The China Mail - Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne

USD -
AED 3.672502
AFN 64.491591
ALL 81.046102
AMD 360.780113
ANG 1.789785
AOA 917.000126
ARS 1529.249759
AUD 1.42209
AWG 1.8025
AZN 1.702876
BAM 1.745704
BBD 2.012675
BDT 123.586379
BGN 1.747831
BHD 0.377114
BIF 2995.403222
BMD 1
BND 1.277279
BOB 11.766859
BRL 4.965204
BSD 0.999331
BTN 94.818583
BWP 13.766234
BYN 2.934172
BYR 19600
BZD 2.009729
CAD 1.404375
CDF 2316.000346
CHF 0.82442
CLF 0.025212
CLP 986.459589
CNY 6.67805
CNH 6.669485
COP 3171.419646
CRC 456.018209
CUC 1
CUP 23.982684
CVE 98.420137
CZK 21.663502
DJF 177.944392
DKK 6.66079
DOP 61.293346
DZD 134.335699
EGP 54.984741
ERN 15
ETB 162.538225
EUR 0.891061
FJD 2.237201
FKP 0.747807
GBP 0.74789
GEL 2.589507
GGP 0.747807
GHS 11.586558
GIP 0.747807
GMD 74.000375
GNF 8843.664926
GTQ 7.638684
GYD 209.291739
HKD 7.842575
HNL 26.828223
HRK 6.728199
HTG 130.968001
HUF 326.253498
IDR 18093.85
ILS 3.10555
IMP 0.747807
INR 94.945504
IQD 1514.883742
IRR 1832374.999772
ISK 121.780041
JEP 0.747807
JMD 158.593297
JOD 0.70903
JPY 156.962034
KES 129.754095
KGS 87.4486
KHR 4082.652742
KMF 439.49805
KPW 899.999961
KRW 1323.760238
KWD 0.310691
KYD 0.832775
KZT 453.715357
LAK 22486.722899
LBP 89486.053465
LKR 331.81595
LRD 170.375329
LSL 16.556076
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399786
MAD 9.815504
MDL 18.037221
MGA 4519.123488
MKD 54.987281
MMK 2100.106238
MNT 3599.160205
MOP 8.073191
MRU 39.936627
MUR 47.160062
MVR 15.460186
MWK 1732.762083
MXN 18.69295
MYR 4.085301
MZN 63.899549
NAD 16.556076
NGN 1332.059687
NIO 36.774222
NOK 9.302745
NPR 151.709734
NZD 1.755203
OMR 0.3845
PAB 0.999241
PEN 3.431874
PGK 4.475387
PHP 63.618039
PKR 276.527424
PLN 3.919675
PYG 5779.443924
QAR 3.642612
RON 4.7798
RSD 104.87794
RUB 80.193981
RWF 1476.413621
SAR 3.753249
SBD 8.07458
SCR 14.037006
SDG 601.499416
SEK 9.910815
SGD 1.27725
SHP 0.7473
SLE 22.950129
SLL 20969.504398
SOS 571.07154
SRD 37.6495
STD 20697.981008
STN 21.868166
SVC 8.743696
SYP 13001.999685
SZL 16.555541
THB 33.769803
TJS 9.208462
TMT 3.51
TND 2.983978
TOP 2.40776
TRY 49.731505
TTD 6.789842
TWD 32.585799
TZS 2645.601821
UAH 45.239791
UGX 4402.195742
UYU 40.076762
UZS 11958.762887
VES 879.788895
VND 25842.5
VUV 118.622996
WST 2.767791
XAF 584.497408
XAG 0.018551
XAU 0.000250266221
XCD 2.70255
XCG 1.800955
XDR 0.707052
XOF 584.497408
XPF 106.448878
YER 236.100639
ZAR 16.601611
ZMK 9001.200451
ZMW 20.091043
ZWL 321.999592
SSP 5745.299755
MXV 2.109748
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne
Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne / Photo: © AFP/Archives

Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine qui met au défi la démocratie brésilienne

Nostalgique assumé de la dictature, il a multiplié les défis aux institutions quand il présidait le Brésil. Condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, Jair Bolsonaro a toujours juré n'être "jamais sorti du cadre de la Constitution".

