7541
SBD 8.058206
SCR 13.86453
SDG 601.505074
SEK 9.85014
SGD 1.28033
SHP 0.748335
SLE 22.89947
SLL 20969.504398
SOS 571.499774
SRD 37.644499
STD 20697.981008
STN 22.3
SVC 8.749697
SYP 13001.999685
SZL 16.630286
THB 33.750089
TJS 9.190174
TMT 3.5
TND 3.020704
TOP 2.40776
TRY 49.926903
TTD 6.779691
TWD 32.602801
TZS 2643.337982
UAH 45.55389
UGX 4360.137679
UYU 40.22581
UZS 11995.000044
VES 887.479801
VND 25814
VUV 119.133003
WST 2.76699
XAF 586.99952
XAG 0.019169
XAU 0.000248663434
XCD 2.70255
XCG 1.802288
XDR 0.707052
XOF 586.99952
XPF 107.276319
YER 236.198816
ZAR 16.62299
ZMK 9001.199088
ZMW 20.200416
ZWL 321.999592
SSP 5745.303054
MXV 2.125069
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Poutine reçoit au Kremlin l'émissaire de Trump Steve Witkoff
Poutine reçoit au Kremlin l'émissaire de Trump Steve Witkoff / Photo: © POOL/AFP

Poutine reçoit au Kremlin l'émissaire de Trump Steve Witkoff

Vladimir Poutine reçoit vendredi au Kremlin l'émissaire américain Steve Witkoff, leur quatrième rencontre en Russie pour trouver une issue au conflit en Ukraine, sur fond de tractations diplomatiques à propos d'un plan de paix américain qui impliquerait pour Kiev de lourdes concessions, dont la Crimée.

Taille du texte:

Dans ce contexte, Donald Trump a assuré mardi dans un entretien avec le magazine Time diffusé vendredi que la Russie conserverait cette péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014 et mentionnée, selon des médias, dans la proposition de règlement du conflit faite par les Etats-Unis.

"La Russie gardera la Crimée. Et Zelensky comprend ça", a dit le président américain dans cette interview. Il y répète par ailleurs que l'Ukraine est selon lui responsable du conflit déclenché par l'invasion russe en février 2022 : "ce qui a fait commencer la guerre, c'est quand ils (les Ukrainiens, ndlr) ont commencé à parler de rejoindre l'Otan".

Ces derniers jours, Donald Trump a à plusieurs reprises vivement critiqué son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, auquel il impute les blocages dans les négociations.

Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté assuré que son pays était prêt à un accord pour mettre fin aux hostilités, après un avertissement du président américain à Vladimir Poutine à la suite de frappes meurtrières sur Kiev.

- Tout sourire -

"Comment allez-vous, Monsieur le Président ?", a demandé M. Witkoff, tout sourire, en serrant la main de M. Poutine à son entrée vendredi dans une salle somptueuse du Kremlin, d'après une vidéo diffusée par la présidence russe.

"Très bien, merci !", lui a répondu en anglais le chef de l'Etat russe, avant qu'ils ne s'assoient pour entamer des discussions, aux côtés notamment de l'émissaire russe pour les questions économiques à l'international Kirill Dmitriev.

Steve Witkoff est l'interlocuteur privilégié de Vladimir Poutine au sein de l'administration américaine.

Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés trois fois auparavant, depuis la relance inattendue des relations entre Moscou et Washington mi-février à l'initiative de Donald Trump.

Les discussions se focalisent actuellement notamment sur la question de la Crimée, le président américain ayant reproché à M. Zelensky de bloquer les pourparlers en refusant de reconnaître comme étant russe ce territoire. Ce que prévoit la proposition américaine, selon des médias.

- Trump "pas content" des frappes -

Sur le terrain, en Ukraine, l'armée russe, à l'assaut contre des troupes moins nombreuses et moins bien équipées, poursuit ses bombardements meurtriers, sans discontinuer, en dépit des tractations diplomatiques.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des frappes russes ont fait au moins 12 morts et des dizaines de blessés à Kiev, un des bilans les plus lourds depuis des mois dans la capitale ukrainienne.

Cette ville est soumise, comme de nombreuses régions ukrainiennes, à des attaques aériennes russes quasi-quotidiennes depuis 2022.

Les derniers bombardements meurtriers russes ont conduit Donald Trump à sortir du ton très conciliant adopté ces derniers temps envers Vladimir Poutine.

Il a aussi assuré que les Etats-Unis mettaient "une forte pression" sur Moscou en vue de mettre fin au conflit et a même jugé que la Russie ferait "une assez grosse concession" en acceptant de ne pas s'emparer de toute l'Ukraine.

- Exigences maximalistes -

Après sa précédente rencontre avec M. Poutine, début avril, son émissaire Steve Witkoff avait estimé que le chef de l'Etat russe voulait une "paix durable" en Ukraine.

Le président ukrainien lui avait ensuite reproché d'avoir "adopté la stratégie russe" et de "diffuser des récits russes".

L'Ukraine et ses alliés européens accusent la Russie de prolonger à dessein les négociations en présentant toujours publiquement des exigences maximalistes : le contrôle des cinq régions ukrainiennes dont elle revendique l'annexion, la renonciation de l'Ukraine à rejoindre l'Otan et sa démilitarisation.

Plus largement, Vladimir Poutine aimerait parvenir avec les Américains à un accord sur une refonte de l'architecture sécuritaire en Europe, lui qui dénonce l'expansion de l'Otan aux frontières russes depuis la dislocation de l'URSS en 1991.

Kiev veut, de son côté, des garanties de sécurité militaires solides de la part de ses alliés occidentaux pour dissuader Moscou d'attaquer à nouveau après la conclusion d'un éventuel cessez-le-feu.

Volodymyr Zelensky, qui a écourté jeudi une visite en Afrique du Sud pour rentrer en Ukraine après les nouvelles frappes sur la capitale, a déploré un manque de "pression" sur Moscou.

De Pretoria, il a également réitéré sa position sur la Crimée : "Nous faisons tout ce que nos partenaires ont proposé, sauf ce qui est contraire (...) à la Constitution" ukrainienne sur l'intégrité territoriale du pays, Crimée comprise.

Le sujet de possibles concessions territoriales est très clivant en Ukraine, après plus de trois ans d'un conflit armé ayant entraîné de gigantesques destructions, pertes et sacrifices, en particulier sur le front. La Russie contrôle aujourd'hui environ 20% du territoire ukrainien.

"Un des scénarios (...) serait d'abandonner des territoires. C'est injuste, mais pour la paix, une paix temporaire, peut-être que c'est une solution, temporaire", a à cet égard confié le maire de Kiev, Vitali Klitschko, dans un entretien avec la BBC diffusé vendredi.

O.Yip--ThChM