The China Mail - Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova

USD -
AED 3.672504
AFN 64.501297
ALL 81.278204
AMD 377.023001
ANG 1.790222
AOA 917.000397
ARS 1397.035404
AUD 1.418098
AWG 1.8025
AZN 1.701071
BAM 1.648148
BBD 2.017081
BDT 122.486127
BGN 1.649425
BHD 0.377061
BIF 2968.655855
BMD 1
BND 1.262698
BOB 6.920205
BRL 5.226402
BSD 1.001462
BTN 90.766139
BWP 13.130917
BYN 2.871071
BYR 19600
BZD 2.014216
CAD 1.362065
CDF 2239.999614
CHF 0.76918
CLF 0.021744
CLP 858.560259
CNY 6.90065
CNH 6.904885
COP 3669.44
CRC 488.174843
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.919683
CZK 20.457101
DJF 178.340138
DKK 6.29926
DOP 62.789414
DZD 129.676981
EGP 46.846103
ERN 15
ETB 155.91814
EUR 0.84319
FJD 2.19355
FKP 0.733683
GBP 0.735095
GEL 2.690315
GGP 0.733683
GHS 10.981149
GIP 0.733683
GMD 73.500416
GNF 8791.097665
GTQ 7.681191
GYD 209.527501
HKD 7.81716
HNL 26.465768
HRK 6.354102
HTG 131.140634
HUF 319.496669
IDR 16831
ILS 3.09242
IMP 0.733683
INR 90.61555
IQD 1311.996225
IRR 42125.000158
ISK 122.269902
JEP 0.733683
JMD 156.446849
JOD 0.709002
JPY 153.303505
KES 128.949904
KGS 87.450243
KHR 4029.780941
KMF 416.000078
KPW 899.945229
KRW 1447.284993
KWD 0.30671
KYD 0.834608
KZT 495.523168
LAK 21477.839154
LBP 89535.074749
LKR 309.834705
LRD 186.775543
LSL 15.890668
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.316863
MAD 9.145255
MDL 16.970249
MGA 4422.478121
MKD 51.981513
MMK 2099.574581
MNT 3581.569872
MOP 8.064618
MRU 39.97927
MUR 45.90009
MVR 15.450202
MWK 1736.631653
MXN 17.23806
MYR 3.907501
MZN 63.901759
NAD 15.890668
NGN 1355.88967
NIO 36.851175
NOK 9.54753
NPR 145.225485
NZD 1.660455
OMR 0.384498
PAB 1.001546
PEN 3.360847
PGK 4.298602
PHP 57.924499
PKR 280.142837
PLN 3.552115
PYG 6594.110385
QAR 3.650023
RON 4.295796
RSD 98.990084
RUB 77.282523
RWF 1462.164975
SAR 3.750311
SBD 8.038668
SCR 13.453032
SDG 601.533829
SEK 8.95655
SGD 1.263799
SHP 0.750259
SLE 24.450268
SLL 20969.502565
SOS 571.349117
SRD 37.778979
STD 20697.981008
STN 20.646096
SVC 8.763215
SYP 11059.574895
SZL 15.897494
THB 31.106971
TJS 9.42903
TMT 3.51
TND 2.88801
TOP 2.40776
TRY 43.739598
TTD 6.78456
TWD 31.434699
TZS 2609.999636
UAH 43.076943
UGX 3545.214761
UYU 38.401739
UZS 12328.669001
VES 389.80653
VND 25970
VUV 119.325081
WST 2.701986
XAF 552.773529
XAG 0.01295
XAU 0.000202
XCD 2.70255
XCG 1.804974
XDR 0.687473
XOF 552.773529
XPF 100.500141
YER 238.325008
ZAR 16.04596
ZMK 9001.207984
ZMW 18.578116
ZWL 321.999592
  • AEX

    6.8200

    994.84

    +0.69%

  • BEL20

    -20.8200

    5605.14

    -0.37%

  • PX1

    -32.5300

    8307.94

    -0.39%

  • ISEQ

    -263.9000

    12800.28

    -2.02%

  • OSEBX

    -15.0700

    1822.94

    -0.82%

  • PSI20

    -46.9300

    8978.93

    -0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    44.9200

    4091.36

    +1.11%

  • N150

    -21.4500

    4025.83

    -0.53%

Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova
Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova / Photo: © AFP

Deux ans après le 7-Octobre, les larmes coulent encore sur le site du festival Nova

Au lever du soleil, des dizaines de personnes se sont rassemblées mardi dans le sud d'Israël sur les lieux du massacre du festival Nova, près de la bande de Gaza, où l'attaque de commandos du Hamas a fait plus de 370 morts il y a deux ans.

