The China Mail - Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine désormais en détention provisoire

USD -
AED 3.672497
AFN 65.502706
ALL 80.979656
AMD 377.215764
ANG 1.79008
AOA 916.99964
ARS 1404.011801
AUD 1.406351
AWG 1.8025
AZN 1.702932
BAM 1.643792
BBD 2.01512
BDT 122.389289
BGN 1.67937
BHD 0.376967
BIF 2965.35987
BMD 1
BND 1.266678
BOB 6.913941
BRL 5.178902
BSD 1.0005
BTN 90.584735
BWP 13.12568
BYN 2.874337
BYR 19600
BZD 2.012178
CAD 1.354285
CDF 2209.999697
CHF 0.766905
CLF 0.021642
CLP 854.569689
CNY 6.91085
CNH 6.91007
COP 3665.79
CRC 495.12315
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.677576
CZK 20.36795
DJF 178.163649
DKK 6.274825
DOP 62.707755
DZD 129.429029
EGP 46.8715
ERN 15
ETB 155.312845
EUR 0.83997
FJD 2.18585
FKP 0.731875
GBP 0.730589
GEL 2.690494
GGP 0.731875
GHS 11.010531
GIP 0.731875
GMD 73.499639
GNF 8782.951828
GTQ 7.672912
GYD 209.326172
HKD 7.81681
HNL 26.438786
HRK 6.327399
HTG 131.239993
HUF 318.446503
IDR 16784
ILS 3.078798
IMP 0.731875
INR 90.70785
IQD 1310.634936
IRR 42125.000158
ISK 121.970211
JEP 0.731875
JMD 156.538256
JOD 0.709001
JPY 153.579499
KES 129.000133
KGS 87.450037
KHR 4032.593576
KMF 414.399915
KPW 899.999067
KRW 1451.42979
KWD 0.30681
KYD 0.833761
KZT 492.246531
LAK 21486.714209
LBP 89522.281894
LKR 309.580141
LRD 186.599091
LSL 15.938326
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.307756
MAD 9.121259
MDL 16.933027
MGA 4429.297238
MKD 51.751639
MMK 2099.913606
MNT 3568.190929
MOP 8.056446
MRU 39.329271
MUR 45.679749
MVR 15.449836
MWK 1734.822093
MXN 17.214865
MYR 3.914984
MZN 63.898797
NAD 15.938527
NGN 1353.389896
NIO 36.82116
NOK 9.46565
NPR 144.931312
NZD 1.64996
OMR 0.384502
PAB 1.000504
PEN 3.359612
PGK 4.2923
PHP 58.249062
PKR 279.886956
PLN 3.54075
PYG 6585.112687
QAR 3.647007
RON 4.276306
RSD 98.555023
RUB 77.27212
RWF 1460.743567
SAR 3.750472
SBD 8.058149
SCR 13.736914
SDG 601.474628
SEK 8.864502
SGD 1.26252
SHP 0.750259
SLE 24.350262
SLL 20969.499267
SOS 571.774366
SRD 37.889832
STD 20697.981008
STN 20.59161
SVC 8.754376
SYP 11059.574895
SZL 15.922777
THB 31.02969
TJS 9.389882
TMT 3.51
TND 2.882406
TOP 2.40776
TRY 43.643401
TTD 6.786071
TWD 31.410299
TZS 2590.153978
UAH 43.08933
UGX 3556.990006
UYU 38.36876
UZS 12326.389618
VES 384.79041
VND 26000
VUV 119.366255
WST 2.707053
XAF 551.314711
XAG 0.011671
XAU 0.000196
XCD 2.70255
XCG 1.803175
XDR 0.685659
XOF 551.314711
XPF 100.234491
YER 238.325027
ZAR 15.86858
ZMK 9001.197781
ZMW 19.034211
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.1300

    1012.23

    +0.81%

  • BEL20

    11.1700

    5593.82

    +0.2%

  • PX1

    5.0000

    8333.18

    +0.06%

  • ISEQ

    14.5300

    13224.18

    +0.11%

  • OSEBX

    3.1000

    1828.67

    +0.17%

  • PSI20

    94.0100

    9047.3

    +1.05%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    60.6900

    4106.75

    +1.5%

  • N150

    0.4100

    4072.48

    +0.01%

Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine désormais en détention provisoire

Jair Bolsonaro, l'ancien capitaine désormais en détention provisoire

Nostalgique de la dictature, il a multiplié les défis aux institutions quand il présidait le Brésil. Condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, l'ex-militaire Jair Bolsonaro a été placé samedi en détention provisoire en raison d'un "risque élevé de fuite".

