The China Mail - Présidentielle en Bolivie, un scrutin décisif après vingt ans de socialisme

USD -
AED 3.67315
AFN 64.503991
ALL 81.825041
AMD 375.730403
AOA 917.000367
ARS 1371.22092
AUD 1.415228
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.669184
BBD 2.013382
BDT 122.811959
BHD 0.377307
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273779
BOB 6.907027
BRL 5.009204
BSD 0.99965
BTN 92.724325
BWP 13.418953
BYN 2.86914
BYR 19600
BZD 2.01024
CAD 1.38435
CDF 2300.000362
CHF 0.789223
CLF 0.02274
CLP 894.990396
CNY 6.828041
CNH 6.824955
COP 3648.52
CRC 462.657142
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.52504
CZK 20.788404
DJF 177.720393
DKK 6.372904
DOP 60.37504
DZD 132.19904
EGP 53.108563
ERN 15
ETB 156.503874
EUR 0.852704
FJD 2.211504
FKP 0.743942
GBP 0.743218
GEL 2.690391
GGP 0.743942
GHS 11.02039
GIP 0.743942
GMD 73.503851
GNF 8777.503848
GTQ 7.646943
GYD 209.113794
HKD 7.83205
HNL 26.60504
HRK 6.425904
HTG 131.073388
HUF 320.203831
IDR 17089.3
ILS 3.03421
IMP 0.743942
INR 93.10625
IQD 1310
IRR 1316125.000352
ISK 122.190386
JEP 0.743942
JMD 158.051054
JOD 0.70904
JPY 159.25504
KES 129.150385
KGS 87.450384
KHR 4015.00035
KMF 420.00035
KPW 900.013392
KRW 1484.570383
KWD 0.30869
KYD 0.832956
KZT 472.33861
LAK 21960.000349
LBP 89550.000349
LKR 315.479086
LRD 184.203772
LSL 16.440381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.355039
MAD 9.282504
MDL 17.221487
MGA 4145.000347
MKD 52.551042
MMK 2100.499472
MNT 3595.336475
MOP 8.063319
MRU 39.995039
MUR 46.503741
MVR 15.460378
MWK 1736.503736
MXN 17.301804
MYR 3.965039
MZN 63.960377
NAD 16.440377
NGN 1359.503725
NIO 36.730377
NOK 9.524904
NPR 148.358578
NZD 1.713797
OMR 0.384827
PAB 0.999531
PEN 3.388039
PGK 4.311504
PHP 59.876504
PKR 278.950374
PLN 3.628288
PYG 6464.910259
QAR 3.646038
RON 4.342304
RSD 100.136038
RUB 77.104556
RWF 1460.5
SAR 3.753193
SBD 8.058149
SCR 14.033008
SDG 601.000339
SEK 9.27195
SGD 1.274104
SLE 24.625038
SOS 571.503662
SRD 37.449038
STD 20697.981008
STN 21.25
SVC 8.747045
SYP 110.548127
SZL 16.435038
THB 32.103646
TJS 9.500448
TMT 3.505
TND 2.887038
TRY 44.665038
TTD 6.784102
TWD 31.741804
TZS 2605.000335
UAH 43.431822
UGX 3698.867467
UYU 40.334212
UZS 12160.000334
VES 475.837804
VND 26336
VUV 119.210481
WST 2.744958
XAF 559.761915
XAG 0.01312
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.80164
XDR 0.698112
XOF 560.503593
XPF 102.250363
YER 237.150363
ZAR 16.41824
ZMK 9001.203584
ZMW 19.016086
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Présidentielle en Bolivie, un scrutin décisif après vingt ans de socialisme
Présidentielle en Bolivie, un scrutin décisif après vingt ans de socialisme / Photo: © AFP

Présidentielle en Bolivie, un scrutin décisif après vingt ans de socialisme

Plongés dans une grave crise économique, les Boliviens élisent dimanche leur prochain président lors d'un scrutin où la droite semble en position de clore le cycle initié il y a vingt ans par l'ancien président socialiste Evo Morales.

Taille du texte:

Le pays andin de 11,3 millions d'habitants se rend aux urnes lassé du manque de dollars et de carburant, conséquence d'une économie en crise, et les yeux rivés sur les prix. L'inflation annuelle frôle 25%, un record en 17 ans.

