The China Mail - Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux

USD -
AED 3.67295
AFN 64.999839
ALL 79.791817
AMD 364.960247
ANG 1.789783
AOA 916.999849
ARS 1497.265398
AUD 1.40408
AWG 1.80125
AZN 1.677673
BAM 1.685279
BBD 2.014312
BDT 122.212456
BGN 1.696366
BHD 0.376963
BIF 2986
BMD 1
BND 1.276583
BOB 11.555778
BRL 5.175303
BSD 1.000134
BTN 95.716237
BWP 13.507738
BYN 3.041998
BYR 19600
BZD 2.011383
CAD 1.380775
CDF 2272.999853
CHF 0.79733
CLF 0.023418
CLP 921.659949
CNY 6.729749
CNH 6.730325
COP 3052.94
CRC 447.54835
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.874968
CZK 20.69455
DJF 177.720387
DKK 6.40241
DOP 58.949745
DZD 132.583384
EGP 50.6481
ERN 15
ETB 160.875028
EUR 0.85639
FJD 2.1993
FKP 0.738395
GBP 0.73515
GEL 2.60502
GGP 0.738395
GHS 11.105001
GIP 0.738395
GMD 73.512179
GNF 8775.00007
GTQ 7.631759
GYD 209.237901
HKD 7.840635
HNL 26.815849
HRK 6.453024
HTG 130.81205
HUF 311.580025
IDR 17785
ILS 2.97705
IMP 0.738395
INR 95.46885
IQD 1310.188536
IRR 1374599.999868
ISK 121.790206
JEP 0.738395
JMD 158.032606
JOD 0.708993
JPY 158.152024
KES 129.479754
KGS 87.450131
KHR 4044.999694
KMF 422.000088
KPW 900.000294
KRW 1387.330177
KWD 0.30825
KYD 0.83342
KZT 461.963991
LAK 22525.999642
LBP 89549.99967
LKR 330.989556
LRD 181.149958
LSL 16.249004
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.365168
MAD 9.273223
MDL 17.247441
MGA 4310.043988
MKD 52.747545
MMK 2099.245957
MNT 3597.150887
MOP 8.077223
MRU 40.013098
MUR 46.979853
MVR 15.459782
MWK 1734.185232
MXN 16.954031
MYR 4.058705
MZN 63.904994
NAD 16.249004
NGN 1350.719975
NIO 36.801675
NOK 9.331031
NPR 153.14945
NZD 1.68617
OMR 0.384512
PAB 1.000134
PEN 3.367814
PGK 4.429853
PHP 61.720986
PKR 277.559111
PLN 3.702595
PYG 6016.268569
QAR 3.64621
RON 4.493399
RSD 100.457
RUB 83.978007
RWF 1473.649743
SAR 3.756199
SBD 8.025811
SCR 13.821803
SDG 601.491204
SEK 9.435175
SGD 1.271635
SHP 0.740866
SLE 24.649892
SLL 20969.499227
SOS 571.546744
SRD 37.742005
STD 20697.981008
STN 21.110771
SVC 8.751136
SYP 13001.999906
SZL 16.253711
THB 32.893029
TJS 9.225924
TMT 3.5
TND 2.923
TOP 2.40776
TRY 47.949399
TTD 6.783882
TWD 31.858994
TZS 2647.668003
UAH 44.716187
UGX 3730.144027
UYU 40.085479
UZS 11801.606177
VES 771.57685
VND 26180.5
VUV 118.215486
WST 2.715898
XAF 565.226795
XAG 0.014924
XAU 0.000221
XCD 2.70255
XCG 1.802445
XDR 0.707052
XOF 565.219489
XPF 102.764278
YER 237.103741
ZAR 16.102498
ZMK 9001.198905
ZMW 18.726547
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.8700

    1102.43

    -0.44%

  • BEL20

    -10.9400

    5747.89

    -0.19%

  • PX1

    -7.6600

    8501.91

    -0.09%

  • ISEQ

    -109.8700

    13976.27

    -0.78%

  • OSEBX

    -0.8300

    2080.67

    -0.04%

  • PSI20

    -66.0700

    9238.9

    -0.71%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    63.9400

    4835.92

    +1.34%

  • N150

    0.0000

    4299.81

    0%

Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux
Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux / Photo: © AFP

Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux

Plusieurs mois après avoir été forcé de quitter un camp de réfugiés de Tulkarem, en Cisjordanie occupée, le Palestinien Hakam Irhil ignore s'il pourra un jour y retourner, une opération militaire lancée en janvier par l'armée israélienne étant toujours en cours.