Taille du texte:

Capitaine de l'armée à la retraite, aujourd'hui âgé de 70 ans, il n'a jamais renié les années de plomb de la dictature militaire (1964-1985) dont, à ses yeux, "l'erreur a été de torturer et non de tuer" les dissidents.

Cette déclaration datant de 2016, trois ans avant le début de son mandat à la tête de la première puissance d'Amérique latine (2019-2022), illustre son style, riche en sorties misogynes, racistes ou homophobes.

Condamné en septembre à 27 ans de prison pour un projet de coup d'État lors de son procès historique devant la Cour suprême, en résidence surveillé depuis août en raison d'un "risque élevé de fuite", Jair Bolsonaro a finalement été placé en détention provisoire samedi, après avoir tenté, selon un juge, de "casser" son bracelet pour s'enfuir lors d'une manifestation.

Déjà inéligible jusqu'en 2030 pour désinformation électorale, le leader de la droite brésilienne avait été reconnu coupable d'avoir voulu empêcher l'investiture de son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, son tombeur au scrutin de 2022.

- "Chasse aux sorcières" -

Pour accéder aux sommets, ce populiste à la syntaxe approximative, qui aime à se présenter en Brésilien ordinaire en short et maillot de foot, s'était habilement assuré le soutien des puissants lobbies de l'agronégoce et des évangéliques.

Une ascension en famille. Né le 21 mars 1955 dans la région de Sao Paulo, dans un foyer d'origine italienne, Jair Bolsonaro a eu cinq enfants avec trois femmes différentes. Les quatre premiers se sont lancés en politique.

Avec ses garçons et sa dernière épouse Michelle - une fidèle évangélique âgée de 27 ans de moins que ce catholique -, il forme un clan redoutablement efficace.

Par ses contacts entretenus avec l'administration Trump, son fils Eduardo, installé aux États-Unis et soutenu financièrement par son père, revendique d'avoir pesé dans les sanctions infligées par Washington au Brésil.

Référence avouée de l'ancien chef d'État brésilien, le président américain Donald Trump a infligé des surtaxes douanières punitives au pays sud-américain, en représailles à une supposée "chasse aux sorcières" contre son allié.

- Près de 700.000 morts -

S'il promet de "rétablir l'ordre" à son investiture en janvier 2019, le mandat de celui qui avait été élu député continûment à partir de 1991 a été émaillé de crises, malgré un bilan économique plutôt positif.

Jugée calamiteuse par les experts, sa gestion de la pandémie de Covid-19, qui fait près de 700.000 morts au Brésil, donne lieu à d'intenses bras de fer avec la Cour suprême.

Climato-sceptique, il laisse la déforestation en Amazonie bondir.

Au deuxième tour en 2022, il perd d'un cheveu. Groggy, il rejoint la Floride deux jours avant la fin de son mandat.

Le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes prennent d'assaut les lieux de pouvoir, appelant - en vain - à une intervention militaire.

Une scène qui rappelle l'assaut du Capitole deux ans plus tôt par des partisans de son "ami" Donald Trump, qui en retour considère le Brésilien comme "un grand monsieur".

- Affaibli -

Avant même sa condamnation, M. Bolsonaro était affaibli comme jamais.

Il accumule les problèmes de santé, découlant d'un attentat à l'arme blanche subi durant la campagne présidentielle de 2018. Il s'en était sorti avec de graves blessures à l'abdomen.

En mai, il a été soumis à une lourde intervention chirurgicale. Paradoxe pour lui qui aime à poser en homme fort, il n'a pas hésité à se montrer en état de faiblesse, exhibant sondes, tubes et cicatrices dans des vidéos très crues.

Coup dur supplémentaire, il est interdit de contact avec son fils Eduardo: tous deux sont menacés d'inculpation pour entrave au procès du père pour tentative de coup d'Etat.

"Ma famille a été persécutée, visée par des enquêtes et ridiculisée dans les médias, sans pitié ni compassion", se lamentait Jair Bolsonaro il y a quelques mois.

Z.Huang--ThChM