The China Mail - Sébastien Lecornu prend ses marques à Matignon, attendu au tournant par les oppositions.

USD -
AED 3.6725
AFN 64.000297
ALL 81.920313
AMD 376.06012
AOA 917.000177
ARS 1381.882323
AUD 1.412699
AWG 1.80125
AZN 1.699508
BAM 1.673634
BBD 2.011587
BDT 122.694347
BHD 0.377239
BIF 2970
BMD 1
BND 1.273934
BOB 6.90148
BRL 5.096501
BSD 0.998734
BTN 92.490362
BWP 13.45308
BYN 2.900908
BYR 19600
BZD 2.008703
CAD 1.381503
CDF 2300.000055
CHF 0.790095
CLF 0.022664
CLP 891.979895
CNY 6.83185
CNH 6.827705
COP 3654.77
CRC 464.322236
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.500846
CZK 20.825596
DJF 177.720267
DKK 6.386498
DOP 60.375035
DZD 132.307469
EGP 53.091453
ERN 15
ETB 156.549833
EUR 0.854599
FJD 2.20805
FKP 0.744078
GBP 0.744265
GEL 2.690062
GGP 0.744078
GHS 11.015001
GIP 0.744078
GMD 73.999799
GNF 8774.99974
GTQ 7.640832
GYD 208.952669
HKD 7.834151
HNL 26.629806
HRK 6.440799
HTG 130.987476
HUF 321.883593
IDR 17067.15
ILS 3.067403
IMP 0.744078
INR 92.470503
IQD 1310
IRR 1316000.000342
ISK 122.549869
JEP 0.744078
JMD 157.9096
JOD 0.70898
JPY 158.969857
KES 129.249728
KGS 87.448502
KHR 4012.503341
KMF 420.999985
KPW 899.95413
KRW 1474.259704
KWD 0.308964
KYD 0.832292
KZT 476.261788
LAK 21965.000128
LBP 89549.999403
LKR 315.134608
LRD 184.250046
LSL 16.329971
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.35498
MAD 9.298695
MDL 17.248506
MGA 4150.000297
MKD 52.690971
MMK 2099.780124
MNT 3575.250437
MOP 8.059525
MRU 40.010272
MUR 46.579765
MVR 15.449539
MWK 1736.999689
MXN 17.38173
MYR 3.982997
MZN 63.950146
NAD 16.329728
NGN 1361.719856
NIO 36.720302
NOK 9.5138
NPR 147.983022
NZD 1.704505
OMR 0.384503
PAB 0.998725
PEN 3.372504
PGK 4.31125
PHP 59.754957
PKR 279.024974
PLN 3.63035
PYG 6452.275411
QAR 3.646101
RON 4.3523
RSD 100.303995
RUB 77.628632
RWF 1461.5
SAR 3.752587
SBD 8.048583
SCR 14.194508
SDG 601.000245
SEK 9.271984
SGD 1.272496
SLE 24.601384
SOS 571.502706
SRD 37.575503
STD 20697.981008
STN 21.31
SVC 8.738811
SYP 110.553826
SZL 16.330084
THB 32.020056
TJS 9.503158
TMT 3.505
TND 2.88375
TRY 44.591701
TTD 6.774889
TWD 31.741
TZS 2594.999534
UAH 43.381882
UGX 3680.503855
UYU 40.536031
UZS 12220.000292
VES 475.06335
VND 26325
VUV 119.534712
WST 2.769292
XAF 561.328279
XAG 0.013271
XAU 0.00021
XCD 2.70255
XCG 1.800048
XDR 0.698112
XOF 561.496279
XPF 102.350056
YER 238.549863
ZAR 16.374398
ZMK 9001.206935
ZMW 19.051327
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.9100

    1005.12

    +0.19%

  • BEL20

    24.8100

    5417.26

    +0.46%

  • PX1

    -18.1800

    8245.8

    -0.22%

  • ISEQ

    -190.1000

    12654.31

    -1.48%

  • OSEBX

    37.6300

    2060.64

    +1.86%

  • PSI20

    34.9600

    9484.93

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.9800

    3970.39

    +1.12%

  • N150

    18.2200

    4067.32

    +0.45%

Sébastien Lecornu prend ses marques à Matignon, attendu au tournant par les oppositions.
Sébastien Lecornu prend ses marques à Matignon, attendu au tournant par les oppositions. / Photo: © AFP/Archives

Sébastien Lecornu prend ses marques à Matignon, attendu au tournant par les oppositions.

Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, accueilli sévèrement par les oppositions, prend ses marques mercredi à Matignon le jour même d'une mobilisation pour "bloquer" le pays, avec pour mission de consulter les forces politiques avant de former un gouvernement.

Taille du texte:

Troisième chef du gouvernement nommé depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, cinquième depuis le début du second quinquennat d'Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, 39 ans, succède à François Bayrou, renversé lundi par les députés. Celui-ci l'avait doublé en décembre en forçant sa nomination alors que le ministre des Armées de l'époque était déjà pressenti à ce poste.

La passation de pouvoir entre les deux hommes a lieu à midi, le jour même d'une mobilisation pour "bloquer" le pays initiée par divers mouvements, qui a débuté par une série d'actions sporadiques, notamment dans l'ouest et en région parisienne, avant une mobilisation syndicale le 18 septembre.

Ce sera l'occasion pour Sébastien Lecornu, homme politique discret inconnu du grand public, de se présenter aux Français.

Il a affirmé sur X mardi soir qu'il "mesurait leurs attentes" et qu'il "connaissait les difficultés" qu'ils rencontraient. "Nous sommes au travail, avec humilité, et nous allons tout faire pour y arriver".

Première tâche confiée par le président Macron à ce fidèle compagnon venu de la droite, ministre de tous ses gouvernements depuis 2017: "Consulter" les forces politiques en vue de trouver des "accords" pour préserver la "stabilité institutionnelle" du pays, alors qu'il ne dispose à l'Assemblée nationale d'aucune majorité.

Sa mission est à haut risque dans un paysage politique éclaté et au vu des réactions très fraîches voire hostiles des oppositions à l'annonce de sa nomination.

- "Colère sociale" -

Alors que le président de la République a invité sa fragile coalition du centre et de la droite à "travailler" avec le Parti socialiste pour "élargir" son assise, celui-ci a estimé qu'il prenait le "risque de la colère sociale légitime et du blocage institutionnel du pays" en nommant M. Lecornu.

Pour tenir, le futur gouvernement devra obtenir a minima une non-censure du PS, indispensable pour doter la France d'un budget pour 2026, dont la préparation vient de faire tomber le gouvernement sortant qui avait présenté un effort de 44 milliards d'euros.

"Sans justice sociale, fiscale et écologique, sans mesures pour le pouvoir d'achat, les mêmes causes provoqueront les mêmes effets", a prévenu le PS.

Selon un interlocuteur régulier de M. Macron, ce dernier pourrait cette fois accepter de réelles concessions aux socialistes, par exemple sur la taxation des plus riches, jusqu'ici un tabou pour lui.

Comme preuve de "changement de méthode", que devrait prôner le nouveau Premier ministre, selon une source au sein de l'exécutif, le patron du PS Olivier Faure a demandé mercredi qu'il s'engage à ne pas recourir à l'article 49.3 de la Constitution, utilisé pour faire adopter sans vote tous les budgets depuis 2022.

Le Rassemblement national et les Insoumis ont pour leur part dénoncé la proximité entre le président et son nouveau Premier ministre, promettant la censure faute de changement de cap politique.

"Le président (Macron) tire la dernière cartouche du macronisme", a réagi Marine Le Pen, qui réclame une nouvelle dissolution, tandis que Jean-Luc Mélenchon dénonçait "une triste comédie de mépris du Parlement" en demandant une nouvelle fois le départ du chef de l'Etat. LFI compte d'ailleurs déposer une motion de censure spontanée dès la reprise de la session parlementaire.

Le président des Républicains (LR) et ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, qui réclamait une nomination rapide face aux risques de "débordements" des manifestations de mercredi, s'est dit lui aussi prêt à "trouver des accords" avec M. Lecornu.

A l'orée de discussions délicates, l'entourage de M. Lecornu loue le "calme" de l'ancien sénateur normand et son absence d'ambition présidentielle, un "négociateur" qui a pu obtenir un "large consensus" sur la loi de programmation militaire.

Alors qu'il a été épinglé dans la presse pour un dîner avec Mme Le Pen, ses proches réfutent toute connivence avec le parti à la flamme, soulignant que dans l'Eure, son département, quatre députés sur cinq "sont passés au RN".

Il a nommé comme directeur de cabinet l’ancien ambassadeur et préfet Philippe Gustin qui a déjà travaillé avec lui dans l'Eure, aux Outre-mer et aux Armées.

Q.Yam--ThChM