Taille du texte:

Hakam Irhil, 41 ans, affirme que sa maison a été démolie pendant l'opération "Iron Wall" ("mur de fer"), menée par Israël et étendue à plusieurs camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie pour, d'après les autorités israéliennes, lutter contre des groupes armés palestiniens.

Avant cette intervention, "notre vie était meilleure", confie ce père de quatre enfants à l'AFP, qui habitait dans le principal camp de Tulkarem, ville du nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Au fil des décennies passées dans le camp, les tentes ont progressivement laissé place à des bâtiments plus solides, grandissant étage après étage au rythme des nouvelles générations.

"Même si notre maison était dans un camp de réfugiés, chaque enfant avait sa chambre", ajoute M. Irhil, qui vit désormais dans une école voisine et dit craindre que ce refuge ne devienne permanent.

- "Crime de guerre" -

En début d'année, les autorités israéliennes "ont chassé 32.000 Palestiniens de leurs foyers situés dans des camps de réfugiés en Cisjordanie", d'après un rapport publié jeudi par Human Rights Watch (HRW).

En dix mois, l'armée a détruit plus de 850 habitations et autres structures dans trois camps, selon le rapport de HRW, ouvrant de larges artères au milieu du dédale de ruelles pour permettre le passage des véhicules militaires.

"Le déplacement forcé" de ces populations constitue "des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité", estime l'ONG, accusant Israël d'"actes de nettoyage ethnique".

D'après l'armée israélienne, "des terroristes opèrent depuis des quartiers de civils" dans les camps de Tulkarem et de Jénine, aussi dans le nord.

Elle a affirmé auprès de l'AFP que son intervention avait entraîné "une diminution significative des activités terroristes dans la région", sans préciser quand l'opération prendrait fin.

Pendant ce temps, Hakam Irhil, dit vivre dans "une salle de classe, avec cinq autres personnes" où "il n'y a aucune intimité".

Dans les couloirs, lui et 19 autres familles ont progressivement aménagé l'espace: des jardinières ont été installées, un évier a été placé dans une salle pour la vaisselle, et des cordes à linge tendues entre les colonnes de l'auvent.

- Droit au retour -

Oum Mohamed al-Jammal, a, elle, dû quitter en février Nour Chams, un autre camp de Tulkarem.

"Nous sommes innocents, alors pourquoi nous ont-ils expulsés du camp? C'est une punition collective", déplore-t-elle, aux côtés d'autres Palestiniens déplacés venus manifester lundi pour réclamer leur droit au retour.

Quelque 150 personnes ont franchi la barrière récemment installée sur la route menant au camp, avant de s'arrêter et de scander des slogans à l'entrée. L'air était chargé de l'odeur du cavadre d'un chien en décomposition que personne n'avait osé enlever par crainte de l'armée.

Des coups de feu ont retenti à l'intérieur du camp, où sont stationnés des soldats israéliens, et un journaliste d'Al Jazeera a été atteint à la jambe, entraînant la fuite de la foule.

L'armée a indiqué que les manifestants avaient pénétré dans une "zone militaire fermée" et que ses soldats avaient tiré sur "un perturbateur" après qu'il a "refusé" de cesser d'avancer.

Des centaines de milliers de Palestiniens ont fui leurs foyers lors de la création d'Israël en 1948 après la première guerre israélo-arabe, un exode qu'ils appellent la Nakba ("la catastrophe"). Des camps de réfugiés ont été créés en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans des territoires limitrophes.

Ce traumatisme demeure vif, et les habitants des camps craignent maintenant qu'il ne se répète.

Les Israéliens "disent +en janvier vous pourrez revenir+", lâche M. Irhil, répétant des rumeurs circulant parmi les réfugiés.

"Alors nous nous préparons pour janvier", poursuit-il, redoutant toutefois qu'une autre décision ne reporte encore leur retour "à février, mars, avril..."

P.Deng--ThChM