The China Mail - Climat: l'UE propose des flexibilités autour de son objectif 2040

USD -
AED 3.672497
AFN 64.999531
ALL 81.290987
AMD 361.508883
ANG 1.789785
AOA 918.000291
ARS 1540.655799
AUD 1.422102
AWG 1.8
AZN 1.699613
BAM 1.750964
BBD 2.018487
BDT 124.174112
BGN 1.747831
BHD 0.378161
BIF 2998.804883
BMD 1
BND 1.283118
BOB 11.881091
BRL 5.404899
BSD 1.002171
BTN 95.340582
BWP 13.824839
BYN 2.947962
BYR 19600
BZD 2.015623
CAD 1.40192
CDF 2315.000071
CHF 0.828305
CLF 0.025075
CLP 990.019883
CNY 6.66835
CNH 6.66514
COP 3151.42
CRC 456.22815
CUC 1
CUP 24.052571
CVE 98.716635
CZK 21.83255
DJF 178.464155
DKK 6.702615
DOP 61.334754
DZD 135.247043
EGP 56.121701
ERN 15
ETB 164.149508
EUR 0.89675
FJD 2.252801
FKP 0.749223
GBP 0.750175
GEL 2.592986
GGP 0.749223
GHS 11.650477
GIP 0.749223
GMD 74.000314
GNF 8869.33245
GTQ 7.660801
GYD 210.009401
HKD 7.844585
HNL 26.905998
HRK 6.758202
HTG 131.259372
HUF 329.190084
IDR 18137
ILS 3.05071
IMP 0.749223
INR 95.020099
IQD 1518.276797
IRR 1817007.498002
ISK 122.340266
JEP 0.749223
JMD 159.104745
JOD 0.708965
JPY 157.706984
KES 129.940234
KGS 87.449202
KHR 4085.853047
KMF 440.999948
KPW 899.999961
KRW 1328.144971
KWD 0.311031
KYD 0.835191
KZT 451.928844
LAK 22555.260119
LBP 89745.428501
LKR 332.999096
LRD 170.369342
LSL 16.666667
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.426285
MAD 9.843821
MDL 18.009114
MGA 4551.579042
MKD 55.126076
MMK 2099.77173
MNT 3599.40728
MOP 8.098551
MRU 40.299196
MUR 47.349364
MVR 15.449865
MWK 1737.818662
MXN 18.617302
MYR 4.088599
MZN 63.910061
NAD 16.666667
NGN 1345.050013
NIO 36.876055
NOK 9.31625
NPR 152.544573
NZD 1.75332
OMR 0.384505
PAB 1.002162
PEN 3.454941
PGK 4.55866
PHP 64.007017
PKR 277.328857
PLN 3.95021
PYG 5777.21077
QAR 3.663433
RON 4.797303
RSD 105.371001
RUB 80.553964
RWF 1481.736795
SAR 3.745151
SBD 8.064647
SCR 13.806655
SDG 601.500451
SEK 9.938845
SGD 1.28101
SHP 0.749344
SLE 22.950252
SLL 20969.504398
SOS 572.694718
SRD 37.69199
STD 20697.981008
STN 21.933849
SVC 8.769103
SYP 13001.999685
SZL 16.661071
THB 33.747968
TJS 9.245066
TMT 3.5
TND 2.993684
TOP 2.40776
TRY 49.787299
TTD 6.811284
TWD 32.432503
TZS 2645.16302
UAH 45.754918
UGX 4489.905546
UYU 40.188543
UZS 11994.001656
VES 859.934972
VND 25834
VUV 118.743227
WST 2.764729
XAF 588.22938
XAG 0.018742
XAU 0.000248937349
XCD 2.70255
XCG 1.806193
XDR 0.707052
XOF 588.22938
XPF 106.770519
YER 236.149725
ZAR 16.663401
ZMK 9001.202876
ZMW 20.178607
ZWL 321.999592
SSP 5745.701932
MXV 2.099881
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Climat: l'UE propose des flexibilités autour de son objectif 2040
Climat: l'UE propose des flexibilités autour de son objectif 2040 / Photo: © AFP/Archives

Climat: l'UE propose des flexibilités autour de son objectif 2040

Après plusieurs mois de flottements, la Commission européenne a proposé mercredi de maintenir son objectif de réduction de 90% des émissions de gaz à effet de serre en 2040, mais elle introduit des "flexibilités" face aux réticences de certains pays.