Tenu pour responsable de la débâcle, le président sortant Luis Arce, autrefois soutenu par Evo Morales mais désormais en conflit avec lui, a renoncé à briguer un second mandat.

Andronico Rodriguez, le président du Sénat également issu de la gauche, et le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) au pouvoir depuis 2006, Eduardo del Castillo, restent largement distancés dans les enquêtes.

"Les gens se sont rendu compte que ces vingt dernières années n'ont servi à rien", lâche Miguel Angel Miranda, un étudiant de La Paz de 21 ans. "Le modèle socialiste n'a pas fonctionné", estime-t-il.

Dans ce contexte, deux candidats de droite, parmi les huit en lice, se disputent la première place: le millionnaire de centre-droit Samuel Doria Medina, 66 ans, et l'ancien président de droite Jorge "Tuto" Quiroga, 65 ans.

Les derniers sondages créditent le premier de 21% et le second de 20%, contre 5,5% pour Andronico Rodriguez et 1,5% pour Eduardo del Castillo. Ces pourcentages sont calculés sur la base de la totalité du corps électoral et non des seuls suffrages exprimés.

Sauf surprise, les deux favoris devraient se retrouver lors d'un second tour le 19 octobre pour un duel inédit à droite.

Tous deux promettent de rompre avec le modèle étatiste instauré par Evo Morales, figure marquante de la gauche latino-américaine. Sous sa présidence (2006-2019), la pauvreté a reculé et le PIB triplé, mais la chute des revenus gaziers depuis 2017 a plongé le pays dans la crise.

"Nous allons tout changer, absolument tout. Ce sont vingt ans de gaspillage", a lancé "Tuto" Quiroga, un ingénieur de 65 ans qui avait assuré un intérim à la tête du pays pendant un an (2001-2002).

- "austérité" -

"Ce sera un gouvernement d'austérité, la fête sera finie", a promis de son côté Doria Medina, un influent homme d'affaires de La Paz, considéré comme plus modéré que son adversaire.

La gauche pourrait connaître son pire revers électoral depuis l'arrivée au pouvoir d'Evo Morales. L'ancien chef d'Etat amérindien de 65 ans espérait briguer un quatrième mandat présidentiel, mais la justice, en les limitant à deux, l'a écarté de la course.

Visé par un mandat d'arrêt dans une affaire de traite de mineure qu'il conteste, l'ancien syndicaliste des planteurs de coca vit désormais retranché dans son fief du centre du pays.

Malgré son éviction, le premier chef d'Etat bolivien d'origine indigène garde cependant de solides appuis dans certains bastions ruraux et autochtones, et menace de mobiliser ses partisans si la droite l'emporte.

"Nous n'allons pas légitimer cette élection truquée", a-t-il déclaré à l'AFP. Ses soutiens appellent au vote nul.

Le conflit entre Evo Morales et son ancien ministre Luis Arce a fracturé le MAS et accentué la crise. Le leader indigène a encouragé les blocages de routes qui ont paralysé plusieurs régions, accusant son ancien dauphin de mauvaise gestion et de manipulation des institutions pour l'écarter du scrutin.

Pour Daniel Valverde, politologue à l'Université Gabriel René Moreno, "le pire ennemi de la gauche a été la gauche elle-même". "La corruption, la mauvaise gestion, le manque de décisions et l'improvisation ont fini par fatiguer la population", juge-t-il.

"Les choses vont mal, il n'y a pas d'essence, pas de diesel, pas de gaz", déplore Saturnina Sahuira, une vendeuse ambulante de 47 ans de La Paz. Accompagnée de ses cinq enfants, cette femme aymara longtemps fidèle au parti au pouvoir illustre le désenchantement d'une population pourtant bénéficiaire des politiques sociales depuis vingt ans.

"Ce que les gens recherchent aujourd'hui, c'est un retour à la stabilité", note Daniela Osorio Michel, chercheuse à l'Institut allemand d'études mondiales et régionales.

Outre le président et le vice-président, les près de huit millions d'électeurs du pays doivent aussi renouveler le parlement bicaméral.

L.Kwan--ThChM