The China Mail - En France, un déploiement "sans précédent" de drones pour surveiller les manifestations

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000224
ALL 82.022626
AMD 375.837548
AOA 916.999762
ARS 1386.976299
AUD 1.41997
AWG 1.8
AZN 1.706616
BAM 1.673634
BBD 2.011587
BDT 122.694347
BHD 0.377467
BIF 2968.547431
BMD 1
BND 1.273934
BOB 6.90148
BRL 5.137103
BSD 0.998734
BTN 92.490362
BWP 13.45308
BYN 2.900908
BYR 19600
BZD 2.008703
CAD 1.384199
CDF 2301.000354
CHF 0.790795
CLF 0.022812
CLP 897.820101
CNY 6.83625
CNH 6.835398
COP 3649.84
CRC 464.322236
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.357302
CZK 20.882298
DJF 177.856886
DKK 6.395285
DOP 60.568979
DZD 132.363776
EGP 53.150248
ERN 15
ETB 155.954748
EUR 0.85583
FJD 2.235705
FKP 0.744078
GBP 0.745015
GEL 2.685009
GGP 0.744078
GHS 11.006427
GIP 0.744078
GMD 72.99971
GNF 8763.627651
GTQ 7.640832
GYD 208.952669
HKD 7.834925
HNL 26.522788
HRK 6.446602
HTG 130.987476
HUF 322.702969
IDR 17097
ILS 3.083565
IMP 0.744078
INR 92.662495
IQD 1308.425611
IRR 1314999.999892
ISK 122.896211
JEP 0.744078
JMD 157.9096
JOD 0.709036
JPY 158.918999
KES 129.089726
KGS 87.448496
KHR 3993.718899
KMF 424.502481
KPW 899.95413
KRW 1479.834965
KWD 0.30894
KYD 0.832292
KZT 476.261788
LAK 22021.598864
LBP 89447.998186
LKR 315.134608
LRD 183.772405
LSL 16.459121
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.350442
MAD 9.304718
MDL 17.248506
MGA 4172.585531
MKD 52.747102
MMK 2099.780124
MNT 3575.250437
MOP 8.059525
MRU 39.641274
MUR 46.579975
MVR 15.459988
MWK 1731.845488
MXN 17.436098
MYR 3.983032
MZN 63.96019
NAD 16.459121
NGN 1361.730207
NIO 36.754009
NOK 9.523405
NPR 147.983022
NZD 1.71319
OMR 0.384544
PAB 0.998725
PEN 3.380641
PGK 4.323196
PHP 59.806028
PKR 278.577675
PLN 3.642075
PYG 6452.275411
QAR 3.651323
RON 4.358201
RSD 100.436994
RUB 77.624969
RWF 1462.201989
SAR 3.752711
SBD 8.04851
SCR 13.773126
SDG 601.000103
SEK 9.30812
SGD 1.274375
SLE 24.650087
SOS 570.778209
SRD 37.55403
STD 20697.981008
STN 20.965616
SVC 8.738811
SYP 110.553826
SZL 16.460148
THB 32.097982
TJS 9.503158
TMT 3.5
TND 2.912484
TRY 44.591799
TTD 6.774889
TWD 31.809624
TZS 2595.000371
UAH 43.381882
UGX 3680.503855
UYU 40.536031
UZS 12184.87395
VES 474.416901
VND 26325
VUV 119.534712
WST 2.769292
XAF 561.328279
XAG 0.013428
XAU 0.000211
XCD 2.70255
XCG 1.800048
XDR 0.698112
XOF 561.328279
XPF 102.054176
YER 238.575008
ZAR 16.431801
ZMK 9001.203721
ZMW 19.051327
ZWL 321.999592
  • AEX

    -3.1100

    1000.08

    -0.31%

  • BEL20

    -14.5600

    5378.2

    -0.27%

  • PX1

    -71.0700

    8192.41

    -0.86%

  • ISEQ

    -272.2900

    12571.57

    -2.12%

  • OSEBX

    37.6300

    2060.64

    +1.86%

  • PSI20

    22.6800

    9472.52

    +0.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    104.7200

    3926.73

    +2.74%

  • N150

    6.0700

    4054.43

    +0.15%

En France, un déploiement "sans précédent" de drones pour surveiller les manifestations
En France, un déploiement "sans précédent" de drones pour surveiller les manifestations / Photo: © AFP/Archives

En France, un déploiement "sans précédent" de drones pour surveiller les manifestations

L'utilisation de drones par les forces de l'ordre, encadrée par un décret de 2023, s'est généralisée pour la surveillance de manifestations, lors des mobilisations des 10 et 18 septembre notamment, malgré l'inquiétude des défenseurs des libertés publiques.