Taille du texte:

Au moment où l'Europe étouffe sous des températures extrêmes, Bruxelles a réaffirmé ses ambitions en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Il a fallu toutefois faire preuve de "pragmatisme" tant la discussion est politiquement "sensible" au sein des 27, a reconnu Wopke Hoekstra, le commissaire européen en charge du climat, devant la presse à Bruxelles.

Comme elle le recommandait il y a plus d'un an, la Commission vise toujours une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 90% en 2040 par rapport à 1990.

Mais au grand dam des organisations environnementales, l'exécutif introduit de la souplesse dans le calcul, dans le but de rallier les États les plus sceptiques.

A partir de 2036, la Commission est prête à prendre en compte l'acquisition de crédits carbone internationaux, à hauteur de 3% du total, afin de financer des projets en dehors de l'Europe.

Les ONG y sont fermement opposées. Études scientifiques à l'appui, elles remettent en cause l'impact "réel" de tels crédits sur les réductions d'émissions de CO2.

"3%, ce n'est pas négligeable. Ce sont potentiellement des sommes considérables qui vont être dépensées à l'étranger au lieu de financer la transition" en Europe, regrette Neil Makaroff, un expert du centre de réflexion Strategic Perspectives.

"Mais il y a un compromis politique à trouver", concède ce spécialiste du climat. "L'enjeu, ce sera que l'Union européenne mette en place un standard pour que ces crédits internationaux permettent réellement de baisser les émissions et ne pas laisser les États faire chacun à leur sauce".

2040 est une étape cruciale pour l'Europe qui ambitionne d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Avec à la clé des transformations majeures pour l'industrie comme pour le quotidien des Européens: électrification des voitures, sortie progressive des énergies fossiles, rénovation énergétique des bâtiments...

- Calendrier serré -

Le plus dur commence pour la Commission qui devra convaincre les ministres de l'Environnement lors d'une discussion informelle mi-juillet avant un possible vote le 18 septembre.

Le texte sera ensuite transmis au Parlement européen où tout dépendra de l'attitude de la droite, premier groupe dans l'hémicycle.

Pour arracher un vote favorable, la Commission propose aussi deux autres souplesses: mieux récompenser les entreprises qui captent et stockent le CO2 et permettre aux Etats de compenser les secteurs où ils sont plus polluants par une meilleure prise en compte de ceux où ils sont très performants.

Bruxelles espère encore que cet objectif 2040 sera approuvé avant la conférence climat de l'ONU (COP30), en novembre à Belém au Brésil.

Mais le calendrier paraît extrêmement serré et les négociations s'annoncent délicates tant les 27 sont divisés, dans une Europe de plus en plus à droite.

Certains États critiquent ouvertement les ambitions climatiques de l'Europe comme la Hongrie du nationaliste Viktor Orban ou la République tchèque, qui défend son industrie lourde.

L'Italie de Giorgia Meloni suggérait quant à elle de s'en tenir à une baisse des émissions de 80 ou 85% en 2040.

D'autres soutiennent la Commission, comme l'Espagne ou le Danemark, qui vient de récupérer la présidence tournante de l'UE pour six mois.

Les "flexibilités" de 3% envisagées par l'UE correspondent également aux exigences de l'Allemagne, dans l'accord de coalition du nouveau gouvernement.

La France défend de son côté une position plus ambiguë. Paris ne s'oppose pas directement aux 90%, mais critique la méthode employée.

Emmanuel Macron réclame des garanties sur la décarbonation de l'industrie et un soutien à l'énergie nucléaire, l'une des clés de cette négociation.

Mercredi, Wopke Hoekstra a brièvement évoqué la "neutralité technologique", un concept cher aux autorités françaises qui voudraient que les renouvelables et l'énergie nucléaire soient sur un pied d'égalité dans l'UE.

Du point de vue des obligations internationales, Emmanuel Macron souligne aussi que l'UE doit seulement présenter une trajectoire 2035 — et non 2040 — à la COP30 au Brésil cet automne.

"Ne nous surcontraignons pas", "si on a (un objectif 2040) pour Belém super, si cela doit prendre plus de temps, prenons-le", a réclamé Emmanuel Macron à Bruxelles.

U.Chen--ThChM