Taille du texte:

Les larmes coulent sur les visages tournés vers les photos de proches, des portraits pris pendant des mariages, en vacances, ou en train de danser, et beaucoup de selfies, presque toujours des jeunes, souriant à pleines dents, leur année de naissance et de mort en légende.

Deux jeunes hommes, arrivés alors qu'il faisait encore nuit, roulent des joints en écoutant de la musique électronique. A 06h29 (03h29 GMT), heure précise du début de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien, ils éteignent le poste pour partager une minute de silence.

Ses trois amis, Yevgeni Postel, Lior Tkach et Sean Davitashvili, ont été tués le 7 octobre 2023 et il veut que leurs noms soient connus du monde entier.

"Nous vivons avec ce traumatisme tous les jours", explique-t-il, le visage fermé, "c'est comme si ça c'était passé hier." Il est venu accompagné des membres des familles des trois jeunes, qui ne peuvent pas parler tant ils sont bouleversés.

- "Ici avec ma fille" -

"C'est ainsi que nous vivons depuis deux ans, et c'est le pire sentiment au monde", estime Orit Baron, dont la fille, Yuval, a été tuée sur place, à 25 ans.

Elle se souvient du 6 octobre 2023, soir de fête religieuse, de rires dans la cuisine avec Yuval.

Bien qu'elle vive à plus d'une centaine de kilomètres, Mme Baron vient souvent dans ce coin du Néguev, où l'ancienne piste de danse du festival préfigure une sorte de cimetière avec des grandes tiges pareilles à des stèles, piquées des portraits des personnes tuées ou prises en otage durant l'attaque du Hamas.

Au pied de chacun, beaucoup d'anémones sauvages, ces fleurs rouges emblèmes du miracle d'un désert qui fleurit dans le sud d'Israël, parfois des dessins d'enfants, et ailleurs, des drapeaux d'Israël.

A 57 ans, Orit Baron a cessé de travailler pour se consacrer à la mémoire de sa fille et raconter son histoire, celle d'une jeune femme qui venait d'acheter sa robe de mariée, et qui est morte aux côtés de son fiancé, Moshé Shuva, 33 ans: "C'est très important que les gens apprennent la vérité de première main."

Alors qu'elle s'applique à nettoyer le coin de Yuval et Moshé et arranger les fleurs, d'autres allument des bougies ou embrassent une photo. Au loin, l'écho sourd de tirs d'artillerie et d'explosions se font entendre depuis la bande de Gaza, le territoire palestinien voisin.

"Je suis ici avec" eux, dit Mme Baron, qui porte un portrait du jeune couple sérigraphié sur un pendentif d'argent autour du cou et dit ne pas entendre les bruits de la guerre. "La première fois que j'étais ici, ça me faisait très peur, mais maintenant, ça ne me fait plus rien".

- "Impardonnable" -

"Chaque fois que je suis venue ici, il y avait des explosions, et honnêtement, d'une certaine manière, on aime bien", note de son côté Karen Shaarabany, qui a perdu sa fille, Sivan, 21 ans.

"Evidemment, je voudrais que tout cela se termine", dit cette femme de 57 ans, venue en famille, en référence à la guerre à Gaza et à la destruction du Hamas promise par le gouvernement israélien. "Mais tant que ce n'est pas terminé, je ne veux pas de calme", ajoute-t-elle : "Pourquoi devraient-ils avoir du calme (à Gaza) ? Pourquoi leur vie devrait-elle être tranquille ?"

Le calvaire de sa fille et ses quatre amies, qui ont tenté de quitter le site du festival lorsqu'il a été pris d'assaut, avant d'être contraintes à rebrousser chemin, est gravé dans son esprit, minute par minute.

Elle se souvient de chaque message envoyé par sa fille. Le premier, à 06h45: "tout va bien", le dernier à 08h10, où elle décrit "les terroristes qui leur tiraient dessus, elles se cachaient, elle avait peur."

Sivan Shaarabany est partie avec quatre amies, une seule est revenue vivante, dit sa mère, qui époussette méticuleusement chacun des mémoriaux des quatre jeunes filles mortes à Nova.

Elle réprime ses sanglots, elle a beaucoup à dire mais est très émue, alors elle conclut: "Ce qui s'est passé ici est impardonnable."

W.Cheng--ThChM