Taille du texte:

Le capitaine de l'armée à la retraite n'a jamais renié les années de plomb de la dictature militaire (1964-1985), dont à ses yeux "l'erreur a été de torturer et non de tuer" les dissidents.

Cette déclaration datant de 2016, trois ans avant le début de son mandat à la tête de la première puissance d'Amérique latine (2019-2022), illustre son style, riche en sorties misogynes, racistes ou homophobes.

Le soutien tonitruant du président américain Donald Trump n'y a rien fait: il a été condamné jeudi à 27 ans de prison pour un projet de coup d'Etat lors de son procès historique devant la Cour suprême.

Déjà inéligible jusqu'en 2030 pour désinformation électorale, le leader de la droite brésilienne a été reconnu coupable d'avoir voulu empêcher l'investiture de son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, son tombeur au scrutin de 2022.

- Clan familial -

Pour accéder aux sommets, ce populiste à la syntaxe approximative, qui aime à se présenter en Brésilien ordinaire en short et maillot de foot, s'était habilement assuré le soutien des puissants lobbies de l'agronégoce et des évangéliques.

Une ascension en famille. Né le 21 mars 1955 dans la région de Sao Paulo, dans un foyer d'origine italienne, Jair Bolsonaro a eu cinq enfants avec trois femmes différentes. Les quatre premiers se sont lancés en politique.

Avec ses garçons et sa dernière épouse Michelle - une fidèle évangélique âgée de 27 ans de moins que ce catholique -, il forme un clan redoutablement efficace.

Par ses contacts entretenus avec l'administration Trump, son fils Eduardo, installé aux Etats-Unis et soutenu financièrement par son père, revendique d'avoir pesé dans les sanctions infligées par Washington au Brésil.

Référence avouée de l'ancien chef d'Etat brésilien, Donald Trump a infligé des surtaxes douanières punitives au pays sud-américain, en représailles à une supposée "chasse aux sorcières" contre son allié.

- 700.000 morts -

S'il promet de "rétablir l'ordre" à son investiture en janvier 2019, le mandat de celui qui avait été élu député continûment à partir de 1991 a été émaillé de crises, malgré un bilan économique plutôt positif.

Jugée calamiteuse par les experts, sa gestion de la pandémie de Covid-19, qui fait près de 700.000 morts au Brésil, donne lieu à d'intenses bras de fer avec la Cour suprême.

Climato-sceptique, il laisse la déforestation en Amazonie bondir.

Au deuxième tour en 2022, il perd d'un cheveu. Groggy, il rejoint la Floride deux jours avant la fin de son mandat.

Le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes prennent d'assaut les lieux de pouvoir, appelant - en vain - à une intervention militaire.

Une scène qui rappelle l'assaut du Capitole deux ans plus tôt par des partisans de son "ami" Donald Trump, qui en retour considère le Brésilien comme "un grand monsieur".

- "Humiliation" -

Avant même sa condamnation, M. Bolsonaro était affaibli comme jamais.

Après avoir subi à la mi-juillet, selon ses propres termes, la "suprême humiliation" d'un bracelet électronique, privé de réseaux sociaux dont il usait à profusion, il est assigné à résidence.

Il accumule les problèmes de santé, découlant d'un attentat à l'arme blanche qu'il avait subi durant la campagne présidentielle de 2018. Il s'en était sorti avec de graves blessures à l'abdomen.

En mai, il a été soumis à une lourde intervention chirurgicale. Paradoxe pour lui qui aime à poser en homme fort, il n'a pas hésité à se montrer en état de faiblesse, exhibant sondes, tubes et cicatrices dans des vidéos très crues.

Coup dur supplémentaire, il est interdit de contact avec son fils Eduardo: tous deux sont menacés d'inculpation pour entrave au procès du père pour tentative de coup d'Etat.

"Ma famille a été persécutée, visée par des enquêtes et ridiculisée dans les médias, sans pitié ni compassion", se lamentait Jair Bolsonaro il y a quelques mois.

J.Thompson--ThChM