Taille du texte:

Moyens de surveillance, de détection ou d'appui pour des opérations: en deux ans, ces petits aéronefs télécommandés et équipés de caméras, dont l'usage nécessite la prise d'arrêtés préfectoraux, sont ainsi devenus des outils "indispensables", notamment sur les grands événements, selon la police nationale.

En cinq ans, la flotte nationale a triplé, comptabilisant 965 drones pour la gendarmerie, et 650 pour la police nationale, selon les chiffres communiqués par les autorités à l'AFP.

En tout, plus de 1.500 gendarmes et policiers ont ainsi été formés "à la fois sur le pilotage, les sujets de sécurité aérienne mais également le cadre d'emploi de la caméra déportée", précise le général Philippe Mirabaud, sous-directeur de l'emploi des forces de gendarmerie.

Il insiste sur le cadre juridique strict dans lequel sont utilisés les drones.

"Chaque mission est tracée, on sait quel est le télépilote qui l'a réalisée, où, quand, combien de temps, on sait où sont stockées les images, que les images ne seront stockées que sept jours et qu'elles seront ensuite détruites", assure-t-il.

Utilisés à des fins de maintien de l'ordre depuis le milieu des années 2010, les drones ont fait l'objet d'une bataille juridique de plusieurs années, avec de nombreux recours associatifs, notamment devant le Conseil d'Etat, qui ont permis d'aboutir à un "cadre législatif" défini par la loi relative à la responsabilité pénale et la sécurité intérieure de 2022.

Une demande soumise à autorisation préfectorale doit être faite par la gendarmerie ou la police, en détaillant les raisons, mentionnant le périmètre géographique surveillé, la durée d'utilisation ou encore le nombre de caméras qui enregistrent en simultané.

La captation de son, la reconnaissance faciale ou le croisement de fichiers ne sont pas autorisés.

Mercredi soir, trois arrêtés de la préfecture de Seine-Maritime autorisant le survol des manifestations à Gonfreville, le Havre et Rouen ont été suspendus après des recours du Syndicat des avocats de France (SAF).

Pour le mouvement "Bloquons Tout" du 10 septembre, 82 arrêtés préfectoraux autorisant l'usage de drones ont été comptabilisés sur le territoire par l'Association de défense des libertés constitutionnelles (ADELICO), le SAF et le Syndicat de la magistrature.

Les activistes en ont contesté "une trentaine" devant le juge des référés, aboutissant à "une douzaine" de suspensions, rapporte Serge Slama, professeur de droit public et président de l'ADELICO, dénonçant un déploiement d'une ampleur "sans précédent en France".

Les arrêtés couvraient des zones parfois très importantes, jusqu'à des départements entiers, comme dans l'Orne et le Morbihan, où ils ont été suspendus par les tribunaux administratifs.

-"Massification"-

Les critères requis sont l'"adéquation, (la) nécessité, (la) proportionnalité", liste Me Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l'homme (LDH), en soulignant un dernier posé par le Conseil constitutionnel: "Etant donné les libertés qui sont en cause, il faut que l'usage du drone soit le dernier recours".

En dépit de ce dernier critère, la LDH dénonce "un côté exponentiel" des moyens engagés, et un "moindre contrôle" de l'autorité préfectorale et des juges administratifs.

"Vous avez une généralisation du drone, une massification dans toute la métropole, et des pratiques préfectorales empêchant la contestation et n'informant pas le public de l'utilisation des drones", appuie M. Slama.

Selon la police nationale, cette technologie est pourtant "devenue indispensable à la sécurisation des grands évènements".

"Il apparaîtrait aujourd'hui difficile de se passer de cet outil qui représente une véritable plus-value dans les missions de police du quotidien", soutient l'institution, citant "la surveillance des frontières, la lutte contre les rodéos urbains, les violences urbaines, le trafic de stupéfiants ou plus généralement la sécurisation de nos concitoyens".

"Aujourd'hui, se passer de drones, c'est comme se passer de la vue", résume le général Mirabaud.

Selon lui, les forces de l'ordre visent un "équilibre entre demande de sécurité" de la population et "vigilance par rapport aux libertés et à la protection des personnes".

Pour Serge Slama, "la bataille des drones est perdue", puisque ceux-ci sont entrés dans les usages des forces de l'ordre. Pour autant, en continuant de contester les arrêtés, il compte "faire en sorte que l'usage soit (...) moins généralisé", et "corresponde vraiment à une utilité opérationnelle".

G.Fung--ThChM